Le syndrome prémenstruel (SPM) est une condition qui affecte beaucoup de femmes. Ce syndrome bafoue la compréhension parce qu’il est multifactoriel et qu’il présente autant de faces qu’il y a de femmes atteintes.

Voici la définition contemporaine du syndrome prémenstruel ainsi que des théories explicatives auxquelles seront jumelés les produits ou approches disponibles pour soulager ce problème.

Qu’est-ce que le SPM?

Le syndrome prémenstruel est défini comme un groupe de symptômes récurrents (cycliques), apparaissant 1 à 2 semaines avant les menstruations (durant la phase lutéale du cycle féminin). Le SPM comprend une grande variété de symptômes:

Symptômes du syndrome prémenstruel

Physiologiques

Psychologiques

Rétention d’eau

Irritabilité

Prise de poids

Tension

Ballonnement

Anxiété

Sensibilité des seins

Saute d’humeur

Céphalée (mal de tête)

Agressivité

Inconfort et douleurs pelviennes

Manque de concentration

Changement dans l’élimination intestinale (diarrhée ou constipation)

Dépression

Augmentation de l’appétit

Perte de mémoire

Fringales de sucre

Confusion mentale

Douleurs ou courbatures généralisées

Fatigue

Fatigue physique

Insomnie

Faiblesse

Changement de la libido

Maladresse

«Crise de pleurs»

Trois critères permettent de poser un diagnostique de SPM:(1,2)

1. Les symptômes (un ou plusieurs des symptômes ci-haut) doivent apparaître dans la phase lutéale du cycle (2ème moitié du cycle) et disparaître durant la phase folliculinique (1ère moitié du cycle).

2. Les symptômes doivent se répéter périodiquement, tous les mois ou presque.

3. Les symptômes doivent être suffisamment sévères pour affecter certains aspects de la vie.

Selon certaines études, jusqu’à 60% des femmes sont touchées par le SPM à des degrés divers. Les résultats de questionnaires démontrent même que près de 90% des femmes ont au moins quelques symptômes de SPM, sans qu’ils soient nécessairement assez sévères pour être catégorisés comme SPM.

Les théories

Plusieurs théories ont été énoncées pour expliquer le SPM:

· Excès d’œstrogène

· Carence en progestérone

· Rétention fluidique

· Hyperprolactinémie

· Carence en vitamine B6

· Hypoglycémie

· Perturbation des prostaglandines (excès ou carence)

· Allergie aux hormones endogènes

· Endorphines

· Théorie psychogénique

· Anomalie de la thyroïde

· Carence en sérotonine

· Carences nutritionnelles

· Xénobiotiques

Plusieurs de ces hypothèses me laissent sur ma faim. Pour moi, les débalancements, carences et excès endogènes d’hormones ou de prostaglandines ne sont que des symptômes et non des causes du problème. C’est comme si je vous disais qu’il y a une bosse sur l’aile de votre voiture et que c’est pour ça que votre roue frotte… Mais d’où vient la bosse? Je penche plutôt vers les dernières théories de la liste. Je cherche la cause du SPM dans des carences nutritionnelles (ou des débalancements nutritionnels) ou des substances étrangères comme des additifs ou des polluants (xénobiotiques). (voir Perturbateurs hormonaux… présents!)

Œstrogène / Progestérone

Le SPM est souvent expliqué par un excès relatif d’œstrogène par rapport à la progestérone durant la 2ème moitié du cycle. On propose donc aux femmes atteintes de SPM de prendre des suppléments de progestérone. Sans exclure totalement cette solution, qui peut s’avérer valable pour certaines femmes, force est de constater que les résultats de ce traitement sont statistiquement décevants(3).

Certaines plantes médicinales comme le gattilier (Vitex agnus castus) et l’igname velue (Dioscorea villosa, wild yam) qui auraient un effet pro-progestérone sont également utilisées. Le dioscorea est cependant une plante très controversée. Plusieurs lui attribuent des propriétés hormonales de type progestérone. Il est vrai que cette plante est une source de saponines, dont la diosgénine qui sert de substrat à la fabrication de toute une série de molécules stéroïdes en laboratoire, dont la progestérone. Cependant, il n’y a aucune preuve que cette transformation se produise dans le corps humain et, cliniquement, elle n’a aucun effet hormonal.(4) Le gattilier ou vitex, par contre, est une solution tout à fait intéressante. Il existe plusieurs études cliniques qui montrent l’efficacité du vitex dans le traitement du SPM.(5-7)

Carences nutritionnelles

La théorie nutritionnelle(8) explique le SPM par des carences en calcium, magnésium, manganèse, vitamines du groupe B (principalement B6) et acides gras essentiels. En comblant une ou une combinaison de ces carences, certaines femmes voient leurs symptômes diminuer. Les suppléments ayant démontré le plus de bienfaits sont l’huile d’onagre (1300 mg par jour), la vitamine B6 (50-100 mg par jour) et divers suppléments de minéraux dont le calcium, le magnésium et le manganèse.

Tout récemment, une étude montre que des apports alimentaires élevés en B1 et B2 (mais pas les suppléments) préviennent l’apparition du SPM.(9)

Acides gras essentiels

Un petit mot au sujet des acides gras essentiels. Pour être utiles, les acides gras essentiels généralement contenus dans les aliments doivent subir plusieurs étapes de transformation. L’huile d’onagre a l’avantage de fournir un acide gras partiellement métabolisé (AGL ou acide gamma linolénique), ce qui évite quelques-unes de ces étapes de transformation. Elle est donc particulièrement efficace lorsque les enzymes responsables de ces transformations sont déficientes.

Les acides gras essentiels contenus dans l’huile d’onagre sont de type oméga 6. Comme la diète Nord américaine est particulièrement pauvre en oméga 3, il serait intéressant d’ajouter à ce traitement des huiles de poisson, sources d’oméga 3 à chaine longue aux propriétés anti-inflammatoires, pour assurer un bon équilibre.

Alimentation et habitudes de vie

Avant de vous lancer dans l’achat de suppléments, voyons les changements de diète et d’habitudes de vie qui pourraient minimiser les problèmes du SPM(10). Une alimentation plus riche en fruits et légumes et plus pauvre en farines et féculents peut déjà soulager certains symptômes. Les poissons devraient constituer une part de la diète. Les légumineuses, avec leur flavones et isoflavones (phytoestrogènes), sont des additions de choix. Le soya, dont on connaît les bienfaits pour la ménopause et le cancer, est également bénéfique pour le SPM. Les deux habitudes de vie ayant le plus d’impact sur le SPM sont: l’exercice physique (modéré et régulier) et la cigarette. Selon plusieurs études, faire de l’exercice 30 minutes, 3 fois par semaine, peut diminuer de façon importante les symptômes du SPM. À l’opposé, les fumeuses sont beaucoup plus sujettes au SPM que les non-fumeuses.(11)

Xénobiotiques

De plus en plus, on demande la tenu d’études et d’enquêtes sur les substances à potentiel hormonal dans l’environnement et les produits de consommation.(voir Perturbateurs hormonaux… présents!) Des produits divers, comme les BPC, les BPA, les ignifuges, les pesticides (ex: DDT), certains détergents et même certains additifs alimentaires comme les parabènes ou le BHT sont suspectés avoir un potentiel hormonal. Chacun de ces produits se retrouve dans notre environnement sans que l’on en connaisse les effets additifs et cumulatifs. On les blâme pour des problèmes aussi divers que des cancers hormonaux dépendants, le SPM et certains problèmes de fertilité (diminution du compte spermatique chez les hommes). Une raison de plus de manger bio! Les plantes dépuratives comme le chardon marie et le pissenlit peuvent aider à éliminer ces substances de notre corps et ainsi soulager certains symptômes. Le pissenlit, en plus d’être bon pour le foie, est utile pour le SPM à cause de son effet diurétique qui permet de diminuer le symptôme de rétention d’eau.

Conclusion

Le corps de la femme est une horlogerie fine que la science n’est pas près de comprendre. Notre société, axée sur un modèle masculin de performance et de compétition, ne laisse pas beaucoup de place aux variations individuelles et aux couleurs de chacun. Il existe pourtant, je crois, une façon de laisser fleurir l’individualité. Mon point de vue est celui de la recherche de la santé optimale. Ceci implique que ce qui est optimal pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’une. La personne statistiquement normale, comme cette femme qui «mesure 5 pieds 3 pouces, pèse 130 livres, etc.» n’existe que dans les colonnes de chiffres d’un statisticien. Il est plutôt dommage que la médecine de certains ait une pensée réductionniste. J’espère que ce tour d’horizon du syndrome prémenstruel vous aidera à trouver votre propre façon de parvenir à la santé optimale.

Références

1. Bancroft J. The premenstrual syndrome–a reappraisal of the concept and the evidence. Psychol Med. 1993;Suppl 24:1-47. Review. PubMed PMID: 7906420.

2. 1Smith S, Schiff I. The premenstrual syndrome–diagnosis and management. Fertil Steril. 1989 Oct;52(4):527-43. Review. PubMed PMID: 2680613.

3. Zaafrane F, Faleh R, Melki W, Sakouhi M, Gaha L. Le syndrome prémenstruel : revue générale. J Gynecol Obstet Biol Reprod (Paris). 2007 Nov;36(7):642-52. Epub 2007 Feb 26. Review. French. PubMed PMID: 17321695.

4. Final report of the amended safety assessment of Dioscorea Villosa (Wild Yam) root extract. Int J Toxicol. 2004;23 Suppl 2:49-54. Review. PubMed PMID: 15513824.

5. Schellenberg R. Treatment for the premenstrual syndrome with agnus castus fruit extract: prospective, randomised, placebo controlled study. BMJ. 2001 Jan 20;322(7279):134-7. PubMed PMID: 11159568; PubMed Central PMCID: PMC26589.

6. Ma L, Lin S, Chen R, Wang X. Treatment of moderate to severe premenstrual syndrome with Vitex agnus castus (BNO 1095) in Chinese women. Gynecol Endocrinol. 2010 Aug;26(8):612-6. PubMed PMID: 20334585.

7. Dante G, Facchinetti F. Herbal treatments for alleviating premenstrual symptoms: a systematic review. J Psychosom Obstet Gynaecol. 2011 Mar;32(1):42-51. Epub 2010 Dec 21. PubMed PMID: 21171936.

8. Mira M, Stewart PM, Abraham SF. Vitamin and trace element status in premenstrual syndrome. Am J Clin Nutr. 1988 Apr;47(4):636-41. PubMed PMID: 3354488

9. Chocano-Bedoya PO, Manson JE, Hankinson SE, Willett WC, Johnson SR, Chasan-Taber L, Ronnenberg AG, Bigelow C, Bertone-Johnson ER. Dietary B vitamin intake and incident premenstrual syndrome. Am J Clin Nutr. 2011 Feb 23. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 21346091.

10. Johnson WG, Carr-Nangle RE, Bergeron KC. Macronutrient intake, eating habits, and exercise as moderators of menstrual distress in healthy women. Psychosom Med.1995 Jul-Aug;57(4):324-30. PubMed PMID: 7480561.

11. Allen SS, Hatsukami D, Christianson D, Nelson D. Symptomatology and energy intake during the menstrual cycle in smoking women. J Subst Abuse.1996;8(3):303-19. PubMed PMID: 8934436.

photo (vitex): Stan Shebs

29 commentaires

  1. Bonjour,
    Mes spm sont de plus en plus intense. Humeur, fatigue, irritabilité et douleur aux seins. Que conseillez-vous? Mon chum vous en serait grandement reconnaissant!! 🙂

  2. bonjour ,merci pour tous ces conseils ,petit a petit je recol les morceaux d’un puzzle intitulé syndrome premenstruel ,mon tableau rétention d’eau ,migraine prise de poids ,humeur depressive ,juste apres l’ovulation mais en plus des sinusite tres handicantes qui parfois peuvent s’infecter,avez vous quelques conseils a me donner ?g aussi un sterilet o cuivre qu’en pensez vous

  3. Bonjour, je me rends compte après tout le année que je souffre sévèrement du SPM, c’est que me perturbe le plus jusqu’à atteindre ma vie quotidienne et aussi ma vie de couple avec mon homme, c’est la confusion mentale, de la difficulté à me concentrer, des trous de mémoire et des étourderies, aussi hypersensibilité ( crise des pleures), irritabilité , de la colère, sentiment d’abattement, etc tout ça une semaine avant le règle. Qu’est-ce que vous pourriez me conseiller dans mon cas? parce que c’est plus le mentale que me affecte et pas le physique. Je suis ouverte à tout les propositions. Déjà je ne fume pas, je ne bois pas d’alchool, je pratique un peu du sport, je mange une alimentation anti inflamatoire plutot, …
    merci d’avance

    1. Bonjour Husyeva
      Il y a plusieurs choses à faire.
      pensez complexe B 50mg et magnésium 200 mg
      On peut faire beaucoup plus soit en consultation ( https://www.jydionne.com/consultations/ ) soit au forum
      Veuillez noter que je réponds désormais aux questions personnelles, à propos de votre santé et/ou d’interactions entre les produits naturels et les médicaments, exclusivement sur le forum. Pour plus d’information :
      https://www.jydionne.com/forum/
      Merci de votre compréhension,
      Santé!

  4. ma fille clara 19 ans bonne santé, a pris la pilule 2ème géneration en février 2012 pendant 3 semaines seulement car elle a fait un trouble transitoire visuel pendant 10 mn et dans le doute nous l’avons attribué a la dite pilule,(on m’aussi parlé d’une grise migraineuse possible) elle a fait un scan mais rien .
    mais depuis, (cela n’a rien a voir, d’ aprés l’endocrinologue) elle a pris 10 kgs, souffre de bouffées de chaleur intenses, et de sautes d’humeur ainsi que de cycles irréguliers ( elle ne prend pas de contraceptifs et n’a pas encore de vie sexuelle)
    nous avons fait l’an dernier irm cérébral qui n’a rien donné puis dosage : prolactine cortisol etc qui montrait des disfonctionnement mais comme à chaque controle ça revenait légèrement au dessus de la normale,
    nous avons laissé courir quques mois mettant cela sur le dos du stress et du bac! (dixit l’endocrinologue)
    cela a recommencé cet hiver: même symptomes!
    re irm cerebral : micro adenome hypophysaire a prolactinémie” non secretant”
    dosage pointu en hospitalisation de jour au chu caen
    la prolactine est passé de 80 a 28,6
    taux de testostérone et androgène légèrement augmenté.
    bilan thyroïdien normal,voici le compte rendu du médecin:

    “tous ces éléments,ainsi que les hormones de l’hypophyse font évoquer un syndrome des ovaires micro polykistiques qui peut exister même si l’échographie des ovaires n’est pas perturbée.
    cela peut tout a fait expliquer vos cycles irrégulers, votre tendance a la prise pondérale et les anomalies biologiques observéeq, y compris letaux de prolactine un peu fluctuant.
    le meilleur traitement du syndrome des ovaires micro polykystiques est la pilule oestroprogestative mais comtetenu de votre antécédent de troubles neurologiques transitoires alors que vous étiez sous pilule la remise en route d’un tel traitement n’est pas évident”
    enfin l’endocrinologue nous propose soit de voir un neurologue soit de rester comme ça, avec une nouvelle irm et un bilan sanguin en février.
    elle est mal dans sa peau , je ne peux pas la laisser comme ça, on m’a parlé de micro immunothérapie? je fouille tout internet afin de trouver une solution ;aidez moi s’il vous plait,je ne sais pas vers qui me tourner pour trouver une solution

    1. Bonjour Lehaguez
      Compliqué. Je comprends. Si vous avez à faire avec un syndrome de l’ovaire polykystique, la meilleure approche consiste à la considérer comme si elle était diabétique et de couper de façon importante les sucres et les féculents. Pour vous guider, faites une recherche sur ce site avec les mots “syndrome métabolique” et tout ce qui a rapport à index glycémique ou charge glycémique.
      Au niveau des plantes médicinales, le gattilier (Vite agnus castus) donne des bons résultats.
      Il faudrait consulter un naturopathe et/ou un herboriste/phytothérapeute compétent.

      Il y a des possibilités de traitement mais souvenez-vous la pierre angulaire du traitement est de réduire de façon importante les sucres et féculents, notamment le blé et le pain.
      Santé!

      1. Et le riz et le sarrasin, c’est ok ? Je suis opk mais très mince… aucun médecin ne veut tester mon insuline… J’ai arrêté un traitement macro-progestatif (lutenyl) après 4 ans de prise, suite à un (vrai) kyste (mais rien à voir avec le sopk). Je suis dans un état très bizarre depuis plusieurs mois avec bcp de symptômes physiques, a priori plus somatiques qu’autre chose mais depuis l’arrêt du traitement (ça fait 4 mois), c’est gros chamboulement, spm alors que je ne connaissais pas et entre gastrite, douleurs et boules aux seins, ovaires etc, + perte de poids alors que je suis déjà très mince… Je ne peux faire l’impasse sur les féculents (pommes de terre, patates douce, riz, sarrasin, très peu de pain, légumineuses)…. Je brûle toutes mes calories ! Ma tsh est normale (je dois refaire un bilan hormonal). Je ne mange pas ou quasi jamais de sucres rapides car je ne supporte pas. Chocolat noir à plus de 80 pour cents, cake maison que je sucre à la banane mûre… fruist sesc, pommes etc, un peu de miel quand même… si je prends de la pâte à tartiner, même bio, j’ai de l’acné et je me sens mal mais on ne veut pas tester mon insuline car je n’ai pas le profil ! J’ai une autre question… sous ce progestatif, la dernière année, j’ai enchaîné les infections orl… je me demandais s’il y avait lien . Le lutenyl finit par provoquer un état proche de la ménopause… Les gynécos ne disent rien !

          1. re Bonjour Lala
            Il me faut les dosages pour juger. La même substance peut être très utile ou inutile selon la dose et le type de produit. Par exemple le Formag contient du magnésium mais c’est de l’oxyde de Mg, un des sels les moins bien absorbés
            Dans votre question précédente, le riz et le sarrasin normalement sont des bons grains mais dans votre cas, il peuvent causer une pointe de glycémie et d’insuline qui augmente votre inflammation et dégrade votre état.
            Santé!

        1. Bonjour Lala
          Le syndrome de l’ovaire polykystique est une forme de diabète. La meilleure façon de le traiter est de couper “drastiquement” les sucres, féculents et autres glucides (incluant la banane molle 🙂 ). le fait que vous fassiez de l’acné va dans le même sens. https://www.jydionne.com/acne-aggravants-et-solutions/
          Renseignez-vous sur l’alimentation cétogène. Si vous le désirez, je peux vous guider en consultation. https://www.jydionne.com/consultations/
          Santé!

        2. Merci pour votre réponse. Mon acupuncteur m’a recommandé de cesser les épices et le magnésium, trop acidifiant mais pour les féculents pas d’indication… Je ne vois pas trop comment faire de ce côté car je suis déjà très menue et j’ai besoin de manger des aliments qui tiennent au corps. Je sais que le gluten n’est pas tjs recommandé et je l’avais arrêté sauf que j’ai repris récemment faute de temps pour cuisiner et autres soucis dont perte de poids et je ne peux me permettre de perdre du poids. J’aurais mes dosages dans un mois. C’est très compliqué de trouver un équilibre entre toutes les “écoles”… On lit que le curcuma est une panacée mais mon acupuncteur dit que cela agit comme la cortisone… L’endocrinologue ne m’a pas du tout confirmé le lien avec un pseudo diabète… Devrais-me nourrir que de légumes et de bons gras et protéines ? Je ne consomme pas de lait, un peu de beurre seulement… Aucune pâtisserie sauf maison et très peu de sucres rapides sauf oui riz blanc et donc depuis peu pain blanc à l’occasion… C’est bien difficile de tout maîtriser…

          1. Bonjour Lala
            Je comprends qu’il soit difficile de concilier tout ça. Je trouve que les conseils de votre acuponcteur sont étrange. Comparer le curcuma à la cortisone, c’est assez abusif. les mécanismes d’action sont totalement différents. le curcuma diminue l’inflammation, si c’est une bonne formule absorbée (C’est là le hic), mais aucun lien avec les surrénales ni la cortisone…
            Si on parle de Syndrome de l’ovaire polykystique : ne limitez pas les légumes verts, les sources de protéines, les gras et aliments gras.
            Le regard du spécialiste sur les “pseudo-diète” n’est pas conforme à la science. Je vous suggère de vous renseigner à quelqu’un qui connait ces approches alimentaires.
            Dernier point, ne mettez pas trop d’importance à l’acidification. Controversé et pour SOPK, aucun lien.
            Santé!

  5. Merci pour cette article c’est le meilleur que j’ai lu sur le sujet à date! et ca fait plusieurs années que j’essaie de bien me renseigner sur le fameux terrible spm. Cet article est clair simple et précis et donne un peu d’espoir au lieu d’etre décourageant merci…je continue d’essayer de me soigner…

  6. Bonjour et merci pour cet article intéressant. Je travaille en shiatsu sur le SPM (en France), et je m’aperçois que peu de personnes connaissent réellement ce qu’est le SPM. On a tendance (y compris les femmes parfois)à croire qu’il s’agit uniquement de quelques désagréments passagers et en aucun cas de quelquechose de réellement handicapant.On m’a même dit (une femme!!) que la fatigue, la dépression dans ces périodes-là étaient foutaises!!je constate que le SPM est encore mal connu. et cela fait du bien de vous lire, de lire cela de la part d’un homme qui peut nous comprendre car on se demande parfois si le SPM n’est pas minimisé car non compris de la gente masculine..alors bravo!! 😉
    En France nous sommes en retard à beaucoup de niveaux. La plupart des informations que j’ai trouvées sur le sujet proviennent du Canada, Du Royaume Uni..je suis d’ailleurs en contact avec une psychothérapeute de Montréal, qui travaille sur le sujet depuis 20 ans et qui semble obtenir des résultats via la psychothérapie (Pauline Houle), peut-être la connaissez-vous?
    Je suis quelques personnes pour mon mémoire de shiatsu (voir mon blog) et j’obtiens des améliorations, alors je persiste à croire que les techniques autres que la médecine allopathique peuvent nous aider réellement.
    Bonne continuation à vous et bon courage à toutes ces femmes qui souffrent de ce syndrome.
    Solène
    hoa-sen.over-blog.com
    Solène

  7. Bonjour monsieur Dionne,

    On entend souvent parler du citrate ou du chlorure de magnésium mais je n’arrive pas à trouver de l’information sur la malate de magnésium. Pouvez-vous me dire si c’est un magnésium facilement assimilable?

    Merci à l’avance pour votre précieuse aide!
    Geneviève

    1. Bonjour Geneviève
      En gros, les acides organiques (citrate, malate, lactate, etc.) sont solubles et absorbés sensiblement aussi bien les uns que les autres. Les 2 sels de magnésium à éviter sont l’oxyde et le carbonate qui sont très peu solubles et très peu absorbés. L’hydroxyde de magnésium est aussi très peu absorbé. C’est pourquoi on l’utilise comme laxatif et comme antiacide (Lait de magnésie)
      Santé!

  8. Bonjour
    Comme Valérie ci-haut l,a souligné au passage la santé hépatique joue beaucoup sur le sfluctuations hormonale s, puisque la plupart des hormones sont issues ou du moins métabolisées par le foie, de le détoxiquer aide aussi dans ce cas-ci. Cure ponctuelle au classiques: artichaut, curcuma, pissenlit et romarin -citron à chaque début de saison.
    Contre les crampes elles-mêmes: tisane de sauge, cataire et ou ou pire des crampes un peu de valériane comme antispasmodique…parfois de l’Huile essentielle de sauge -et ou de menthe poivrée frottée sur l’abdomen ou dans le nombril aide aussi …
    Et comme vous l’avez précisé, vérifier les carences en B6, AGE et Ca-Mag…Parfois chez les grosses mangeuses d’animaux et leurs sous-produits, clean-up des xéno-hormones avec glucarates et sulforaphanes des crucifères, nos braves choux, mais crus et bio…Anny, toujours bavarde. Merci J_Y!

  9. Ma fille avait beaucoup de misère avec le SPM…mais depuis qu’elle fait de l’exercice a chaque jour…tout va bien!!(elle as une très bonne alimentation, aussi.)

    Bravo, Jean-Yves…excellent article!!!

  10. Pour ma part, je m’en suis sorti en arrêtant l’alcool pour un certain temps, puis en en consommant beaucoup moins. Et avec le curcuma comme hépatique.

  11. en effet l’huile d’onagre et de bourrache dans la première partit du cycle donne de très bon résultat tant sur l’humeur que sur la sensibilité des seins. De même qu’un apport de lait de soja et de tofu sont autant bénéfique .

  12. Merci beaucoup de comparer le corps de la femme a une horlogerie fine…c’est très beau!:) J’aimerais comprendre quelque chose…vous dites que souvent le SPM peut etre causé par un surplus d’oestrogènes alors pourquoi proposez vous des phyto-oestrogènes via le soya et les légumineuses!?!

    Merci beaucoup

    Dominique

    1. Bonjour Dominique,
      Justement, les phytoestrogènes ont cet effet de normaliser et de réduire les excès. Il est faux de croire que les phytoestrogènes sont des estrogènes. Ce sont des molécules qui ont une affinité partielle aux récepteurs estrogéniques, très partielle, de l’ordre de 1/1000 par rapport à l’estradiol.
      Leur effet n’est pas de stimuler, mais soit de déplacer les xénoestrogènes (comme les perturbateurs hormonaux), soit de normaliser la réponse.
      Santé!

  13. Enfin un article intelligent sur le SPM qui ne donne pas l’impression que nous sommes des handicapées de l’humeur! Merci pour vos pistes de réflexions intéressantes. Pour ma part, j’ai remarqué que depuis que je consomme régulièrement de la levure de bière vivante (plusieurs vitamines du complexe B) mon niveau d’énergie fluctue moins dans le mois et mon humeur est plus stable. Le fait d’avoir cessé de fumer a également diminué mon anxiété. Je serais curieuse de connaître le témoignage de femmes utilisant de l’huile d’onagre…

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