L’extrait de pépin de pamplemousse est-il un bon antimicrobien?

Plusieurs personnes utilisent l’extrait de pépin de pamplemousse (EPP) comme agent antimicrobien, agent de conservation, voire antibiotique. L’EPP est un produit naturel vendu comme désinfectant contre de nombreuses bactéries et moisissures.

Est-ce aussi efficace qu’on le dit?

Preuves d’efficacité

Quelques références montrent une efficacité remarquable de l’EPP comme antiseptique, antifongique et bactéricide in vitro contre de nombreux micro-organismes: Streptococcus sp, Staph. aureus, Enterococcus, Enterobacter, E. coli, Candida, Geotrichum, Aspergillus et Penicillium sp.(1,2) Les tests ont confirmé que l’EPP, même fortement dilué (1:512), était encore bactéricide.(2)

Qu’est-ce qui est efficace?

Au début des années 2000, dans le cadre du cours sur les produits de santé naturels que j’ai développé à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, j’avais fait une petite recherche pour inclure l’EPP. Déjà à cette époque, j’apportais un doute sur les preuves d’efficacité parce que deux autres publications avaient trouvé des concentrations significatives de triclosan, de méthyle parabène, et de benzéthonium HCl, des antimicrobiens et agents de conservations de synthèse.(3,4) Les quantités trouvées étaient suffisantes pour expliquer l’effet du EPP.

Adultération

Le 5 juin dernier, je recevais un courriel d’une organisation américaine dédiée à l’éducation sur les plantes médicinales (American Botanical Council) dans lequel il est question des efforts de l’organisation pour éliminer l’adultération. L’adultération est une pratique frauduleuse par laquelle le fabricant ajoute à son produit des substances non désirables (moins coûteuses et souvent toxiques). Cette pratique trop fréquente n’est pas l’apanage des produits de santé naturels. Souvenez-vous des préparations pour nourrissons contaminées à la mélamine, ou encore des jouets en provenance de Chine contenant de la peinture au plomb et autres substances toxiques. Cette pratique est tellement réelle qu’on lui a donné un nom: le China Syndrome. Les fabricants honnêtes sont obligés de tester les matières premières de plusieurs façons pour déjouer les fournisseurs à l’éthique douteuse.

Dans le courriel de l’American Botanical Council, un article sur l’EPP montre que la réalité que je décrivais au début 2000 ne s’est pas améliorée.(5) Après une revue exhaustive des publications sur le sujet, l’auteur JH Cardellina affirme que:

  • L’extrait de pépins de pamplemousse, peu importe la méthode de fabrication, n’a pas d’effet antimicrobien.
  • Tous les produits testés d’EPP contenaient un ou plusieurs agents antimicrobiens de synthèse.
  • L’argument selon lequel les molécules adultérantes seraient en fait créées par le procédé d’extraction ne repose sur aucune base.

L’auteur conclue que l’extrait de pépins de pamplemousse n’est pas un produit de santé naturel.

Conclusion

L’extrait de pépin de pamplemousse est une substance irritante, au goût fortement amer et inefficace comme antiseptique. Son effet provient des adultérants qu’on y ajoute et qui sont des molécules nocives pour la santé. Bref, c’est un produit à éviter.

Pour désinfecter, plusieurs autres options s’offrent à vous: des huiles essentielles (pures à 100%) comme les huiles de théier (Melaleuca alternifolia), d’origan (Origanum vulgare), de cannelle (Cinnamomum zeylanicum, C. verum) ou d’eucalyptus (Eucalyptus globulus), et même, dans certains cas, le jus de citron ou le vinaigre, sont des désinfectants très efficaces lorsqu’ils sont utilisés correctement.

Pour en connaître plus sur les effets des agents antimicrobiens de synthèse, lisez:

Ajout après publication:
Suite au commentaire de Pierre (voir ci-dessous), je vous suggère le lien suivant qui donne plus de détails, entre autres, sur l’aspect antimicrobien des huiles essentielles: http://www.labo-resala.com/fiches_huiles_essentielles.html

Références:

  1. Reagor L, Gusman J, McCoy L, Carino E, Heggers JP. The effectiveness of processed grapefruit-seed extract as an antibacterial agent: I. An in vitro agar  assay. J Altern Complement Med. 2002 Jun;8(3):325-32. PubMed PMID: 12165190.
  2. Heggers JP, Cottingham J, Gusman J, Reagor L, McCoy L, Carino E, Cox R, Zhao JG. The effectiveness of processed grapefruit-seed extract as an antibacterial agent: II. Mechanism of action and in vitro toxicity. J Altern Complement Med. 2002 Jun;8(3):333-40. PubMed PMID: 12165191.
  3. von Woedtke T, Schlüter B, Pflegel P, Lindequist U, Jülich WD. Aspects of the  antimicrobial efficacy of grapefruit seed extract and its relation to preservative substances contained. Pharmazie. 1999 Jun;54(6):452-6. PubMed PMID: 10399191.
  4.  Sakamoto S, Sato K, Maitani T, Yamada T. [Analysis of components in natural food additive « grapefruit seed extract » by HPLC and LC/MS]. Eisei Shikenjo Hokoku. 1996;(114):38-42. Japanese. PubMed PMID: 9037863.
  5. Cardellina JH. The Adulteration of Commercial “Grapefruit Seed Extract” with Synthetic Antimicrobial and Disinfectant Compounds HerbalGram. 2012;94 :62-66.  American Botanical Council

Photo : Citrus_paradisi_(Grapefruit,_pink).jpg: א (Aleph)

47 réflexions au sujet de « L’extrait de pépin de pamplemousse est-il un bon antimicrobien? »

  1. Michael Deslandes

    Tu as parfaitement raison sur la nature frauduleuse de ces extraits de pépins de pamplemousse. Il y-a quelques années nous avons effectué des tests dans nos laboratoires pour y découvrir la présence de chlorure de benzalkonium en grande quantité!

    Répondre
    1. Claudette

      Si le producteur identifie que son extrait biologique ne contient pas de benzéthonium chloride, triclosan ainsi que de pesticides organochlorés et organophosphoriques et qu’il ajoute la concentration en bioflavonoides de son extrait, quoi penser du produit ?

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    2. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Claudine,
      Je ne sais pas. Lisez le commentaire de Michael Deslandes à ce sujet. J’ai tendance à croire son laboratoire et la première référence de mon texte.
      Santé!

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  2. Denise Lamontagne

    Bonjour monsieur,

    J’utilise un EPP depuis plusieurs années … Suite à votre article, le doute s’installe facilement … Est-ce possible d’avoir une analyse sérieuse d’un tel produit ?

    Répondre
  3. Stéphanie

    Ma question…est ce qu’il existe des marques qui contiennent que de l’Extrait de pépin de pamplemousse?? Ou s’il faut douter de toutes les compagnies? En ce moment, on voit celui de New Roots sur les tablettes de magasin…Pensez-vous qu’il contient, lui aussi, les ingrédients qu’on veut éviter? merci!

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    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Stéphanie,
      Jusqu’à preuve du contraire, oui, à éviter. Peu importe la marque.
      Par exemple, sur le site du produit Citricidal, on peut lire :
      Citricidal® is synthesized from the polyphenolic compounds found in grapefruit seed and pulp. Numerous reactions are involved, including distillation, catalytic conversion, and ammoniation. The active component of Citricidal is a quaternary ammonium chloride(a diphenol hydroxybenzene reacted with ammonium chloride) similiar to benzethonium chloride when analysed in accordance with USP XXII/NF XVII. (Benz. Chloride is a powerful germical agent, but is highly toxic to all animal life. See info on toxicity, below)
      Tant qu’on explique l’effet par la présence d’ammonium quaternaire, je n’y crois pas.
      J’attends qu’on me contredise.
      Santé!

      Répondre
  4. Esther

    J’ai acheté la marque New Roots récemment parce que celle que j’ai déjà utilisée était en rupture de stock(et certifiée bio). Je m’en suis servi cet hiver(la marque bio) lors d’un séjour en Guadeloupe quand mon copain est devenu grippé avec fièvre et tout le bataclan. Extrait de pépin 3 matins de suite et zéro grippe pour moi. Lui ai laissé la bouteille, il l’a utilisé pour aider à combattre son psoriasis, de manière passablement efficace.
    Je viens de vérifier New Roots, aucune certification… J’avoue que j’hésite à m’en servir maintenant !

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  5. claudette leboeuf

    Bonjour Jean-Yves

    J’ai cherché sur votre site une chronique pour l’allergie printanière, y a-t-il qq chose à prendre plus naturel que Claritin et cie ? le réactine , même faible, me rend moche, ça achève je crois, ça été avant departir en vacances, avril et en revenant fin mai, début juin. Je crois tilleuls et …. ???

    Bonne fin de semaine à vous tous !

    Répondre
  6. Carolyne

    Bonjour Jean-Yves,
    De tout ce que j’ai essayé depuis des années, l’extrait n’avait pas fait ses preuves à mes yeux…Mes premiers choix actuellement sont le simple et économique ‘jus de citron’ fraîchement pressé, bio de préférence, tant à l’interne qu’à l’externe, l’huile d’origan que je trouve très intéressante et le propolis d’abeille que j’utilise depuis des années pour son effet anti-inflammatoire, légèrement sédatif et anti-fongique. J’aimerais bien d’ailleurs avoir ton point de vue sur ce dernier.

    Merci encore pour cette excellente mise à jour ! 🙂

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Carolyne,
      Excellente suggestion. En attendant d’avoir un article complet: La propolis mérite tout à fait sa réputation. Excellent antibactérien, antiviral (feux sauvages) et cicatrisant.
      Santé!

      Répondre
  7. GHISLAINE NAUFAL

    Qu’en est-il de la marque CITRICIDAL de HIGHER NATURE ? Je l’utilise pour la désinfection des légumes, serait-elle aussi porteuse de ses triclosan, de méthyle parabène, et de benzéthonium HCl, des antimicrobiens et agents de conservations de synthèse. Dans la formule de l’emballage, rien de tous ces termes existent. Merci d’avance.

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Ghislaine,
      J’ai bien peur qu’il entre dans la même catégorie.
      J’ai trouvé ceci sur le site :
      Citricidal® is synthesized from the polyphenolic compounds found in grapefruit seed and pulp. Numerous reactions are involved, including distillation, catalytic conversion, and ammoniation. The active component of Citricidal is a quaternary ammonium chloride(a diphenol hydroxybenzene reacted with ammonium chloride) similiar to benzethonium chloride when analysed in accordance with USP XXII/NF XVII. (Benz. Chloride is a powerful germical agent, but is highly toxic to all animal life.)
      En langage simple, ils affirment que le principe actif est un ammonium quaternaire … ce qui ne se peut pas dans la chimie de la graine de pamplemousse.
      Santé!

      Répondre
  8. Michel Charbonnier

    Bonjour,
    je viens de lire votre article, très intéressant.

    J’utilise du citrobiotic certifié AB, fabriqué par SANITAS
    G

    Répondre
  9. Michel Charbonnier

    Bonjour,
    je viens de lire votre article, très intéressant.

    J’utilise du citrobiotic certifié AB, fabriqué par SANITAS
    GmbH & KG
    Sur le flaçon, il n’y a pas d’indiqué la composition…
    je suis maintenant perplexe, après avoir lu tout ce que vous dites.

    Avez-vous les moyens de savoir si ce produit est aussi néfaste, que les autres que vous avez cité dans vos remarques

    Merci pour votre réponse

    Bien cordialement

    Michel

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Michel,
      Je ne crois pas qu’il soit néfaste. Simplement, je ne suis pas convaincu qu’il soit naturel. Aux doses utilisées, les risques sont négligeables.
      Santé!

      Répondre
  10. Jacques B. Boislève

    Une fois n’est pas coutume, je trouve qu’il manque des éléments dans votre courte synthèse et que cela conduit un peu rapidement à un parti pris contestable.
    Après avoir longuement enquêté sur l’EPP, Il y a plusieurs faits qui me semblent acquis :
    – l’EPP Citricidal a été largement évalué, et vos deux premières références sont des publications qui concluent une série de travaux peu courantes pour un antiseptique naturel et devraient cesser de mettre le doute sur son efficacité.
    – Le pépin de pamplemousse n’est pas antiseptique (et l’histoire du découvreur que l’on raconte partout est sans doute une légende…) et c’est par un processus de transformation que les polyphénols sont activés, par fixation d’ammoniums. Citricidal n’a jamais caché cela. Et les produits formés sont probablement proche du Benzéthonium, formant un ensemble de molécules complexe dans lequel il est difficile d’identifier le(s) véritables(s) principe actif.
    – L’efficacité du produit étant directement liée au process de transformation (qui n’a jamais été dévoilé), tous les produits sont différents, avec le risque que certains soient inefficaces, et que des producteurs amateurs y ajoutent des antiseptiques.
    Lors des contrôles effectués en Europe, tous n’ont pas révélés la présence d’additif…
    – La médecine n’a pas intérêt à reconnaître un antiseptique naturel qui semble dans certains cas faire mieux que les médicaments à AMM, d’où une forte motivation à chercher des problèmes.
    – Ce produit est largement utilisé, depuis longtemps, avec des résultats certes non évalués contre placebo, mais d’une efficacité reconnue par de très nombreux utilisateurs et des praticiens qui le prescrivent.
    – Il n’a jamais été décrit à ma connaissance d’effets toxiques avec les produits de référence largement diffusés, malgré des usages répétés et parfois à forte dose.

    Bien sûr que oui, il y des doutes et une opacité… Mais qui se donne la peine d’enquêter jusqu’au bout ?
    Si le produit avait des effets néfastes, il y a longtemps qu’il serait retiré.. Dans la CEE, tout ce qui a été en cause dans des effets toxiques a perdu son statut de produit de santé naturel en vente libre…
    Si c’est le chlorure de benzethonium qui est responsable de ces propriétés, pourquoi n’utilise-t-on pas directement la forme de synthèse ?

    Quand l’expérience est à ce point bénéfique (même certains médecins hospitaliers l’utilisent !) et sans causer de dommage après des années d’utilisation, peut-être faudrait-il le regarder d’un autre oeil que par le filtre de publications qui cherchent la faille, forcément trouvable dans la jungle d’extraits différents qui circulent librement sur un marché finalement très libre…

    Cordialement

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Merci Jacques,
      Peut-être que ce produit spécifique se démarque, quoique la chimie de la création des ammoniums lors de la fabrication me semble difficile à croire. Je vous réfère tout de même au commentaire de Michael sur le même article.
      J’ai peut-être tort, mais comme on dit ici, il n’y a pas de fumée sans feu.
      Santé!

      Répondre
    2. Baya

      Qu’en est-il aujourd’hui en 2014, de la législation et surtout de la recherche sur les extraits de pépins de pamplemousse autorisés dans la communauté européenne ?
      Quant au laboratoire « Suppléments Aromarik » de Monsieur Michael Deslandes, premier intervenant de ce fil, je cite au chapitre « Formulation » de son site :
      « À la tête d’une équipe de biochimistes, microbiologistes, aromaticien et spécialiste des technologies alimentaires, Michaël Deslandes, président de Suppléments Aromatik, met personnellement toute son expérience et son esprit visionnaire à contribution. Étant responsable de plusieurs succès commerciaux et fort d’une expérience en conception de produits de plusieurs années chez Bayer… »
      L’extrait de pépin de pamplemousse n’est donc pas le seul à posséder un background problématique semble-t-il. Mais tout le monde peut progresser, n’est-ce pas ?

      Répondre
  11. Maryse Levac

    Bonjour Jean-Yves après plusieurs mois ils ont remis le nutribiotique sur le marché, penses-tu qu’ils ont enlevé les produits dont tu parlais plus haut(l’aldutération)?

    Bonne journée

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Maryse,
      Je reste sceptique. La chimie de la création des amines (composés actifs) lors de l’extraction ne m’a pas convaincu. Je partage l’opinion du chercheur qui a écrit le rapport qui sert de référence à mon billet. Il se peut que je me trompe, mais j’attends d’être convaincu.
      Il y a d’autres solutions comme certaines huiles essentielles très efficaces comme antiseptiques (ou devrais-je dire antisceptique 🙂
      Au plaisir!

      Répondre
  12. Céline Arsenault

    Bonjour Jean-Yves,

    Je reprends mon retard dans mes lectures de tes artices… Je veux juste te dire que j’apprécie énormément la qualité de tes recherches que tu nous partages si généreusement. Ton travail me permet de faire à mon tour un meilleur travail auprès de ma clientèle. Merci infiniment!

    Céline Arsenault, ND.A.

    Répondre
  13. juliette

    Bonjour! Je suis flabbergastée par votre article! Je souffre de plusieurs problemes de santé,dont le lupus,et je croyais vraiment avoir trouvé une solution,une approche plus naturelle que celles auquelles je dois me soumettre chaque jour..
    C’est tout tristement que je demande si le concentré que j’ai acheté au naturiste, de la marque naturiste/vitamin world est totalement inutile?
    Puis-je au moins m’en servir pour nettoyer la cage de mon perroquet ,ou ca ne tue aucune bebitte toxique, que ce sois bacterie/pathogene/parasite ?
    Je m’excuse si la question a deja été posée ou que la reponse se trouve dans les autres textes, je souffre de migraines occulaires reccurentes et c’est difficile pour moi de lire longtemps un ecran sans en faire un episode..

    Merci encore
    JB

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Juliette,
      Pour être efficace, l’extrait que vous avez acheté est efficace. Le problème n’est pas là. Il est dans la fabrication et dans le fait que l’effet bactéricide est dû à des molécules rajoutées. Une chose est sure, il est un bon antibactérien.
      Santé!

      Répondre
      1. Geneviève

        Quand vous dites que le produit (marque naturiste/vitamin world )est efficace, est-ce parce que il a été testé positif aux produits nocifs dans une étude quelconque ou simplement parce qu’il fait parti du lot d’extrait de pépin de pamplemousse. la compagnie (marque naturiste/vitamin world ) certifie que ses produits sont sans contaminants…
        Y-a-t’il des produits que vous avez testé qui sont sans ces produits nocifs?
        J’essaie de m’y retrouver entre toutes ces informations contradictoires dans mettre ma santé en danger.

        Je prends l’EPP en prévention contre la gastro-entérite que j’attrape environ 3 fois l’an, avez-vous une autre alternative?

        Répondre
        1. JYD Auteur de l’article

          Bonjour Geneviève,
          Mon commentaire n’est pas à propos de ce produit spécifique. En fait, l’article que je cite mentionne que les extraits de pépins de pamplemousse contiennent des substances bactéricides de synthèse. Donc, si on se fie aux analyses (que je n’ai pas faites moi-même, mais que je cite), le produit que vous mentionnez sera un bactéricide efficace, mais pas naturel.
          À mon avis, la meilleure prévention pour les gastroentérites est de consommer des probiotiques en quantité suffisante tous les jours. Ainsi, votre flore intestinale résiste à l’envahisseur et vous n’avez pas de symptômes.
          Santé!

          Répondre
  14. annie

    Bonjour jean-Yves,

    Votre article m’a interpellée car je m’étais effectivement déjà posé la question avant d’acheter l’extrait de pépin de pamlemousse bio Nat&Form afin de lutter contre le virus hpv. Je les avais appelés afin d’en savoir plus et ils m’avaient assuré qu’il n’y avait aucun rajout dans le produit. je m’inquiète donc un peu car je prends ce produit à raison de 30 gouttes par jour depuis 5 mois. Qu’en pensez-vous ?

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Annie,
      Il n’y a pas de danger. Simplement, des doutes sérieux sur la composition du produit.
      Pour ce virus, suggestion : la propolis appliquée directement.
      Santé!

      Répondre
  15. dupuis

    Bonjour
    bonnes fêtes à tous
    mais
    une étude sérieuse sur ce produit et ou molécule est il envisageable par un laboratoire indépendant
    en vous lisant on ne sais plus

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Dupuis
      Non, je n’ai pas la réponse et n’ai pas trouvé d’info. Par contre, celle que j’ai présenté a l’avantage d’être indépendante.
      Santé et Bonne Année 2014

      Répondre
  16. Ghislaine Naufal

    J’ai lu dans Sante Nature Innovation ce qui suit :

    Vous avez peut-être remarqué que pour remplacer l’aluminium dans les déodorants, les fabricants proposent des produits à la pierre d’alun. En réalité, la pierre d’alun, toute naturelle qu’elle soit, contient exactement les mêmes sels d’aluminium, et présente donc les mêmes dangers pour le cancer du sein !

    Qu’en pensez vous?

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Ghislaine
      C’est un partie vrai. Mais tous les aluns ne contiennent pas nécessairement d’aliminium.
      Il y a mieux de toute façon.
      la sauge, les extraits de lichen, etc. autant de solution
      Si vous habitez l’Amérique, le produit Liken plant de earth Science travaille bien
      santé!

      Répondre
  17. Baya

    Jean-Yves, veuillez s’il vous plaît me pardonner de revenir une fois encore sur cet article, maintenant un peu ancien. Je persiste néanmoins, car le débat sur l’intérêt ou non de l’EPP n’est vraiment pas clos. Et à la relecture de votre article, quelque chose vient de me sauter aux yeux. Je vous cite :
    « Dans le courriel de l’American Botanical Council, un article sur l’EPP montre que la réalité que je décrivais au début 2000 ne s’est pas améliorée. Après une revue exhaustive des publications sur le sujet, l’auteur JH Cardellina affirme que :
    • L’extrait de pépins de pamplemousse, peu importe la méthode de fabrication, n’a pas d’effet antimicrobien.
    • Tous les produits testés d’EPP contenaient un ou plusieurs agents antimicrobiens de synthèse.
    C’est étonnant, n’est-ce pas ? Les deux affirmations se contredisent fatalement. Car comment M. Cardellina peut-il affirmer que l’EPP n’a pas d’effet antimicrobien, puisqu’il admet dans la seconde proposition que « Tous les produits testés d’EPP contenaient un ou plusieurs agents antimicrobiens de synthèse » ? Ce qui revient à dire que n’ont pas été testés d’EPP purs, alors ? Donc exit la première conclusion. Et de plus, qu’en est-il de ces fameux adjuvants et autres « agents antimicrobiens » présents dans « tous » les produits en question, et qui soudain, en contradiction avec l’ensemble les tests précédemment effectués par de nombreux laboratoires, n’auraient miraculeusement plus aucun effet antiseptique ?
    En attendant davantage de précisions, c’est moi qui deviens de plus en plus sceptique…
    Cordialement.

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Baya
      Le scepticisme est votre meilleur atout. Je n’ai pas la vérité. Simplement une façon de voir le monde.
      Dans cet article, je rapporte une analyse. Il est particulièrement douteux que l’extrait contiennent des molécules (ammonium quaternaire qui n’existent pas dans la nature) alors que le pépin n’en contient pas.
      Donc, je reste sur mes gardes. Voyez-vous depuis la parution de cet article, je n’ai pas trouvé de publication scientifique qui remette en doute ces conclusions. Je peux me tromper et serai le premier à l’admettre… si on me donne les bons arguments.
      merci pour votre commentaire
      Santé!

      Répondre
  18. Baya

    Merci Jean-Yves pour votre réponse.
    Je me dis en réalité que cette controverse sur l’EPP pourrait avec un peu de volonté et de clarification, s’avérer fertile.
    En effet, si un organisme peut établir sans conteste que le pépin de pamplemousse non adultéré dispose de véritables pouvoirs bactéricides, nous disposerions alors d’un outil de phytothérapie incontesté et majeur aux côtés des huiles essentielles. Des essences végétales dont je suis un fervent utilisateur, mais dont vous savez bien sûr qu’elles sont d’une très grande variété et que nombre d’entre elles, extrêmement puissantes, peuvent être dangereuses selon l’utilisation qui en est faite, ou dangereuses pour certaines personnes. Elles sont souvent dermocaustiques contrairement à l’EPP, et demandent en conséquence un bon apprentissage de leurs potentiels et de leurs modes d’utilisation. D’autre part, en médecine vétérinaire féline, pour des raisons hépatiques particulières propres aux chats, elles sont quasiment inutilisables.
    Alors qu’en est-il de la recherche sur les EPP aujourd’hui ? Je vous accorde que la frénésie de la demande de ce produit favorise autant les laboratoires sans scrupule quant à la composition de leurs extraits, que ceux dont l’extrait est réellement pur, mais qui sont peu pressés de communiquer les analyses indépendantes montrant l’effet antibactérien avancé.
    Or, je ne comprends pas la passivité réunie des contradicteurs et des défenseurs à tout crin de l’EPP. Ou je la comprends trop bien. Pour une raison toute simple, qu’en tant que pharmacien vous m’accorderez je pense : le coût modeste d’un aromatogramme.
    Un aromatogramme pour ceux qui ne connaîtraient pas, est l’équivalent pour les huiles essentielles, d’un antibiogramme. Lequel vise à tester sur un prélèvement humain contaminé par un germe « x », un certain nombre d’antibiotiques, afin de déterminer à l’instant « t », pour une personne donnée, la meilleure molécule. Ainsi, ce qu’on fait pour les huiles essentielles peut être dupliqué pour l’EPP, sur une collection des germes les plus courants et importants. Ce qu’ont d’ailleurs réalisé tous les laboratoires à charge ou à décharge de l’EPP. A cette différence près, qu’aucun laboratoire indépendant, aucune administration (au hasard pour la France, le CNRS ou l’Agence nationale de sécurité du médicament, etc.) ne s’est réellement soucié de faire ou de faire faire une étude exhaustive, je veux dire, en remontant le process de fabrication de l’EP, plutôt moins compliqué comme organisme biologique que la malheureuse drosophile, n’est-ce pas ? Or, de quoi s’agit-il ? Tout simplement, de tester une petite production maison, faite à partir de pépins de pamplemousse certifié bio, espèce Paradisi ou autres.
    Ça aura l’avantage d’éliminer toute suspicion, de statuer définitivement sur l’éventualité d’une création naturelle d’ammonium quaternaire lors des processus de transformation, ça permettra enfin de sortir de la foi du charbonnier à laquelle nous invitent les intégristes pro et anti EPP.
    En science, tout le monde sait ça, on trouve, pour l’essentiel, ce qu’on cherche. Et quand on ne cherche pas du tout, on ne trouve rien fatalement. Et qu’on ne parle pas de finances manquantes pour ce type d’essais, ou j’éclate de rire jusqu’à Vancouver ! Combien coûte une prétendue recherche bidouillée sur un vague clone d’une molécule usée jusqu’à la corde et qui s’apprête à sortir des AMM ? Je vous passe le chiffre monstrueux. Je pense que sur ce point également, Jean-Yves, me donnera raison.
    Quant à moi, je ne vais pas me contenter de questionner ce forum extrêmement intéressant, je vais de ce pas commencer à stimuler un certain nombre de chercheurs concernés que je connais, afin de faire le point de façon indiscutable sur ce putatif secret de Polichinelle.
    Si des perspectives utiles se dégagent, je ne manquerai pas de vous en faire part avec joie. En vous priant de continuer à faire de même, je vous envoie mes amitiés.

    Répondre
  19. Le bellec

    Bonjour
    un epp acheté en pharmacie est il un gage de bonne qualité ( de marque nutrisanté).sachant que rien ne précise qu’il contienne des produits chimiques. Base citrus grandis, formule enrichie en bioflavonoides.2223 mg d’epp pour 100 ml. Merci pour votre réponse.

    Répondre
    1. JYD Auteur de l’article

      Bonjour Le bellec
      En fait, l’étude que je cite remet en question l’extrait en affirmant que les composés qu’il contient ne sont pas présent dans le pépin et que les « quaternaires » ne sont pas naturels. Donc, si on suit la logique, peu importe le fournisseur, on peut douter du produit.
      Santé!

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  20. J-P

    Moi ce que je comprends, c’est qu’il y as une différence fondamentale entre l’extrait « pur » tel que produit pour les essais « non contaminées » et l’extrait des fabricants. Il a toujours été question, concernant la méthode d’extraction, d’un procédé complexe et non divulgué en ce qui concerne le produit efficace. Le simple séchage et mise en poudre des composantes naturelles ne peut donc être représentatif du produit efficace. De plus, la présence de molécules s’apparentant à des agents de conservations connus, cela dans tout les extraits efficaces, laisse entrevoir une base commune logique. La similitude de certaines molécules n’est pas une preuve de contamination hors de tout doute, d’autant plus que TOUT les extraits efficaces semblent en contenir et la même. L’explication des fabricants concernant la synthèse du produit suspect lors du procédé complexe de fabrication est plausible selon moi. Il serait donc primordiale avant de porter quel qu’accusation que ce soit de définir avec certitude si le composé suspect est absolument identique aux agents de conservations auxquels on fait référence. Car il est fort probable qu’une molécule s’apparentant à ces produits, mais ayant les propriétés désirées, puisse être produite. Dans tout les cas, on ne parle donc pas d’un produit « naturelle », mais bien d’un produits de synthèse. Cela n’enlève rien aux propriété fascinantes du produit.

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    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour J-P
      Probable. D’autant plus que depuis cette parution, aucun autre auteur n’est venu confirmer cette étude. Je reste tout de même un peu sceptique quant au contenu d’une famille de molécule, les ammoniums quaternaires qui n’existent pas dans la nature.
      Mais vous avez raison. Ce n’est pas une étude qui peut détruire tout un historique. Simplement jeter un doute sain.
      Santé!

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  21. Anicette

    Bonjour,

    Tout d’abord merci de vous être penché sur ce genre de produit qui est somme toute d’usage très courant. J’utilise pour ma part depuis très longtemps et pour des usages divers et variés le citrobiotic des laboratoires sanitas, en Allemagne, il me donne bien satisfaction et je suis loin d’être la seule par ici (Auvergne, en France). Du coup, après visite sur leur site, il n’y a apparemment pas de produit bizarre dedans, il y a une analyse consultable sur le site, mais je suis ignare dans cette langue… Je vous joins donc le lien http://www.citrobiotic.de/citrobiotic-quest-ce-que-cest/?lang=fr . Qu’en pensez vous ?

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    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Merci Anicette
      Sans me donner l’analyse du produit comme telle, leurs 2 analyses montrent au moins que leur produit ne contient pas de contaminants/pesticides et qu’il ne contient pas le fameux benzalkonium décrié dans l’étude. Comme quoi, il faut toujours garder une certaine distance même face aux meilleures études.
      Santé!

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