À chacun sa science?

L’apparition d’Olivier Bernard à TLMEP (Tout le monde en parle) a fait grand bruit. Je vous propose ici de revisiter certaines de ses affirmations.

L’artichaut, ça fait rien sur le foie. Ça a tout été testé, ça n’a aucun effet…

Étrange. Même la très conservatrice Cochrane Database (banque de données de revues systématiques), affirme en 2013 que les extraits d’artichaut ont pour effet de réduire le cholestérol.1 Des études montrent que l’artichaut aide le foie à éliminer les métaux lourds, comme le plomb, chez l’animal 2 et chez l’humain 3. Il aide même les cellules hépatiques à se régénérer.3

Le bio n’est pas meilleur pour la santé

Celle-là est classique. Bien sûr, tout dépend du produit utilisé. On peut toujours prendre un échantillon de quelque chose en épicerie et « démontrer » qu’il n’est pas meilleur… Mais ça, ce n’est qu’une anecdote. Si on veut parler science, il faut regarder ce que disent les études.

Par exemple, une étude de 2014 parue dans le British Journal of Nutrition montre que les aliments Bio (légumes et fruits) contiennent plus d’antioxydants (polyphénols et autres), moins de cadmium (minéral toxique) et moins de résidus de pesticides.4 Le lait Bio est aussi plus riche en acides gras polyinsaturés, omégas 3, vitamine E et fer. 5

Le curcuma, ça ne fait rien

Voici l’exemple parfait d’une demi-vérité. Le curcuma contient des principes actifs qui sont très mal absorbés. Par contre, lorsqu’il est bien utilisé (c’est là la clé), avec du poivre ou une autre méthode qui améliore son absorption, les preuves de ses effets santé sont nombreuses.6,7

Un jus d’orange pressé n’est pas mieux qu’un Coke

Un jus d’orange contient beaucoup de sucre. Environ 22 g/portion. Un cola, 45 g par cannette. Par contre, affirmer que le jus d’orange ne contient rien d’autre que du sucre et de l’eau, c’est un peu fort. Les fibres sont disparues, c’est vrai, mais il contient encore de nombreux antioxydants variés.8 De plus, la consommation de jus d’orange a un effet bénéfique sur la santé de os (contrairement au cola). 9

Le soleil est cancérigène, il faut éviter de s’exposer le plus possible…

Il est vrai que la brulure du soleil peut être dangereuse et est un des facteurs de risque pour certains cancers de la peau. Par contre, il a maintenant été démontré que le fait d’éviter le soleil est nocif pour la santé, puisque cela entraine une carence en vitamine D. La Société internationale de dermatologie a publiée sa position sur le sujet: elle recommande une exposition au soleil régulière, sans bruler bien sûr.10

Pour en savoir plus sur les bienfaits du soleil: http://www.jydionne.com/oh-soleil-soleil/

L’échinacée n’est pas efficace

« Parmi les produits naturels contre le rhume qui ne sont pas efficaces, l’échinacée diminue le nombre de rhumes par année de 10%… donc tu vas avoir 0,2% moins de rhumes par année »

Il existe de nombreuses études positives sur l’échinacée et sur de nombreux autres produits contre le rhume, tant en prévention qu’en traitement. Par contre, de nombreuses études négatives ont aussi été publiées. Ceci est d’ailleurs le cas pour presque toutes les substances thérapeutiques, médicaments inclus. C’est aussi ça, la science.

Pour chaque étude négative, je peux vous en citer une positive. Par exemple, une étude montre qu’un produit d’échinacée est aussi efficace que le Tamiflu™ (médicament inhibiteur de la réplication des virus).11 Une méta-analyse de 14 études conclut que l’échinacée réduit l’incidence (-58%) et la durée (-1,4 jours) du rhume.12

Prendre des suppléments d’antioxydants est non seulement inefficace pour prévenir des maladies, mais ça peut être dangereux.

Il est toujours facile de faire peur aux gens. Mais quel est donc ce danger? J’en attends encore la preuve.13,14 D’ailleurs, depuis que le CDC (Center for Disease Control aux États-Unis) tient des statistiques à ce sujet, il n’y a eu aucun décès dû aux vitamines (dont plusieurs sont des antioxydants).15

Notes

Le but de cet article n’est pas de « prouver » que l’artichaut, l’échinacée, le curcuma et les antioxydants ont une documentation satisfaisante pour en faire des médicaments, mais bien de montrer qu’il est faux de dire qu’ils n’ont aucun effet et/ou qu’ils sont dangereux.

À ceux qui me questionnent sur les conclusions des études, il faut en lire régulièrement pour comprendre que l’intérêt d’une étude n’est pas dans sa conclusion (les chercheurs terminent généralement en disant qu’il faut plus d’études pour conclure), mais dans les résultats.

Références :

  1. Wider B, Pittler MH, Thompson-Coon J, Ernst E. Artichoke leaf extract for treating hypercholesterolaemia. Cochrane Database Syst Rev. 2013 Mar 28;(3):CD003335. doi: 10.1002/14651858.CD003335.pub3. Review. Update in: Cochrane Database Syst Rev. 2016;(5):CD003335. PubMed PMID: 23543518. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23543518
  2. Heidarian E, Rafieian-Kopaei M. Protective effect of artichoke (Cynara scolymus) leaf extract against lead toxicity in rat. Pharm Biol. 2013 Sep;51(9):1104-9. doi: 10.3109/13880209.2013.777931. PubMed PMID: 23745593. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23745593
  3. Ben Salem M, Affes H, Ksouda K, Dhouibi R, Sahnoun Z, Hammami S, Zeghal KM. Pharmacological Studies of Artichoke Leaf Extract and Their Health Benefits. Plant Foods Hum Nutr. 2015 Dec;70(4):441-53. doi: 10.1007/s11130-015-0503-8. Review. PubMed PMID: 26310198. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26310198
  4. Barański M, Srednicka-Tober D, Volakakis N, et al. Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. Br J Nutr. 2014 Sep 14;112(5):794-811. doi: 10.1017/S0007114514001366. Review. PubMed PMID: 24968103; PubMed Central PMCID: PMC4141693. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4141693/
  5. Średnicka-Tober D, Barański M, Seal CJ, et al. Higher PUFA and n-3 PUFA, conjugated linoleic acid, α-tocopherol and iron, but lower iodine and selenium concentrations in organic milk: a systematic literature review and meta- and redundancy analyses. Br J Nutr. 2016 Mar 28;115(6):1043-60. doi: 10.1017/S0007114516000349. Review. PubMed PMID: 26878105; PubMed Central PMCID: PMC4838834. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4838834/
  6. Chin KY. The spice for joint inflammation: anti-inflammatory role of curcumin in treating osteoarthritis. Drug Des Devel Ther. 2016 Sep 20;10:3029-3042. Review. PubMed PMID: 27703331; PubMed Central PMCID: PMC5036591. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27703331
  7. Jurenka JS. Anti-inflammatory properties of curcumin, a major constituent of Curcuma longa: a review of preclinical and clinical research. Altern Med Rev. 2009 Jun;14(2):141-53. Review. PubMed PMID: 19594223 http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19594223
  8. Citrus sinensis (Rutaceae) https://phytochem.nal.usda.gov/phytochem/plants/show/475?_ubiq=&ubiq=on
  9. Lee SG, Yang M, Wang Y, Vance T, Lloyd B, Chung SJ, Koo SI, Chun OK. Impact of orange juice consumption on bone health of the U.S. population in the national health and nutrition examination survey 2003-2006. J Med Food. 2014 Oct;17(10):1142-50. doi: 10.1089/jmf.2013.0072. PubMed PMID: 25055347. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25055347
  10. Grigalavicius M, Moan J, Dahlback A, Juzeniene A. Daily, seasonal, and latitudinal variations in solar ultraviolet A and B radiation in relation to vitamin D production and risk for skin cancer. Int J Dermatol. 2016 Jan;55(1):e23-8. doi: 10.1111/ijd.13065. PubMed PMID: 26547141. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26547141
  11. Rauš K, Pleschka S, Klein P, Schoop R, Fisher P. Effect of an Echinacea-Based Hot Drink Versus Oseltamivir in Influenza Treatment: A Randomized, Double-Blind, Double-Dummy, Multicenter, Noninferiority Clinical Trial. Curr Ther Res Clin Exp. 2015 Apr 20;77:66-72. doi: 10.1016/j.curtheres.2015.04.001. eCollection 2015 Dec. PubMed PMID: 26265958; PubMed Central PMCID: PMC4528044. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4528044/
  12. Shah SA, Sander S, White CM, Rinaldi M, Coleman CI. Evaluation of echinacea for the prevention and treatment of the common cold: a meta-analysis. Lancet Infect Dis. 2007 Jul;7(7):473-80. Review. PubMed PMID: 17597571. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17597571
  13. http://www.jydionne.com/antioxydants-encore-de-la-mauvaise-presse/
  14. http://www.jydionne.com/supplements-alimentaires-seraient-dangereux/
  15. Mowry JB, Spyker DA, Brooks DE et al. (2015) 2014 Annual Report of the American Association of Poison Control Centers’ National Poison Data System (NPDS): 32nd Annual Report, Clinical Toxicology, 53:10, 962-1147, http://dx.doi.org/10.3109/15563650.2015.1102927

318 réflexions au sujet de « À chacun sa science? »

  1. Michel Thibeault

    J’ai lu une bonne partie (environ 80 %) des commentaires et malgré le fait que j’ignore qui vous êtes, j’apprécie grandement le fait que vous ayez répondu ou remercier chaque commentaires. J’ai rarement vu cela….

    Merci et bonne journée.

    Michel T

    Répondre
  2. Monique Clar

    Bonjour,

    Vous citez une version de 2013 d’une revue systématique Cochrane. Il est indiquée dans la référence que cette revue a été mise à jour en 2016 et que la version de 2013 est WITHDRAWN i.e. retirée et ne devant plus être utilisée. Il faut donc attendre la publication de la nouvelle version avant de pouvoir citer cette revue systématique. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27195440

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Monique,
      Si vous lisez correctement, c’est la version 2016 qui a été retirée. Elle n’a donc pas remplacé celle de 2013.
      Santé!

      Répondre
      1. Monique Clar

        Bonjour,

        Désolée de vous contredire mais la mise à jour de 2016 c’est que la 2013 a été retirée (withdrawn). Il n’y a donc pas eu de nouvelle version de la revue systématique d’ÉCRITE– la nouveauté de 2016 étant simplement de signaler que la version de 2013 n’est plus valable et ne doit plus être citée. Il n’y a donc en ce moment pas de rs Cochrane sur ce sujet.

        Répondre
        1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

          Bonjour Monique
          Àa ma connaissance, ce n,est pas la façon de procéder de Cochrane. Sur le site de la collaboration, on peut lire à propos de la version 2016 :
          Reason for withdrawal from publication
          Withdrawal: The editors of Cochrane Heart consider this title as low priority for the current portfolio of the Heart Group and therefore this title is not open to a new author team.
          Santé!

          Répondre
          1. Monique Clar

            Bonjour,

            Je vous invite à chercher artichoke dans la boîte de recherche de la Cochrane Library (http://onlinelibrary.wiley.com/cochranelibrary/search) et à constater qu’un seul résultat est repéré : la notice de 2016 indiquant le retrait de la RS. Bien que l’article de 2013 existe encore à des fins d’archive (et peut être atteint à partir de PubMed), il n’est plus repérable via une recherche, considérant qu’il porte le statut « withdrawn » et que les auteurs ont décidé de le retirer plutôt que d’en faire la mise à jour. Les auteurs de RS Cochrane sont obligés de faire périodiquement la mise à jour de leurs RS, dans ce cas-ci, plutôt que d’entreprendre ce travail, ils ont préféré retirer la RS — certainement pas le meilleur choix puisque cela nous laisse avec l’incertitude de ce qu’aurait été la mise à jour, mais la réalité demeure qu’il n’y a plus de RS Cochrane actuelle sur ce sujet et que les auteurs nous ont informé que la version de 2013 n’est plus à jour et ne devrait plus être utilisée.
            Cordialement

          2. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

            Bonjour Monique
            Merci pour la précision, ce n’est pas ce que j’ai lu puisque j’ai encore accès à la version de 2013. Par contre que la revue soit retirée ou non n,est pas particulièrement important ici. Mon point dans ce débat était de montrer qu’il est faut de dire que « tout a été étudié et que l’artichaut ne fonctionne pas ». Si au moins une étude confirme l’usage (usage qui est enseigné dans les universités européennes, notamment Montpelier, faculté de pharmacie), alors, affirmer que l’artichaut de fonctionne pas fait preuve dÉtroitesse d’esprit et non d’une connaissance approfondie. De plus, Medline ne contient qu’environ 40% de la documentation. Cochrane ne répertorie que rarement ce qui n’est pas en anglais. Bref, le débat ne porte pas sur une référence. il porte sur un point de vue intenable quand on se targue d’être scientifique.
            Santé!

  3. Gilles Barbeau

    Mon opinion n’est pas basée sur les commentaires du pharmacien Bernard dont je ne connais pas les écrits ni l’émission TLMP que je n’écoute plus depuis plusieurs années. Je reste frileux vis-à-vis les études grandes ou petites depuis que j’ai lu le livre écrit par Marcia Angelo, une ancienne rédactrice du New England Journal of Medicine dont je ne me rappelle plus le titre et le livre intitulé  » Remèdes mortels et crime organisé. Comment l’industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé », ouvrage traduit par le docteur Fernand Turcotte et préfacé par Pierre Biron. Je ne crois pas ceux qui possèdent la vérité, mais plutôt ceux qui ont du bon sens. En fait, je n’ai pas besoin de preuves scientifiques ou d’études à double insu aveugle pour gouverner ma santé et je n’ai bas besoin d’études pour savoir que l’huile de ricin, c’est laxatif. Actuellement les travaux de recherche en génomique et en génétique ont tendance à vouloir démontrer, ce que les Chinois savent depuis 2000 ans, que chaque individu répond différemment au même traitement et parfois ne réponds même pas. Quand quelqu’un me dit que l’homéopathie a guéri son enfant de l’otite, je crois que c’est vrai, quand on me dit qu’il y peu d’études concluantes ou pas d’études en homéopathie, je suis d’accord. N’oublions pas que l’on a utilisé l’aspirine pendant 70 ans sans savoir comment elle fonctionnait. Hippocrate parlait du pouvoir de la nature, Paracelse au 16e siècle identifiait la maladie à des phénomènes biochimiques alors que tous les scientifiques de l’époque le traitaient de fou. Il faut rester humble, modeste et prudent. Un jour il faut manger ceci, un autre il faut manger cela; demain il faudra prendre ceci parce que c’est nouveau et surtout plus cher. Des compagnies dopent des associations qui sont de bonne foi (sclérose en plaque, diabète , cancer et autres) pour qu’ils réclament auprès du gouvernement et de leur médecin leur produit plutôt que l’autre. Si vous vous exposez trop au soleil, c’est un cancer de peau, pas assez, c’est un manque de vitamine D. La ménopause est une maladie etc. Bref pour l’individu moyen, c’est difficile de s’y retrouver et dans le domaine des médicaments, on doit se trouver un pharmacien qui fait la part des choses et qui est capable de regarder son client d’abord au lieu de son livre. Jean-Yves Dionne est de ceux-là.
    Gilles Barbeau
    Professeur émérite
    Faculté de pharmacie
    Université Laval.

    Répondre
    1. Antoine

      Très bien dit M. Barbeau.

      La loi du gros bon sens…!

      « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » est une belle formule qui invite le savant à exercer sa science dans un cadre moral, à baliser son activité selon une éthique humaine. Il est trop tentant de jouer à Faust, ou comme le comte Frankenstein, à donner naissance à un monstre pour s’en laver les mains ensuite.

      Comment cette affirmation de Rabelais peut-elle encore éclairer notre époque caractérisée par le développement fulgurant des progrès techniques? Les hommes n’ont-ils pas détourné la science de sa finalité ultime?

      Répondre
  4. Dhmo

    Moins de vitamine A aussi, et j’ai pas besoin de plus d’anti-oxydant… Donc le bio pour moi est moins bon pour la santé, mais globalement c’est la même chose.

    Répondre
  5. Dhmo

    Pas besoin de lire vos arguments, une rapide recherche me montre que vous êtes un anti-ogm et donc antiscience… Je comprends que c’est bon pour la vente, beaucoup de g ont peur du mot génétique et adore les mots comme naturel, mais je ne peux toléré cette attaque contre la science. Donc désolé, mais je trouve que vous êtes un profiteur. Je vous souhaite de ne jamais me rencontrer en personne. Si je suis gentil je serai en mode sarcasme….

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Dhmo
      Une seule question, connaissez-vous des études de toxicité chronique (plus de 90 jours) sur des rongeurs pour les OGM ? Sont-elles indépendantes ?
      Santé!

      Répondre
      1. Michaël Bard

        Oui j’ai vue un documentaire qui présentaient les résultats d’une étude sur le maïs transgénique de Monsanto. Les résultats de cette étude indépendante sur plus de 90 jours ( 2ans si je me souviens bien) sont effrayants…

        Dans cette étude de longue durée sur un OGM résistant au roundup et le pesticide lui-même (roundup). On a vérifié l’effet séparément et l’effet combinée, et des effets toxiques graves des organismes génétiquement modifiés on été observé. Apparemment le maïs OGM semble plus en cause que le pesticide.

        Les femelles rats ont développé d’importantes tumeurs mammaires et des perturbations hypophysaires et rénales alors que les mâles ont présenté des atteintes hépato-rénales chroniques sévères.

        J’ai de la difficulté à retrouver ce documentaire, qui si je me souviens bien, était interdit de publication au Canada.

        Répondre
      2. Antoine

        Cher Dhmo,

        Je suis bien d’accord avec Jean-Yves Dionne et je préfère éviter de me faire intoxiquer, d’une manière ou de l’autre.

        Pourquoi ne pas nous suggérer une petite dose de  »round-up » (glyphosate) et autres substances discutables, le tout bien rincé avec un bon verre de Coke édulcoré à l’aspartame…? De la  »vraie » science tout cela?

        Je fréquente un grand nombre de scientifiques, autant amis que collègues de travail, je dévore les publications et je me tiens également loin de la  »franken-Science » ainsi que de toute méthodologie bidon, du charlatanisme et de la croyance pseudo-ésotérique.

        Alors un grand oui à la science mais un gros non merci aux scientifiques de la  »science infuse », ceux dont l’étroitesse d’esprit tend à vouloir discréditer toute forme de désaccord ou de dissidence.

        Je m’interroge et me demande comment, en si peu de temps, la science peut-elle prétendre à l’efficacité et l’innocuité absolue des OGM? Certaines études, récentes, révèlent que l’écart de productivité observé entre les aliments OGM et ceux issus de l’agriculture biologique à tendance à se réduire de plus en plus. Bien étrange tout cela… Science et Agro-business nous vantent la fin de la faim dans le monde (…), la réduction des produits d’arrosages chimiques… On nous promet un monde  »meilleur » alors que nous savons très bien que les famines actuelles ne sont pas toujours causées par des désordres phytosanitaires ou d’origines climatiques… Ce sont également des problèmes économiques et politiques qui sont très étroitement liés. Mais bon, je ne vais pas m’égarer dans un débat interminable… En attendant, je n’écoute pas les conseils du pharmachien (il est vraiment d’une arrogance et d’une nullité cet individu) et je préfère consommer des aliments bio autant que possible… Le choix de la souveraineté alimentaire appartient à tous.

        Il ne faut surtout pas oublier que plus la science progresse, plus les problèmes d’éthique se posent…

         »Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
        Rabelais.

        Répondre
    2. Antoine

      Cher Dhmo,

      Petite lecture pour vous concernant les risques potentiels associés à la consommation d’aliments avec OGM. Ce texte provient du gouvernement du Québec et semble faire l’apologie des aliments OGM. Pourtant, de nombreux questionnements demeurent comme l’absence d’études à long terme… Pas de place pour le doute ni la rigueur scientifique dans tout cela.

       »Toutefois, il demeure nécessaire de poursuivre les évaluations de leur sécurité avant de les commercialiser, afin de prévenir tout risque pour la santé et l’environnement, car certains gènes employés dans leur conception peuvent ne jamais avoir été présents dans la chaîne alimentaire auparavant. De plus, il faudrait exercer une surveillance à long terme pour détecter rapidement tout effet indésirable éventuel.

      Aucune étude scientifique rigoureuse n’a encore démontré que la consommation d’aliments avec OGM comportait plus de risques que la consommation d’aliments traditionnels. Toutefois, il faut rester attentif aux impacts potentiels à long terme sur la santé. Des organismes scientifiques, comme la Société Royale du Canada et la British Medical Association sont d’avis que les OGM devraient néanmoins être plus étudiés avant d’être mis en marché »

      Source:
      http://www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques_potentiels/sante_risques.html

      La conscience a forcément un retard sur l’intelligence, ne pouvant être acquise que par une longue pratique de tout nouveau savoir, comme par exemple les conséquences pour la société après la découverte du moteur, de l’atome, de la TV, etc. Ce retard naturel deviendra de plus en plus grand compte tenu de la grandeur des nouveaux savoirs. L’homme va donc vers sa perte, sauf si une sagesse lui est entretemps imposée par les circonstances : la nature, Dieu, une transcendance quelconque, des extraterrestres… Au choix !

      En sciences, on apprend des théorèmes, des théories, des dogmes tirés d’observations et du travail de nos pairs. Mais généralement, plutôt que de les vérifier, on les accepte tout cru, même si in fine c’est faux. Quel est l’intérêt de batir un travail sur du vent ?

      C’est, je pense, là où voulait en venir Rabelais. Construire un édifice sur de mauvaises bases entraine sans surprise sa ruine.

      Source:
      http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2006/05/11/science-conscience-nest-ruine-lame

      Répondre
  6. Céline Cabana

    Je suis totalement en accord avec vous et avec Gilles Barbeau et je vous remercie de si bien défendre la cause de mère Nature qui n’est pas surpassée par le pharmachien….. Cela fait plus de vingt-cinq ans que je casse facilement toutes grippes ou rhumes avec des traitements intensifs de 24 hres aux huiles essentielles (hebbd) et je peux garantir que c’est SUPER EFFICACE quand on sait les utiliser!!! sinusites, otites, maux de gorge, infections!, tout cela se gère rapido presto avec des mélanges bien concus. Donc, il repassera pour me convaincre ce monsieur -tout -connaitre…….

    Répondre
  7. Frances

    Si je comprend bien (Olivier Bernard, sur son site web, et ses références), c’est pas qu’un verre de jus d’orange est complètement vide des nutrients, mais plutôt que, en matière du sucre libre, un verre d’un boisson gazeuse (fait avec sucre) a le même effect qu’un verre de jus d’orange. Cela dire: c’est action biologique est vraiment mauvaise pour le foie (trop du sucre dans le corps, et trop vite). C’est mieux de manger un orange complète (ça contient du fibre). Je crois que M. Bernard a besoin une meilleure approche… pour mieux expliquer ces détails devant un auditoire.

    Répondre
  8. Ping : Science, conscience et mauvaise foi : la santé est-elle prise en otage? - Association Manger Santé Bio

  9. André Berthiaume

    On est bien loin de Campaï, l’émission avec Mitsou et le docteur Béliveau, quel dommage !
    Il semble que bien peu de sagesse habite les décideurs de radio »canne ».
    Big Pharma doit bien se bidonner !

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour André
      Je suis ouvert à participer à une émission éducative sur la santé… Seulement, ils ne m’appellent pas 🙂
      Santé!

      Répondre
  10. Lise Rainville

    Bonjour! Je vous ai découvert via la formation SPARK de Franck Nicolas. Ayant suivi une formation en naturopathie il y a une douzaine d’années, je vous ai trouvé très rafraîchissant et pas « vendu » du tout. Votre professionalisme est très inspirant. Merci beaucoup.
    Hâte de vous entendre au WES.

    Répondre
  11. Seb

    Le BIO est un concept synergiquement lié à ses antagonistes. Parce qu’il varie à chaque seconde où nous en parlons, lui vanter des mérites apporte beaucoup de croissance à ces derniers. C’est un peu comme les frites Mc Cain, plus vous en parlerez et moins vous en mangerez. Vous allez me dire, Tant mieux! Je vous invite plutôt alors à vanter les frites Mc Cain. Cela peut paraître paradoxale mais ce sont bien les scientifiques qui font le plus de mal à la science et les études ne sont pas la pour le démontrer mais pour le mettre en œuvre.

    Répondre
  12. Thanya Boutin-Gilbert

    Bonjour, j’aimerais savoir concernant les toxines et le foie ? Est-ce vrai qu’on a pas besoin de faire des cures de désintoxication ? Si la réponse est non, pourquoi ?

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Thanya
      besoin pour la majorité, c’est vrai : non, on n’en a pas besoin.
      Par contre, en ce qui a trait à la réalité de l’effet et à l’utilité des ingrédients pour aider le foie et les émonctoires à éliminer certaines substances/métabolites pour réduire des symptômes ou prévenir certaines conditions. Ça c’ est tout à fait vrai.
      Là où le bat blesse est le marketing des compagnies qui fabriquent ces cures. Les formulations sont souvent douteuses et la généralisation de l’utilité à tous laisse à désirer.
      Santé!

      Répondre

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