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Aujourd’hui, avec le temps gris qui nous menace et qui nous tombe dessus depuis un certain temps, je veux vous parler de la dépression saisonnière, le blues de l’hiver, ou le trouble affectif saisonnier.

Pourquoi, durant l’automne, commence-t-on à se sentir un petit peu niaiseux? On n’a plus d’énergie, et le matin, on ne se réveille pas. On a besoin d’un 12è café pour que la machine parte, mais elle ne part pas pareil…

C’est ça, le trouble affectif saisonnier.

Le trouble affectif saisonnier: pourquoi ça arrive?

Il se passe une chose simple…

Durant l’été, je carbure, la lumière est là, il y en a plus que ce dont j’ai besoin. Arrive l’automne, arrive l’équinoxe (environ 12 heures de jour et 12 heures de nuit) et là, mon cerveau manque de lumière. C’est la base, ce qui explique pourquoi je me sens croche l’hiver (pas l’été, c’était un petit lapsus), pourquoi 15% de la population a un syndrome affectif saisonnier, avec des symptômes de dépression importants.

J’étais un de ceux-là… C’est pour ça que je vous dis que même avec un 12è café (peut-être un peu d’exagération, ici), ma machine était encore à « off ». Je l’ai connu celle-là.

Et, il y a beaucoup de gens… d’ailleurs, demandez à n’importe qui… Est-ce qu’en juillet vous avez la même énergie qu’au mois de décembre? La réponse est non. Pourquoi? Parce qu’il nous manque ça, cette lumière.

Lorsque la neige arrive, habituellement c’est moins pire parce que j’ai plus de lumière à cause de la réflexion de la neige.

Mais le trouble affectif saisonnier, ça peut se traiter, et on va regarder comment.

Outils pour le trouble affectif saisonnier

Il y a 3 outils de base. En fait, il y en a 4, et je vais vous parler du 4è tout de suite. C’est l’activité physique.

Activité physique

Plus je fais de l’activité physique, plus j’augmente ma dopamine et ma sérotonine, plus je suis réveillé. C’est vrai pour n’importe qui. Idéalement le matin, si vous n’êtes pas lymphatique, si vous n’avez pas un problème de basse pression. Donc, faites-le le matin, ça réveille le système.

Consultez aussi : https://www.jydionne.com/lexercice-vert-pour-etre-bien-dans-sa-tete/

Luminothérapie

Des 3 autres, le plus intéressant… j’ai apporté ma lumière (c’est un vieux modèle, ne le cherchez pas dans les magasins, je l’ai depuis au moins 20 ans)… Attention j’allume… Cette lumière-là, on se la met dans la face. Il y a une couleur dedans… C’est blanc, mais blanc-bleu, avec une longueur d’onde particulière de 470 nanomètres, qui touche un récepteur dans le fond de mon œil qui me réveille. Littéralement! Et ça, cette machine-là, je fais ça 10, 15 minutes, 20 minutes. Certaines personnes ont besoin de faire une autre période en après-midi, lorsque c’est vraiment très intense, mais souvent juste ça, le matin, ça suffit. Ça réveille mon système et je me sens prêt à faire ma journée.

Vitamine D

Le deuxième outil, c’est la fameuse vitamine D. Ça a l’air d’être ma marotte… Je vous en ai déjà parlé, je vais vous en parler encore… La vitamine D, on en fait avec le soleil, les ultraviolets B, avec le poisson, peut-être les produits laitiers, pis encore… Mais, si j’ai un taux sanguin suffisant, j’ai une plasticité neuronale qui apparait, mon cerveau est capable de s’adapter. Quand j’en manque, il a tendance à devenir un peu sclérosé et là, il n’y a rien qui marche. Alors, une bonne dose de vitamine D: on parle de 50 à 75 unités par kilo par jour. Calculez-le avec votre poids, vous allez voir que ce n’est pas 400 unités. On est ailleurs.

Omégas 3

Le 3è outil est un peu moins connu. C’est les omégas 3. Vous me dites: « Ben oui, je connais ça, les omégas 3 ». Oui, tout le monde connait les omégas 3, mais l’effet sur le cerveau est moins connu. Les omégas 3 travaillent un peu sur la neuroplasticité, comme la vitamine D, mais ils travaillent sur la fluidité membranaire; ils travaillent sur la capacité de votre cerveau de faire des neurotransmetteurs et de les libérer au bon moment. Alors là, ça devient intéressant.

On parle des omégas 3, des huiles de poisson (EPA & DHA ou, en français, AEP & ADH) qui sont actifs dans mon cerveau. Et encore là, ce n’est pas juste une petite capsule une fois de temps en temps. Ça vous prend une dose thérapeutique pour que votre cerveau se nourrisse. On parle d’une dose très significative qui contient au moins 1000 mg de EPA (AEP), le DHA (ADH) en plus. 1000 mg de EPA (AEP), c’est ma dose minimale pour avoir un impact. Certaines personnes ont besoin de 2 g (2000 mg), voire 3 g ou plus. Et là, je parle des EPA & DHA, je ne parle pas de la dose d’huile. Alors, regardez l’étiquette, prenez les bonnes doses, et vous allez passer un très bel hiver.

Sur ce, à la prochaine!

Pour plus d’informations sur le trouble affectif saisonnier, lisez aussi : https://www.jydionne.com/est-ce-que-l-hiver-vous-donne-les-bleus/

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Image par photosforyou de Pixabay

14 commentaires

  1. Bonjour à vous ,
    Je suis surprise que vous n’ayez pas mentionné le millepertuis dans votre article . Car dans d’autres vous aviez de bons mots pour ce produit . En tout cas pour moi ça fonctionne très bien .
    Merci pour vos infos pertinentes qui nous sortent de l’engrenage de la médecine chimique des antidépresseurs !

    1. Bonjour Sylvie
      Je n’a ipas mentionné le millepertuis parce que pour le trouble affectif saisonnier, ce n’est pas un premier choix. Il est très utile mais son risque d’interaction est important.
      Santé!

        1. Bonjour Sylvie
          Le millepertuis induit (augmente) une enzyme de dégradation des médicaments (cytochrome p450 3A4) qui affecte 70% des médicaments, notamment les contraceptifs. Donc, il peut augmenter l’élimination et faire en sorte que le médicament devienne inefficace.
          Il agit aussi surle neurotransmetteur, sérotonine. Le même sur lequel agissent les antidépresseurs. Ainsi, il peut trop augmenter la sérotonine et causer des effets secondaires.
          Santé!

  2. Tout ça est siper bon,faudrait rajouter la coenzyme Q-10 aussi.
    Attention aux surdoses d,oméga 3,moi,cela me donne la diarrhée et la vitamine D qui poeut donner des troubles arythmiques.

    1. Merci Jean pour votre commentaire.
      Pour les surdoses d’oméga 3, ok oui, ça peut donner des selles huiles. Mais vitamine D et arythmie ? je n’ai jamais vu
      Santé!

  3. Bonjour monsieur Dionne,

    Avez-vous des marques de lampes de luminothérapie à nous conseiller? Je ne sais pas où en trouver et lesquelles sont les plus efficaces.

    Merci!

  4. Bonjour Jean-Yves,

    Je ne connaissais pas ce lien entre la prise des bons omégas 3 et leurs effets sur la neuroplasticité. C’est très intéressant et instructif ! Est-ce que le simple fait de déjà réduire les omégas 6 serait également un pas dans la bonne direction ? Car corrigez-moi si je me trompe, mais en réduisant ainsi notre apport en omégas 6 ( même si ça en prend pareillement ), c’est plutôt le ratio omégas 3 et omégas 6 qu’il ne faut pas non plus oublier. Un ratio de 1:3 ou 1:4 serait-il selon vous l’idéal ? C’est toujours intéressant et fort apprécié d’en apprendre sur tout avec vos articles ! Merci encore pour vos réponses !

    Bonne Journée Santé !

    1. Bonjour Daniel
      Oui, c’est le premier pas. on veut tendre vers 1:1. Ensuite, augmenter les omégas 3 améliore la “fluidité membranaire”
      Santé!

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