La mauvaise presse sur les produits de santé naturels est devenue chose courante, et les omégas 3 sont des cibles de choix. On sait, grâce à plusieurs études bien faites, que les omégas 3 à chaine longue (AEP et ADH) diminuent l’inflammation, aident contre l’hypertension et apportent des bénéfices cardiovasculaires connus.1,2,3

Démontrer l’inefficacité…

Le 27 aout dernier, le journal La Presse titre pourtant : « Diabète: une étude démontre l’inefficacité des oméga-3 » 4 en reprenant le communiqué de l’agence France Presse. Il faut bien avouer que le titre est accrocheur : « démontre l’inefficacité. » Par contre, en recherche, prouver une inefficacité est un oxymore. C’est impossible. Au mieux, on devrait lire que, dans ce groupe de personnes, dans cette situation-ci, le produit n’a pas montré l’effet attendu. C’est ce que les chercheurs appellent les limitations de l’étude. Avouer que ça ne fait pas un titre accrocheur…

Ceci dit, regardons ce que l’étude ASCEND 5, à l’origine de cet article, dit vraiment.

“Effects of n−3 Fatty Acid Supplements in Diabetes Mellitus”

(Effets des suppléments d’acides gras omégas 3 dans le diabète)

Cette étude a porté sur 15 480 participants souffrant de diabète et d’artériosclérose. Avouez que ce nombre est impressionnant! La durée moyenne de l’étude a été de 7,4 ans, donc suffisamment longtemps pour pouvoir constater un effet.

Quand on sait que le budget de l’étude est fonction du nombre de participants et de la durée… Il a dû être énorme!

Les participants ont reçu soit des capsules contenant 840mg d’omégas 3 (460mg AEP & 380mg ADH) ou, comme placébo, des capsules d’huile d’olive.

Le diabète étant une des causes principales de maladie cardiaque, les deux mesures principales de l’étude (outcome) étaient le nombre d’évènements cardiaques sérieux et le nombre de morts. On n’a donc pas directement mesuré l’impact des omégas 3 sur le diabète, mais bien sur certaines conséquences du diabète.

Les chercheurs n’ont pas trouvé de différence significative entre les 2 groupes. Pourtant, le nombre de participants est suffisant, la méthodologie irréprochable, et on ne trouve pas de conflit d’intérêt apparent. Alors pourquoi cette étude arrive-t-elle avec des résultats qui vont à l’opposé d’études comme GISSI (étude italienne qui a montré des réductions de mortalité de l’ordre de 9%)?6

Question de placébo

L’utilisation de l’huile d’olive comme placébo est curieuse. En effet, l’huile d’olive n’est pas inerte. Au contraire, on sait qu’elle est bénéfique pour le cœur. Le choix d’une huile de maïs ou de tournesol aurait été plus intéressant puisque ces huiles ne sont ni bénéfiques, ni mauvaises pour le cœur. Donc, ces huiles végétales, très présentes dans l’alimentation, auraient été de meilleurs placébos.

Question de taux sanguin

La principale lacune de cette étude se trouve dans l’absence d’un paramètre très important: le taux sanguin d’omégas 3.

Même si un effort a été fait pour évaluer les apports en omégas 3 des participants avant l’étude, rien n’est fait pour mesurer leur taux sanguin. Il est donc tout à fait plausible que des participants du groupe huile d’olive aient consommé des omégas 3 dans leur alimentation (poisson et autres) et qu’ils aient eu des taux sanguins égaux ou supérieurs à ceux du groupe huile de poisson. Comme la réponse au traitement est fonction du taux sanguin, on peut se demander si les chercheurs ont réellement comparé des groupes avec des taux sanguin différents. Sans cette variable, il est impossible d’interpréter les résultats.

Index oméga 3, marqueur du risque cardiovasculaire

L’index oméga 3 (développé par William S Harris et Clemens Von Schacky 7) est le calcul de la proportion d’omégas 3 à chaine longue dans la membrane des globules rouges. Cet index est le marqueur le plus fidèle pour déterminer vos risques cardiovasculaires. Pourtant, il ne s’est jamais répandu dans les laboratoires, pour la simple raison qu’il est couteux et demande beaucoup de manipulations.

Une compilation récente d’études montre qu’en augmentant le taux d’omégas 3 dans les globules rouges depuis < 4% (taux fréquent dans nos sociétés) jusqu’à > 8%, on réduit le risque de maladies cardiaques de 30%.8

Pour atteindre ce taux d’omégas 3, il faut en consommer passablement et de toutes sortes (poissons, végétaux [lin, chia, etc.] et suppléments). Il faut aussi penser à restreindre les sources d’omégas 6 (viandes rouges d’élevage industriel, maïs, tournesol, etc.).

Question de dose

La dose d’omégas 3 donnée aux participants de cette étude peut aussi ne pas être suffisante. Si ces nutriments étaient en carence dans cette population, on doit présumer que la dose nécessaire pour corriger ou renverser la carence doit être plus grande qu’un apport alimentaire. Notez bien que si, au contraire, les participants n’avaient pas de carence en omégas 3, alors il est tout à fait normal qu’un supplément à dose alimentaire n’ait pas d’effet.

Plusieurs chercheurs postulent que les doses nécessaires pour contrer les méfaits d’une carence doivent être beaucoup plus élevées que le 840mg utilisé dans cette étude. Dr Barry Sears, auteur de la série de livres « The Zone Diet », mentionne des dosages de l’ordre de 2500 mg (AEP+ADH) pour aider à résoudre des problèmes inflammatoires (liés, entre autres, aux maladies cardiovasculaires).9

Encore des études négatives

Au début de l’année 2017, une immense méta-analyse (compilation d’études déjà publiées avec une nouvelle analyse mathématique des données combinées) arrive aussi à des résultats négatifs. Cette méta-analyse incorpore 10 études comportant 77 milles participants avec une durée moyenne de 4,4 ans.10 Encore ici, à première vue, rien à dire. La méthode est bonne, sauf que…

Un des critères de sélection pour inclure ou non les études est le nombre de personnes: les études devaient contenir un minimum de 500 personnes. Pour un médicament, on peut comprendre. Pour un nutriment comme les omégas 3, il n’y a pas de logique. Von Schacky (un des 2 créateurs de l’index oméga 3) a critiqué cette publication.11 Voici ses principaux commentaires:

  • Aucune des études répertoriées n’a mesuré le taux d’omégas 3.
  • Les doses utilisées varient par un facteur de 13, depuis le ridiculement petit jusqu’à des doses significatives.
  • Dans plusieurs études, les participants prenaient 1 capsule le matin, au déjeuner. Ce repas n’étant pas très riche en lipides dans plusieurs cultures, l’absorption des omégas 3 s’en trouve réduite.
  • Plusieurs études positives n’ont pas été incluses à cause du critère de nombre de participants.

On constate ainsi, qu’avec une apparence de méthodologie correcte, on peut faire dire pas mal ce qu’on veut à ces grandes méta-analyses. Il suffit de d’utiliser des critères de sélection qui favorisent l’hypothèse désirée. Je ne dis pas que toutes les méta-analyses sont biaisées, mais lorsqu’il s’agit de nutriments (par opposition aux médicaments, dont on sait qu’ils ne sont pas présents si les participants n’en prennent pas), il est si facile ne pas inclure les études positives…

Si je devais un jour piloter une méta-analyse sur un nutriment, mon premier critère d’inclusion serait la mesure du taux sanguin de ce nutriment au départ, et à chaque fois que des résultats sont mesurés.

Et des études positives

En terminant, la controverse étant le propre de la science, 2 autres méta-analyses arrivent à la conclusion que les omégas 3 devraient être considérés comme outil de prévention cardiovasculaire.12,13 Curieusement, ces deux publications n’ont pas fait la manchette…

Une autre méta-analyses, toute récente, s’est penchée sur le dosage. Les auteurs mentionnent eux aussi que les publications négatives répertorient des études avec des dosages trop faibles, en deçà de 1000 mg par jour (comme l’étude ASCEND). Selon les auteurs, les doses significatives commencent à 2000 mg d’omégas 3 (AEP+ADH) par jour.14

Je ne sais pas pour vous, mais je vais personnellement continuer à prendre et à recommander des omégas 3.

Santé!

Références

  1. Les oméga-3 aident à traiter l’hypertension http://www.extenso.org/article/les-omega-3-aident-a-traiter-l-hypertension/
  2. https://www.jydionne.com/les-omegas-3-nauraient-pas-deffet-protecteur-cardiaque/
  3. https://www.jydionne.com/les-omegas-3-remplissent-ils-leurs-promesses/
  4. Diabète: une étude démontre l’inefficacité des oméga-3. Publié le 27 août 2018. http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201808/27/01-5194392-diabete-une-etude-demontre-linefficacite-des-omega-3.php
  5. ASCEND Study Collaborative Group. Effects of n-3 Fatty Acid Supplements in Diabetes Mellitus. N Engl J Med. 2018 Aug 26. doi: 10.1056/NEJMoa1804989. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 30146932. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1804989
  6. Gissi-HF Investigators, Tavazzi L, Maggioni AP, Marchioli R, et al. Effect of n-3 polyunsaturated fatty acids in patients with chronic heart failure (the GISSI-HF trial): a randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet. 2008 Oct 4;372(9645):1223-30. PubMed PMID: 18757090. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18757090
  7. von Schacky C, Harris WS. Cardiovascular risk and the omega-3 index. J Cardiovasc Med (Hagerstown). 2007 Sep;8 Suppl 1:S46-9. Review. PubMed PMID: 17876200. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17876200
  8. Harris WS, Del Gobbo L, Tintle NL. The Omega-3 Index and relative risk for coronary heart disease mortality: Estimation from 10 cohort studies. Atherosclerosis. 2017 Jul;262:51-54. doi: 10.1016/j.atherosclerosis.2017.05.007. PubMed PMID: 28511049. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28511049
  9. http://www.drsears.com/anti-inflammatory-nutrition/high-dose-omega-3-fatty-acids/
  10. Aung T, Halsey J, Kromhout D, et al; Omega-3 Treatment Trialists’ Collaboration. Associations of Omega-3 Fatty Acid Supplement Use With Cardiovascular Disease Risks: Meta-analysis of 10 Trials Involving 77 917 Individuals. JAMA Cardiol. 2018 Mar 1;3(3):225-234. doi: 10.1001/jamacardio.2017.5205. PubMed PMID: 29387889; PubMed Central PMCID: PMC5885893. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5885893/
  11. von Schacky C. Rebuttal to Aung et al, “Associations of Omega-3 Fatty Acid Supplement Use With Cardiovascular Disease Risks: Meta-analysis of 10 Trials Involving 77 917 Individuals”. Altern Ther Health Med. 2018 Mar;24(2):8-9. PubMed PMID: 29859508. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29859508
  12. Alexander DD, Miller PE, Van Elswyk ME, Kuratko CN, Bylsma LC. A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials and Prospective Cohort Studies of Eicosapentaenoic and Docosahexaenoic Long-Chain Omega-3 Fatty Acids and Coronary Heart Disease Risk. Mayo Clin Proc. 2017 Jan;92(1):15-29. doi: 10.1016/j.mayocp.2016.10.018. Review. PubMed PMID: 28062061. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0025619616306814
  13. Marik PE, Varon J. Omega-3 dietary supplements and the risk of cardiovascular events: a systematic review. Clin Cardiol. 2009 Jul;32(7):365-72. doi: 10.1002/clc.20604. Review. PubMed PMID: 19609891. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19609891
  14. Tenenbaum A, Fisman EZ. Omega-3 polyunsaturated fatty acids supplementation in patients with diabetes and cardiovascular disease risk: does dose really matter? Cardiovasc Diabetol. 2018 Aug 28;17(1):119. doi: 10.1186/s12933-018-0766-0. PubMed PMID: 30153832; PubMed Central PMCID: PMC6112138. https://cardiab.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12933-018-0766-0

30 commentaires

  1. Bonjour Jean-Yves,

    J’aimerais savoir si c’est seulement le sucre ou si ce sont également les sucres dits ” complexes ” tel les amidons et féculents, qui affectent ou perturbent la production des globules blancs et par le fait même le système immunitaire ? En bref, est-ce que selon vous, le fait de manger davantage de pains, céréales, riz, pâtes, pommes de terre et pizzas, affecte autant nos défenses naturelles ( comme par exemple contre un bon rhume en hiver ) que les sucres purs tel le sucre blanc ou brun, les confitures, le miel, le sirop d’érable, les jus et boissons gazeuses, les desserts ou pâtisseries, etc. ? Merci pour votre réponse.

    Bonne Journée Santé !

  2. Bonjour Jean-Yves,

    Pour revenir au régime cétogène, on peut également très bien s’apercevoir que même lors d’une grande consommation de fruits ( pourtant excellents pour notre santé car riches en vitamines, minéraux et antioxydants ), cela peut nuire à l’atteinte du seuil limite des 100g de glucides / jour.

    Sauf possiblement, pour une consommation modérée des petits fruits rouges et noirs provenant des fruits frais des
    champs tel : les fraises, les framboises, mûres, myrtilles ou bleuets sauvages, cassis, etc ……

    Pareillement pour une trop grande consommation de protéines autant végétales qu’animales, à cause du processus de
    transformation de celles-ci en glucose, appelé la néoglucogénèse.

    Mais justement à ce sujet, croyez-vous que même si je coupe drastiquement dans les glucides ( comme par exemple entre 50 et 75 de glucides quotidiennement ), cette même néoglucogénèse pourrait me faire dépasser le seuil limite des 100g de glucides par journée, comme par exemple en doublant ma portion quotidienne de protéines ( animales et végétales ) ?

    Dans mon cas, étant relativement grand, et surtout, ayant un poids ” plume ” , une quantité approximative de protéines comprise entre 65 et 70g me suffit amplement à chaque jour.

    Mais selon vous, est-ce que si je doublerais cette même portion quotidienne de protéines, je devrais alors m’attendre à voir mon seuil limite des glucides par jour, également dépassé ( par ce processus de transformation de la néoglucogénèse ) ?

    Également, j’ai souvent lu dans des articles que si on mange des glucides ( comme par exemples du riz blanc à grains longs, des pâtes et des pommes de terre, pour ne nommer que ceux-là ) accompagnés des lipides et / ou des protéines, l’index glycémique total du repas en question chute alors substantiellement. Considérant donc ce dernier argument, pourquoi est-il alors tout aussi souvent suggéré ou recommandé, de ne pas associer entre eux les glucides soit avec les lipides ou encore soit aussi avec les protides ( le principe fondamental du régime dissocié ) ? Et je ne crois pas que soit alors tout simplement ou exclusivement à cause du mélange des aliments acides avec ceux alcalins lors du processus de la digestion et / ou de l’assimilation. Devrait-on aussi souvent que possible, séparer les glucides des deux grands autres types de macronutriments, soit les bonnes graisses et les protéines ? Quelle est alors votre avis ou votre opinion à ce sujet ?

    Cela devient parfois tellement mêlant au point de qui devrait-on alors croire ?
    Le principe de l’index et de la charge glycémique, ou encore celui du régime dissocié ???
    Sans oublier non plus, l’autre indice encore pas assez connu, soit l’index insulinique ……. !

    Est-ce également vrai que l’indice insulinique des protéines animales dont celles laitières, des viandes et poissons, m,ais aussi des fromages, serait alors passablement élevé ?

    Et finalement pour conclure, que pensez-vous du régime cétogène avec des recharges glucidiques lors des week-end ?
    J’avais déjà lu des articles fort pertinents à ce sujet ( c’était alors genre la ” fête au village ” les samedis et dimanches ……. ! ).
    Est-ce tout à fait ” crédible ” comme ” incartade ” à ce type de régime cétogène ?

    Merci pour toutes vos réponses très grandement appréciées !

    Bonne Journée à Vous !

    Santé !

  3. Bonjour Jean-Yves,

    En-dessous du seuil des 100g de glucides par jour, apparaît la normalisation ou la régularisation de l’insuline.

    Serait-ce donc à dire que plus le niveau de glucides descend sous ce seuil limite de 100g / jour, meilleur est la réponse, l’efficacité ou la non résistance de l’insuline ? Par contre, en abaissant trop ce seuil, comme par exemple sous les 50g de glucides consommés quotidiennement, je ne vois pas où se situerait une grosse différence ou un quelconque bénéfice supplémentaire pour la santé ( comparativement à 100g par jour ).

    Dès qu’on élimine les 5 P : pains, pâtes, pommes de terre et pâtisseries. De même que j’y ajouterais un 5ème grand P ……. : les pizzas ! Il ne faudrait pas non plus oublier les céréales et le riz, qui sont considérées comme étant des sources importantes de glucides. Donc les 5 P + ces deux derniers aliments ( 7 au grand total ) !

    En adoptant une alimentation de type LCHF, faible en glucides et riche en bonnes graisses, ou encore, en adoptant carrément le régime cétogène, je crois que c’est comme d’admettre que l’un des principaux obstacles à une bonne santé, se trouverait ” en partie ” dans la réponse insulinique ( le déclenchement et la fabrication de l’insuline par le pancréas ).

    Il serait donc grand temps que les gens ” se réveillent ” en adoptant ainsi une saine alimentation réduite ( 20 à 25 % au gros maximum de notre apport calorique quotidien total ) en glucides de toutes sortes ……..

    Merci pour avoir lu mon commentaire, et continuez votre excellent travail de vulgarisation concernant tout ce qui est relatif de près ou de loin à notre santé ! Espérons qu’il y ait un jour moins d’hospitalisations et davantage de gens en bonne santé !

    Bonne Journée !

    1. Bonjour Daniel,
      Exact. L’intensité recherchée dictera le seuil. À moins de 30g, le crops se détache de la fabrication de l’énergie par la glycolyse et commence à favoriser la liposlyse ce qui donne des cétones. Et oui, de plus en plus, on peut lire dans la documentation que la résistance à l’insuline est un des facteurs de risque les plus important pour de nombreuses maladies notamment cardiovasculaires et neurologiques…
      Santé!

  4. Bonjour Jean-Yves,

    À propos de l’alimentation cétogène, j’aimerais savoir lorsqu’on suit ce genre de diète, si en adoptant celle beaucoup plus libérale, soit autour de 100 à 125 grammes de glucides par jour, si on peut tout de même bénéficier de plusieurs de ses bénéfices santé ?

    Surtout en prenant en considération que la grande majorité de la population consommerait apparemment, plus de 250 à 300g de glucides quasi quotidiennement ……

    Pour ma part, étant atteint depuis plusieurs années du syndrome du colon irritable, j’essaie tant bien que mal de m’en tenir à moins de 100g de glucides à chaque jour, même si cela me demande des efforts, et que je trouve que ce type d’alimentation requiert de très grandes motivations personnelles au niveau de la santé, si on veut persister à la tenir à long terme.

    Je crois également que lorsqu’on est le moindrement sportif, l’objectif de ne s’en tenir qu’à un ratio de 100g au lieu de 35g ( seuil limite de production des cétones ), est beaucoup plus réaliste, et surtout, nettement plus réalisable ! Que pensez-vous donc de tout cela ?

    Lorsque j’avais déjà parlé de ce type de régime cétogène à certain(e)s diététistes membres en règle de l’ordre des Diététistes du Québec, tous et toutes sans aucune exception, étaient fort peu loquaces à ce sujet, et me faisaient alors très sempiternellement cette même remarque :

    « Monsieur, nous ne connaissons pas du tout les conséquences à long terme de la diète cétogène. Nous ne pouvons donc pas être en accord avec celle-ci ou l’appuyer sans réserve …… «

    Tu parles d’une réponse ( probablement déjà toute « préfabriquée « d’avance …… ? ) !

    Merci pour vos réponses grandement appréciées !

    Bonne Journée Santé !

    1. Bonjour Daniel
      Oui, je sais. La réponse toute faite qui dit en gros : Comme ce n’est pas dans nos “règles”,ça doit être dangereux… Même si les études datent des années 1920 pour l’épilepsie et la première chez des obèses date de 1980. Plusieurs études durent 2 ans. Mais ce ne sera jamais suffisant puisque ça va à l’encontre du guide alimentaire… On considère que 100g est la limite maximale pour les bénéfices. En deça de 100g de glucides, la normalisation de l’insuline apparait. Mais les cétones, c’est une autre histoire. Tout est question de choix. Pour ce qui est de la difficulté, dès qu’on élimine les 4 P, on arrive facilement en bas de 100 g de glucides. Il faut absolument augmenter les lipides, sans quoi, on a faim et on ne peut pas persévérer.
      Santé!

  5. Bonjour Jean-Yves,

    Étiez-vous déjà au courant de cet autre article tentant de nous faire assimiler ou croire dur comme fer, que l’épidémie d’obésité sévissant à peu près partout dans le monde, et plus spécifiquement en Amérique du Nord, ne serait nullement reliée à une trop grande consommation de sucre. Est-ce qu’on aurait par hasard oublié que tous les féculents, les amidons, les glucides soi disant complexes ou ” lents “, représentent également ” au final ” des sucres ? Je trouve que l’information nous parvient souvent très biaisée de tous bords tous côtés …….. Qu’en pensez-vous ? Merci pour vos réponses éclairantes !

    Bonne Journée Santé !

    1. Bonjour Daniel
      oui, je connais la controverse. Le hic, c’est que :
      1- les données citées ne sont pas accessibles
      2- il est vrai que la consommation de boissons sucrées a diminué légèrement, mas pas la consommation de glucides. Et comme vous savez, les glucides ne goutent pas tous sucrés
      3- il est aussi vrai que l’obésité est liée à plusieurs facteurs, les glucides étant le pire, les perturbateurs hormonaux et autres substances obésogènes représentent aussi un facteur important, mal étudié et sous estimé (BPA, ignifuges, MSG, etc.)
      Bref, il est très facile de surfer sur des demis vérités et entretenir la confusion. 🙂
      Santé!

  6. Bonjour Jean-Yves,

    J’aimerais juste savoir si vous poursuivez toujours cet hiver un genre de diète cétogène,
    ou à tout le moins, un régime faible en glucides ( LCHF ) ? Genre à moins de 100 g / jour ?

    Bonne Journée Santé !

  7. Bonjour Jean-Yves,

    Mon commentaire a plutôt trait relativement à la précieuse vitamine D.
    Savez-vous pourquoi alors il y a un tel entêtement ou acharnement pour des campagnes de dénigrement de celle-ci ?

    Je vous fais donc part de la plus récente avec le lien suivant :

    https://www.journaldemontreal.com/2018/11/11/la-vitamine-d-naiderait-pas-a-prevenir-le-cancer-et-les-maladies-cardiovasculaires-1

    Cet autre article ” salisseur ” ou dénigreur conclut comme suit :

    «En résumé, la prise journalière d’une haute dose de vitamine D pendant 5 ans chez des adultes américains en santé ne réduit pas le taux de cancer ou d’événements cardiovasculaires majeurs», ont soutenu les chercheurs en guise de conclusion.

    Vraiment ? Ne serait-ce pas plutôt dû à la quantité ou à la dose de vitamine D qui avait alors été administrée à ces milliers de participant(e)s …….. ? Pourquoi donc ne pas avoir tenté de leur administrer une dose reflétant davantage la carence de vitamine D de la plupart des gens ou plus appropriée selon cette étude, soit celle universelle de 5 000 UI ou 75 UI / Kg ?

    Donc, il me semble qu’à première impression, poser cette question c’est comme simultanément y répondre !
    Les données seraient-elles déjà biaisées d’avance ……. ?

    Également cet autre article paru récemment :

    https://quebec.huffingtonpost.ca/2018/08/21/carence-en-vitamine-d_a_23506421/

    Est-ce que vous savez également pourquoi ne recommande-t-on plus de nos jours, la prise quotidienne d’une bonne cuillérée à soupe ( 15 ml ) d’huile de foie de morue, tel comme c’était pourtant autrefois le cas dans le temps avec nos
    parents ? Sous prétexte qu’il pourrait apparemment se présenter une hypervitaminose de vitamine A ?

    Ah bon, mais pourquoi alors à cette époque là, ce risque ou danger n’était-il alors pas encore reconnu des spécialistes en santé ? Ne trouvez-vous donc pas cela étrange ou ” bizarroïde ” …….. ! ?

    Merci pour vos réponses !

    Bonne Journée Santé !

    1. Bonjour Daniel
      Bienvenu dans le club. L’acharnement est de plus en plus évident. On (sans être conspirationniste) ne veut pas que les produits utiles, sans prescription, qui permettent l’autogestion de sa santé deviennent populaires. Donc, dès qu’une substance commence à montrer une efficacité et une innocuité, alors, les études négatives pleuvent pour discréditer : glucosamine, palmier nain, vitamine D, oméga 3, etc. Dans l’étude que vous mentionnez, vous avez raison. Les doses sont trop faibles et on ne tient pas compte du taux sanguin, pourtant fera foi de tout. Malgré tout, Cette étude a quand même réduit de 28% les infarctus secondaires, plus qu’aucun médicament sur le marché. Mais, curieusement, on omet ce “détail” , Moi aussi j’en ai marre de ces communiqués de presse repris sans aucun discernement par les médias. 🙂
      Santé!

  8. Merci pour cette analyse rigoureuse sur ces études. En effet, elles sont souvent contradictoires et il est difficile de déceler celle qui biaise.
    Concernant les omega 3 mais dans un but plutôt anti dépresseur, reste t-on sur les mêmes doses quotidiennes?

    1. Bonjour Louis
      En fait la dose pour les troubles de l’humeur est : 1000 à 2000 mg de EPA et très peu de DHA. C’est la seule indication ou le ratio des EPA/SHA importe.
      Santé!

  9. Quand je vois des études dénigrant les produits naturels j’essaie toujours de voir qui est le commanditaire secret de cette étude. Celle-ci a été reportée dans France Presse et actuellement la France fait une chasse aux sorcières dans les médecines douces. Donc ca ne m’étonne pas. De plus pour moi les études valent ce qu’on veut bien leur faire dire car effectivement ca dépend toujours comment elles sont menées et quelle est la quantité de produit naturel utilisé ainsi que sa qualité. Je me rappelle encore de celle dénigrant l’échinacea.

    1. Merci Louise
      Ça très vrai et en particulier pour les plantes médicinales où la fabrication de l’extrait peut nous donner n’importe quoi quand elle est effectuée “au laboratoire”
      Santé!

  10. Je prends des omégas-3 (Ω3) depuis plus de 24, j’ai 68 ans et ne prend aucune médication. Peut-être juste un peu de poids en surplus donc pas un super athlète.
    Le fait de manger du poisson riche en (Ω3) apporte de nombreux bénéfices, on le sait depuis déjà un bon bout de temps. Et peut-être vous demandez-vous, comme moi, si un jour on ne découvrira pas quelque chose de négatif à propos du poisson? Ah oui, tantôt on va nous dire que les Ω3 que l’on retrouve dans l’Huile de krill ne servent à rien!
    Eh bien, ce n’est pas encore le cas, car une étude publiée récemment dans le Journal of the American Medical Association a démontré que, parmi les hommes atteints d’une maladie coronarienne stable, ceux avec le taux le plus élevé Ω3 dans le sang affichaient les télomères les plus longs, d’après une évaluation faite au début de l’étude et 5 ans plus tard. Ce qui veut dire que manger du poisson ou prendre des suppléments d’oméga-3 peut nous garder jeunes plus longtemps.
    Je ne suis pas convaincu qu’il n’y a pas un agenda caché derrière ces études. Je suis enclin de croire des personnes comme Barry Sears, David Perlmutter, Dr. Louis Ignarro professeur émérite et gagnant du Prix Nobel e la Médecine et Physiologie qui vante les mérites et même les valident les Ω3. Et aussi l’huile de Krill.
    Merci de bien veiller à l’information et de bien faire la part des choses.

    1. Bonjour Louise
      pas de danger avec les statines mais l’aspirine, il y a peut-être une augmentation de l’effet anticoagulant/antiplaquettaires de l’aspirine 80mg. Attention seulement aux hauts dosages (3000mg et plus) et surveillez si, par exemple, vous saignez du nez, cessez les oméga 3 pour un temps et une fois résorbé, ne prenez que la moitié de la dose que vous preniez.
      Santé!

  11. Tel qu’indiqué dans le texte BARRY SEARS a écrit sur la question dans son ouvrage THE OMEGA 3 RX ZONE. Il s’agit d’un individu qualifié et effectivement sa série de volume sur le régime THE ZONE s’avère très intéressant.

  12. Merci Jean-Yves pour décortiquer cette étude… nous n’avons pas besoin de le faire car c’est fastidieux.
    Rechercher les failles des études l’est encore plus.
    Il y aura toujours des “études de paille” pour contredire les bénéfices soit des oméga-3, soit des probiotiques , etc…
    Il y aussi des “chercheurs de paille” qui viennent vanter les bienfaits des OGMs et qui sont à la solde des multinationales… À ce sujet, voir le site du Dr D. Perlmutter.
    J’aimerais aussi que tu commentes l’étude de Weizman sur les probiotiques paru dans la Presse la semaine dernière ou celle avant… on le savait déjà que les bactéries sont des visiteuses, des touristes mais quand elles passent ou visitent, elles font du bien et interagissent avec le système immunitaire du “cerveau inférieur” qu’est l’intestin.
    Vous êtes un site de référence crédible! Merci!

  13. Merci beaucoup pour cette mise au point. Je prends des Omégas 3 depuis des années et je suis heureuse de savoir que je n’ai pas perdu mon argent! Très contente de vous lire, vous vous faites trop rare!

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