N=1, ma diète céto

Depuis dimanche dernier, le 4 février, j’ai commencé la fameuse diète céto (voir mon dernier article à ce sujet : https://www.jydionne.com/diete-cetogene-danger/). J’en suis donc à ma 3e journée.

En premier lieu, j’aimerais remercier tous ceux qui me suivent (ici et sur Facebook) et me donnent des commentaires. J’essaie de répondre à tous, mais le temps me manque pour être 100% efficace sur ce point. Toutes mes excuses à ceux que j’aurais oublié.

Je vous avais promis de divulguer mes résultats de tests pour que vous puissiez voir l’évolution de mes paramètres biologiques. Voici donc mes données sanguines, mesurées le 9 janvier 2018, donc avant le début.

Glucose 5,3
Potassium 4,2
Sodium 141
Urate 295
ALT 25
Phos. Alcaline 36
Lipides
Cholestérol 6,05
Triglycérides 0,7
HDL 1,56
LDL (Calculé) 4,18
Cholestérol non-HDL 4,49
TG/HDL (<0,5) 0,45
Chol tot/HDL (<5,0) 3,87
Hb A1c 0,051
TSH 1,006
Insuline 18,3
Vit B12 397
Ferritine 97,9
CRP 0,9
Apo A1 1,64
Apo B100 1,02
B/A (<0,6) 0,62

Une petite précision

Dans mon dernier article, j’ai amalgamé diète céto et LCHF (low carb, high fat). La diète céto correspond effectivement à la forme stricte de LCHF. Par contre, pour manger LCHF, il n’est pas nécessaire de couper les glucides à 20g par jour, comme dans la diète céto. Pour mon expérience, j’ai décidé de commencer avec la version stricte. On verra bien par la suite.

Ma diète céto, pratico-pratique

Qu’est-ce qu’on fait pour manger céto? Au début, on calcule. Et je déteste calculer ma nourriture. Il me faut donc apprivoiser le tout. Mais je pense qu’avec le temps, j’aurai une bonne idée des contenus en glucides et que je pourrai cesser de calculer.

Aucun pain, pâte, patate, légume racine, aucun fruit (pour l’instant) ou sucrerie. Ça, c’est simple.

Les légumes feuillages sont recommandés. Ils sont faibles en glucides, mais ils en contiennent. Donc, pour s’en tenir à 20 g par jour, il faut connaitre la teneur en glucides de tous les aliments qu’on mange, même les feuillages.

La majorité des produits laitiers contiennent aussi des glucides (le lactose est un sucre) qu’il faut compter. Évidemment, je fuis tous les produits 0% gras! Dans ces produits, on a remplacé les gras par des glucides. Tout le contraire de ce qu’on veut ici. J’opte pour le beurre, les vrais fromages (évitons les produits industriels dont les ingrédients commencent par substance laitières modifiées), la crème 35% (sans additif comme la carragénine) et les yogourts nature gras (10%).

Je mange libéralement les avocats et leur huile, l’olive (contient 3g de glucides par 100g) et son huile.

Mes apports en protéines doivent rester sensiblement les mêmes qu’avant (puisque j’avais une diète équilibrée). Par contre, les légumineuses contiennent trop de glucides. Je consomme donc viandes, poissons, et œufs (1g de glucides par 100g), ainsi que quelques noix en vérifiant leur teneur en glucides (il y a de grosses différences d’une noix à l’autre).

Analyse nutritionnelle

Pour m’aider, je regarde l’analyse nutritionnelle des aliments, lorsqu’elle est présente. Il faut savoir que le contenu net en glucides correspond habituellement à la quantité totale de glucides, moins celle de fibres.

Glucides nets = glucides totaux – fibres.

Avant de commencer

Bref, il faut réellement repenser notre alimentation. C’est pourquoi, avant même de commencer, il faut s’informer, se faire une tête.

Si vous lisez en anglais:

En français:

D’ailleurs, je vous encourage à lire le texte de Dr Bourdua-Roy dans Huffington Post Québec http://quebec.huffingtonpost.ca/dre-evelyne-bourdua-roy/medecine-et-nutrition-ignorer-la-science-comporte-des-dangers_a_23218334/

Mon expérience

Au 3e jour, je pense avoir passé le cap des effets désagréables. Mon corps s’adapte. J’ai eu des baisses d’énergie, un peu de «brain fog», manque de concentration, sensation de plénitude à l’estomac et à l’abdomen.

Dr Bourdua-Roy nous dit de boire plus d’eau et de manger plus salé. Boire plus d’eau permet d’empêcher l’hypovolémie. En effet, un des effets de cette approche alimentaire est la réduction de la rétention d’eau. Je bois facilement 2 litres par jour en ce moment, soit environ 50% de plus qu’avant.

Plus de sel?

Pas fou? On nous dit partout de réduire le sel…

Allez voir mes textes sur le sujet, l’apport en sel n’est pas un sujet aussi clair que certains veulent le prétendre:

Dans le but de prévenir une perte d’eau et d’électrolytes, on recommande de manger plus de sel (2 fois la recommandation usuelle) et de rajouter du magnésium en supplément, ce que je faisais déjà. J’ai simplement augmenté la dose.

Il faut aussi s’assurer d’avoir des apports suffisants en potassium. D’où les légumes feuillages et les viandes, sources de potassium. À défaut d’augmenter les apports, on risque les crampes musculaires.

Mon but personnel

Non, ce n’est pas la perte de poids. J’ai quelques objectifs personnels que je veux partager avec vous. Je veux savoir…

Est-il vrai que les paramètres de la santé cardiovasculaire s’améliorent?

Dans mon cas, comme je l’ai écrit, ma pression sanguine flirte avec l’hypertension. J’aimerais bien voir ces chiffres baisser. Mes lipides sanguins sont élevés (voir tableau), sauf les triglycérides. Par contre, mon HDL (bon cholestérol) est suffisamment élevé pour me garder dans la «fenêtre» de faible risque.

Quels sont les effets sur le système nerveux?

Mon but véritable est au niveau neurologique. Est-il vrai que l’acuité mentale est améliorée? Que la concentration est accrue (certains affirment avoir guéri leur TDAH)?

Finalement, je vous avoue le plus gros morceau pour moi. J’ai peur de la maladie d’Alzheimer. Et oui, ma génétique familiale me place dans les personnes à risque: ma mère en est décédée ainsi que son père et 2 de ses frères; un de mes cousins en est présentement atteint. Saviez-vous que la maladie d’Alzheimer est surnommée de plus en plus le diabète de type 3? Selon mes recherches, la cétogenèse est une des façons les plus efficaces de mettre ce démon de côté. Vous voyez que les motivations sont nombreuses, pour moi comme pour d’autres.

Évidemment, je ne pourrai pas vous dire si c’est efficace côté Alzheimer avant un grand bout de temps. On verra donc jusqu’où cette expérience me mène…

Dernier point « générationnel »

Quand on surfe sur internet, sur Facebook, etc., les intervenants qui prônent la diète céto sont souvent des jeunes: des adeptes du gym, des sportifs de haut niveau, etc. Très peu, à part Tim Noakes (qui a couru de nombreux marathons et ultramarathons), sont des adultes plus âgés. Je suis en forme, mais je ne suis pas un athlète, et j’ai 56 ans. Je débute donc cette saga avec un historique de vie et une condition de santé assez différents de ces intervenants.

Est-ce que les effets de cette diète sur moi seront aussi probants qu’avec les jeunes athlètes? Est-ce qu’elle aura les effets antiâge et anti-dégénérescence neurologique que j’espère? L’avenir le dira.

Santé!

55 réflexions au sujet de « N=1, ma diète céto »

    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Dominique,
      Sans mettre nécessairement les quantités, le journal est affiché au jour le jour sur Facebook
      JYD

      Répondre
  1. Renee

    Merci Jean-Yves pour votre témoignage captivant. Pour la maladie d’Alzheimer, il semble que que la SAM-E soit intéressante. La neuro acupuncture egalement. A lire: Vieillir en bonne santé et prévenir l’alzheimer avec la médecine traditionnelle chinoise de Jean Pelissier publie en 2015 chez Albin-Michel.

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Merci renée
      J’en prend bonne note. Par contre, le SAMe n’est pas une option à long terme. Mieux vaut voir comment l’augmenter de façon endogène. L’usage du NAC et une alimentation contenant plus d’anti-inflammatoires/antioxydants et plus de lipides devrait faire ce genre de chose.
      Santé!

      Répondre
  2. Carolyne

    Très intéressant Jean-Yves cette expérience si bien détaillée et partagée !
    Merci, bon courage pour la suite 🙂
    PS: N’oublie pas de continuer à ‘rire’ et avoir du plaisir 🙂

    Répondre
  3. Danielle Comeau

    C’est très captivant. J’ai bien hâte de voir tes résultats. Bonne chance et discipline.(car il faut vraiment être décidé pour calculer tout ceci….)

    Répondre
  4. Nathalie L.

    C’est extraordinaire qu’une personne comme vous se prête à cet exercice et nous partage les resultats. Vos connaissances et votre belle capacité à communiquer vont nous aider à en savoir réellement plus sur cette diète. Je vais vous suivre avec attention c’est certain. Puis, je tenterai peut-être l’expérience moi aussi. Bonne continuité et santé !

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Suzanne
      Ce sont des choix. En fait, ces 2 approches sont très proches, à l’exception des produits laitiers plein gras.
      On verra bien jusqu’où j’irai
      Santé!

      Répondre
  5. Marie-Claude Langlois

    Monsieur Dionne,
    Je trouve votre démarche – dont vous nous faites bien clairement et honnêtement connaître les motivations – à la fois INSTRUCTIVE, FASCINANTE (l’idée de tester sur vous-même, les connaissances requises, les détails d’ordre scientifique, la rigueur) et AMUSANTE (vous expérimentez avec sérieux, sans vous prendre au sérieux).
    J’admire votre curiosité et votre détermination. Je vous remercie beaucoup pour ces articles qui me permettent de suivre de près votre projet, dont j’ai hâte, avec bien d’autres sûrement, de connaître le résultat. En passant, la diète céto, ça ne me disait rien. Je comprends, avec ce que vous nous en dites, qu’il faut énormément de discipline et de motivation pour entreprendre une telle diète, comme il faut beaucoup de volonté pour contrôler le diabète sur le plan alimentaire d’abord.
    Bonne continuation.
    Marie-Claude

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Marie Claude
      Merci
      Mais en réalité, ce n’est pas tant la discipline qu’il faut comme la motivation et la curiosité. C’est un univers fascinant, avec une science et beaucoup « d’experts ». C’est là le grand défi. Faire le tri dans tout ça. Trop de ci, pas assez de ça. C’est la motivation principale de faire le N=1 pour mettre en lumière ce qui fonctionne, avec le biais principale assumé, fonctionne sur moi !
      Au plaisir
      Santé!

      Répondre
  6. Mireille

    Bonsoir Jean-Yves,
    Tout d’abord mes félicitations pour votre engagement dans cette expérience pour laquelle vous vous imposez le double rôle de patient et de scientifique et merci de la partager avec vos lecteurs! Je connaissais mal la diète cétogène que je croyais uniquement faite d’apports en gras et grâce à vous je découvre en lisant le texte de Dr Bordua-Roy qu’il s’agit de quelque chose de plus appétissant! Comme vous j’ai un taux de cholestérol qui est relativement élevé bien que je sois en excellente forme, puis j’ai un père âgé qui perd la mémoire bien qu’il n’ait pas reçu de diagnostic d’Alzheimer… je cherche des moyens de prévention … Je vous lis depuis longtemps et je suis vos conseils nutritionnels, vitamine B, Omega 3…! Je suis impatiente de lire les prochains comptes rendus de votre folle expérience! Merci encore!

    Répondre
  7. Gréaux-Bellenfant

    Merci Jean-Yves pour votre retour d’expérience, trop chouette que vous ‘vous y colliez’!
    Je viens vous parler de la thérapie du lit incliné (IBT, selon Andrew K. Fletcher), en proclive, ie tête surélevée, qui améliore tout le métabolisme, et donc facilite +++ la digestion (la difficulté du céto est de digérer toutes ces graisses, non?)… Bon, évidemment, si vous commencez le lit incliné en même temps, ça va fausser vos résultats, zut!…
    Très cordialement…
    https://www.nexus.fr/courrier/bienfaits-lit-incline/
    Lolo***

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Merci Gréaux-Bellenfant.
      Je connaissais ce lit incliné pour des indications comme le reflux mais pas pour le métabolisme. je vais aller voir. Et vous avez raison, pas trop de variables en même temps
      Santé!

      Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Antonia
      Les apo B sont les protéines à l’intérieur des lipoprotéines les plus athérogènes comme les LDL. Les apo B sont les protéines dans celles les moins athérogènes comme le HDL. le rapport nous indique la tendance vers plus de risque (ApoB élevé, ApoA faible) ou moins de risque (ApoB bas, Apo A élevé). Donc, plus le B/A est est faible, plus risque est faible de faire une maladie cardiovasculaire athérogène (fameuse plaque artérielle) et ce, malgré un cholestérol élevé.
      Santé!

      Répondre
  8. johanne paquin

    j, aime tout ce que vous écrivez .peut-on commencer graduellement pour que ce soit moins dur comme par exemple 2 semaines pour chaque étape et comprendre le principe . ou ce serait trop compliqué
    merci

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Johanne
      Certainement. Commencez lentement en vous familiarisant avec les contenus en glucides des aliments. Vous verrez comment nous sommes noyés dans les glucides. Intéressez-vous aussi aux contenus en lipides et à toutes les recettes.
      Santé!

      Répondre
  9. Manon Bonneau

    Au sujet du CRP (0.9) : indique le taux d’inflammation dans le corps, c’est cela? Quel est le taux idéal? 0? Mesure-t-on systématiquement ce taux chez les gens aux prises avec des maladies inflammatoires, dont arthrite rhumatoïde, et aussi Alzheimer, Parkinson, maladies du système cardiovasculaire? Si oui, le taux est-il toujours élevé ou si certains ont quand même un taux bas?

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Manon
      Le plus bas possible. Le CRP est la mesure principale de l’inflammation. Elle est surtout utilisée en cardiovasculaire. Je ne sais pas pour les autres pathologies.
      Santé!

      Répondre
  10. Benoit Bédard

    J’aimerai savoir si ce régime provoque une odeur d’acétone sur le corps. Je pose cette question pour savoir si ce régime provoque un des effets de mes 3 jeunes long (28-29 et 30 jours). Merci d’avance et je suie votre expérience avec intérêt.

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Benoit
      C’est possible. Normalement, non, parce que la production n’est pas si importante que durant le jeune. Mais oui, c’est possible. Dans ce cas, il faut boire plus d’eau et peut-être faire plus d’exercice
      Santé!

      Répondre
  11. Daniel

    Bonjour Jean-Yves,

    Saviez-vous que la consommation de trop de protéines ou bien davantage que ce qu’il n’en faut réellement, les protéines ( les acides aminés de celles-ci ? ) se transformeraient alors par le processus biologique de la glucogénèse, en glucose, d’où l’importance d’en limiter leur nombre ou de ne pas en manger en trop grosses quantités, en plus de leurs actions acidifiantes néfastes pour notre organisme ?

    Bonne Journée Santé !

    Répondre
  12. Marie-Michelle

    Bonjour Jean-Yves,

    Il est intéressant de tester sur soi, comme tu le fais, afin de connaître de façon personnelle les impacts d’une diète plutôt que ce qu’en disent les teneurs ou pourfendeurs d’une diète.

    J’ai lu un commentaire sur le blogue de Robyn Openshaw, communément appelée The Green smoothie Girl, sur les diètes Keto et Paléo appliquées de façon stricte et elle a fait évoluer ma pensée au regard de ces diètes, si appliquées strictement. Voici l’adresse (en anglais) : https://greensmoothiegirl.com/ketosis-diets-fail/

    Elles rapportent que plusieurs personnes appliquant rigoureusement l’approche, vivent un manque d’énergie, certains souffrent d’hypothyroidie, de fatigue, de diarrhée. La diète Atkins, ancêtre de la diète Ceto, a été démolie à cause des problèmes de santé qu’elle avait créés chez ses utilisateurs.

    J’applique l’approche Paléo parce qu’elle me convient. Je ne me limite pas en terme de gras saturés et je n’ai pas de problème de poids (IMC DE 20). Mais mon assiette est composé à 70 % de légumes, qu’ils soient racines ou feuilles, car c’est de là que provient une bonne partie de mes nutriments et je tente de limiter mon apport en glucides (fruits élèvés en glucides et tous les sucres simples) et en légumineuses, car je sais que mon système ne répond pas bien quand j’en ingéré. De plus, avec un colon irritable, la nourriture élevée en glucides, tout particulièrement les FODMAP m’affectent directement par des gazs et des problèmes de digestion.

    Je crois fondamentalement que l’être humain, depuis la nuit des temps, a toujours mangé des gras saturés (viande et certains légumes comme l’avocat ou la noix de coco, par exemple) des légumes racine ou en feuilles et des fruits entiers et que les glucides à ingestion rapide, dont nous nous gavons aujourd’hui, n’existaient pas. Je crois que le corps humain est fait pour se nourrir de gras saturés, de légumes et de fruits entiers, mais pas de sucre, du moins pas dans les quantités retrouvées dans notre alimentation par l’ingestion des desserts, pains, pâtes, céréales à déjeuner, etc. J’attribue une grande proportion des maladies contemporaines au fait que l’on ingére un produit (le sucre) en trop grande quantité par rapport à ce que notre corps est habileté à digérer et à gérer, affectant ainsi tout notre système hormonal et notre santé. Je ne nie pas qu’il y ait d’autres facteurs qui affectent la santé (stress, polluants, etc.), mais la nourriture est, selon moi l’élément le plus important en termes d’impacts sur la santé et sur lequel nous avons un certain pouvoir par les choix que nous faisons.

    Il est toujours intéressant de te lire, Jean-Yves. Merci pour ton engagement à faire avancer notre compréhension de la santé.

    Bonne journée

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Merci Marie-Michèle
      Votre approche est saine et adaptée à votre réalité. Parfait.
      Toutes les « diètes extrêmes » lorsqu’elles sont suivies sans discernement et sans bon encadrement peuvent mener à la catastrophe. D’ailleurs, même chose pour une diète « équilibrée » type guide alimentaire nationale qui peut aussi mener à la pathologie.
      Mon essai est justement d’y voir plus clair. J’ai essayer durant une petite semaine l’alimentation crue. Ce fut très difficile pour moi avec des « pointes d’hypotension » et de quasi évanouissement. Bref, à chacun son chemin.
      Santé et merci pour votre commentaire.
      (J’ai toujours de la difficulté avec des témoignages qui viennent de nulle part sans nous donner toutes les informations et des « prophètes de malheurs » qui affirment que tout est dangereux)

      Répondre
    2. Daniel

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, Marie-Michelle, que ce sont surtout les amidons et féculents suivants : pains, céréales, riz, pâtes, pommes de terre, pizzas, etc. de même que bien évidemment, les sucres à assimilation hyper rapide tel les sirops, tous ces termes se terminant en ose, sucre, cassonade, friandises et sucreries-gâteries de toutes sortes, desserts, tartes, gâteaux et pâtisseries, etc. que nous nous devons très absolument d’éviter à tout prix, car non naturels et l’homme préhistorique ne mangeait pas de tous ces faux aliments il y a plusieurs décennies ! Les fruits et légumes verts, à racines et à feuilles, tel que vous l’avez mentionné, demeurent les meilleurs choix, mais vous aviez peut-être également oublié de mentionner les noix de toutes sortes, mais en plus petites quantités cependant. Merci pour ce beau témoignage de votre part Marie-Michelle !

      Répondre
  13. Claude leclerc

    Bonjour Jean-Yves

    Pouvez-vous nous indiquer si vous preniez des compléments alimentaires avant la diète et aussi pendant la diète? Si oui, lesquels?

    Bonne courage pour la suite

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Très bonne question Claude.
      Oui, j’en prends depuis très longtemps
      Depuis vitamine D, oméga 3, multivitamines, resvératrol, etc.
      Ce sera l’objet d’une série… mais plus tard
      Santé!

      Répondre
  14. Lyse Nepton

    Monsieur Dionne,
    Pouvez-vous nous donner votre menu d’une journée déjeuner dîner et souper
    J’aimerais savoir ce que comprends cette diète

    Répondre
  15. Daniel

    Bonjour Jean-Yves,

    J’aimerais savoir s’il se pourrait que les personnes minces comme moi ( je mesure 5 pi 10 et pèse à peine 145 lbs ) de styles ectomorphes, aient règle générale, un meilleur métabolisme de tous les glucides, y compris les sucres à assimilation rapide ( glucose, fructose, sirops de toutes sortes, etc. ), que les personnes grasses, de styles endomorphes ? Idem pour les personnes musclées et sportives, de styles mésomorphes ? Car je me demande si dans notre cas ( les ecto et mésomorphes ), nous aurions davantage intérêt à suivre le régime cétogène ou kéto, sous sa forme nettement plus libérale, soit en nous permettant ainsi une consommation quotidienne comprise entre 60 et 100 g de glucides NETS, au lieu des 20 g pour le régime cétogène strict ?

    P.S. : Les personnes minces ont la plupart du temps, un métabolisme basal rapide !

    Merci pour vos réponses toujours grandement appréciées !

    Bonne Journée Santé !

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Daniel
      Certainement. D’ailleurs, l’approche libérale est beaucoup plus intéressante pour la majorité des gens. Il faut avoir une motivation particulière pour s’en tenir à la version stricte
      Santé!

      Répondre
  16. Daniel

    Bonjour Jean-Yves,

    J’aimerais avoir votre opinion. Selon vous, est-ce que le sucre ou le lactose contenu dans le lait entier et les yogourts gras naturels ( aucunes saveurs ), serait aussi nocif que celui des amidons et féculents contenus dans les pains et céréales ( très peu de fibres ), riz blanc, pâtes blanches, pommes de terre, pizzas faites à base de farine blanchie, etc …… ? Car dans le lait entier et les yogourts gras sans saveurs, il y a du calcium, de la vitamine D3, un soupçon de vitamine A, et des minéraux, un peu comme dans les fruits, ces sucres contiennent des vitamines et minéraux, mais très peu de fibres alimentaires ( c’est entr’autres le cas des pains, céréales, et fruits ).

    Les glucides laitiers versus ceux des amidons et féculents, lesquels sont les moins nocifs sur la production d’insuline, l’acidification de notre organisme, et pour les maladies et les cancers, etc ……

    Merci pour vos réponses fort appréciées !

    Bonne Journée Santé !

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Daniel
      Vous êtes volubile 🙂
      Sucre pour sucre, tout est question de quantité et de tolérance. Si vous êtes intolérant au lactose, ce sucre sera pire. Mais sinon, c’est juste une question de quantité
      Santé!

      Répondre
  17. Caroline

    Bonjour,

    je vous livre ma propre expérience Paleo suivie pendant 18 mois (d après le livre d aglaé Jacobs) : perte de poids, super vitalité physique et cerveau hyper clair …. Donc super …. Mais au fur et à mesure ça s est dégradé (douleurs sciatiques en particuliers) … J’ai fini par comprendre que cette alimentation riche en vegetaux oléagineux et protéines (bio au maximum je précise …) avait induit des intolérances à l histamine aux salicylates et aux sulfites ….

    Mon corps sur-réagit aujourd’hui à l avocat, a l huile de coco, aux olives, aux « bonnes huiles bio riches en omégas », aux vegetaux riches en salicylates (concombre, tomates, courgettes brocoli ….), à quasi toutes les épices, aux poissons fumés, thé vert, tisanes, mais aussi produits cosmétiques lessives etc ….

    J en suis arrivée à la conclusion que j avais déjà sûrement ces intolérances et que ce mode alimentaire les a mises en lumiere …. J ai depuis découvert qu il existe une version « paleo AIP » qui permet justement de tester si on a ces intolérances aux noix etc …

    Aujourd’hui mon alimentation est devenue ultra simplifiée pour mettre mon organisme au repos … Et c est grace aux topos de taty lauwers et son livre « les canaris de la modernité ».

    Et je me pose la question : les salicylates étant des molécules de « défenses / protection » est-ce que les taux n ont pas augmenté dans les vegetaux bio ou non en lien avec les modes de cultures actuelles ou la pollution ambiante ou autres ?

    Bonne expérience et gardez en tête mon témoignage !
    Caroline

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Merci Caroline pour votre témoignage.
      Je ne saurais dire si le taux de salicylates a augmenté au fil du temps, mais les intolérances aux salicylates et à l’histamine sont documentées. Merci aussi pour les noms de l’auteure.
      Santé!

      Répondre
  18. Sophie Morin

    Super intéressant. Une personne m’a récemment parlé de diètes pour guérir le tdah… Et l’autisme. Je suis toujours un peu sceptique des remèdes miracles qui guérissent des troubles dont ont ne gueri pas vraiment. J’ai bien hâte de lire la suite.

    Pour la pression, savais-tu que la variabilité cardiaque est un facteur important dans la prévention des problemes cardiaques? Beaucoup de problèmes sont sous diagnostiqués, car la pression est « acceptable » au moment de la prise, mais la variabilité grande fait de ces personnes à risque. C’est mal connu pour l’instant du corps médical. C’est sous ce principe que la cohérence cardiaque a été développée.

    Bon processus!

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Merci Sophie
      Je connais la cohérence cardiaque… Je manque un peu de discipline pour l’appliquer tous les jours 🙂
      Santé!

      Répondre
  19. Daniel

    Bonjour Jean-Yves,

    J’aimerais savoir s’il est vrai que les produits laitiers ont un index insulinique fort élevé, surtout comparativement aux amidons ou féculents te l: le riz blanc, les pâtes blanches, les pommes de terre, la pizza faite à base de farine blanchie, bref tous ces féculents bien ou trop cuits ……. ?

    Pour mes connaissances personnelles, mais je crois également très pertinent, pour le bénéfice de vos lecteurs(trices). Merci pour toujours continuer ainsi de nous instruire Jean-Yves !

    Félicitations pour vos excellents articles !

    Bonne Journée Santé !

    Répondre
  20. Daniel

    Re Bonjour Jean-Yves,

    J’avais juste oublié ceci vers la fin de mon dernier commentaire ( 18 février avant midi ) :

    Toujours concernant ces mêmes produits laitiers, pourtant à ce que je sache, leurs matières grasses et protéines devraient réduire sensiblement leurs effets insulinogènes, étant donné qu’ils ( les lipides et les protéines ) sont sensés ralentir le passage des sucres dans le sang, n’est-ce pas ?

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Daniel
      Ce que je comprends de tout ceci est que c,est une protéine du lait qui causerait cet effet, probablement une lactoglobuline (petit lait)
      Santé!

      Répondre
  21. Daniel

    Bonjour Jean-Yves,

    Je présuppose que si on bouge davantage ou qu’on est davantage sportif(ive), est-ce alors à dire qu’on peut consommer plus de glucides et même de sucres soi disant  » rapides « , étant donné que notre métabolisme est encore plus élevé, et qu’on brûle bien davantage de calories, un peu comme les athlètes de hauts niveaux pourraient le faire ?

    Ou est-ce que les glucides sont tout de même à réduire de beaucoup pareillement, même lors de telles circonstances ? Merci pour toutes vos réponses fort instructives pour tous(tes) !

    Bonne Journée Santé !

    Répondre
  22. Gilles brunet

     Bonjour Jean Yves,

    Il y a 3 ans régime lchf, perte de 10 lbs en 1 mois, 10 autres livres dans les mois suivants. Jamais repris, régime facile à suivre mais je ne suis pas « intégriste ». Si on m’invite à souper et qu’il y a des pâtes je vais les manger.
    Viande, poisson, légumes, fruits (pas bcp), avocats, oeufs, noix, fromage. Voilà.
    Tous les marqueurs sont au beau fixe, cholestérol, hdl, ldl, triglycerides, pression, glucose, etc.
    En terminant je ne sais pas si tu connais Dave Feldman mais il « joue » avec son cholestérol et ldl presque à volonté. Diminue son ldl en mangeant bcp et gras 3 jours avant prise de sang.
    Selon lui, tout le système cholestérol, ldl, hdl, etc, est un système de distribution d’énergie.
    Absolument fascinant. Te laisse le lien. Si tu as le temps d’une petite lecture de son site et ses expériences suivi de tes commentaires ce serait bien apprécié.

    Merci,

    Gilles
    http://cholesterolcode.com/cholesterol-code-part-i/

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