• Recherche

On le sait tous, l’exercice est bon pour la santé. Par contre, on associe souvent l’exercice:

· à des heures passées dans un gym à transpirer et à côtoyer des gens tous plus en forme et mieux fait que soi;

· aux douleurs dont on souffrira pendant quelques jours après chaque nouvel exercice;

· et au temps perdu que la fréquentation d’un gym implique…

Bref, des heures de plaisir!

Est-ce ça l’idéal? Y a-t-il moyen d’améliorer sa santé autrement? Y a-t-il des alternatives plus intéressantes?

Dans la revue Environmental Science & Technology du mois de mai 2010, des chercheurs britanniques de l’université Essex ont repris 10 études (total: 1252 participants) dans le but d’évaluer si l’exercice physique dans un environnement naturel avait un impact supérieur sur la santé, la santé mentale et l’estime de soi.(1)

Type d’activités étudiées

· Bicyclette

· Jardinage urbain

· Aménagement forestier

· Marche et randonnée (dans un parc, en forêt)

· Pêche

· Bateau (toute embarcation)

· Voile

· Équitation

· Participer aux activités d’une ferme

Constat:

Les effets bénéfiques sur la santé se font sentir dès les premières 5 minutes. Le moral (la sensation de bien-être) et l’estime de soi sont améliorés par un facteur d’environ 50%. Cette amélioration augmente avec la durée (jusqu’à ½ journée d’exercice).

L’intensité de l’activité physique verte n’a pas besoin d’être forte pour procurer des bénéfices. Dès qu’on participe à une activité légère, on en retire des bénéfices importants, à tous les âges, et ce, dès la première fois!

Les chercheurs ont notés que plus le moral est bas, plus l’effet salutaire est important. Les personnes qui souffrent de maladies mentales sont parmi celles qui en ont retiré les plus grands bénéfices.

Les chercheurs concluent que la combinaison de l’activité physique à l’environnement vert multiplie les bienfaits de l’exercice.

Référence:

1. Barton J, Pretty J. What is the Best Dose of Nature and Green Exercise for Improving Mental Health? A Multi-Study Analysis. Environ Sci Technol. 2010 May 15;44(10):3947-55. PubMed PMID: 20337470.

5 commentaires

  1. Je répète sans cesse à qui veut l’entendre que le meilleur remède pour la déprime est d’aller dehors ne serait-ce que pour être à l’écoute des bruits environnants. Une amie en deuil de son conjoint me disait dernièrement que la seule chose qui lui faisait du bien était lorsqu’elle enlevait les mauvaises herbes de ses fleurs. Je lui ai dit que cela l’amènerait possiblement à faire quelques pas autour de la maison puis un p’tit peu plus loin de sorte qu’elle recommencera à ressentir un certain bien-être qu’elle tentera à nouveau de ressentir ce “besoin” de sortir de la maison qui lui apportera un retour mental positif.

    Je le sais pour l’avoir vécu plus d’une fois et à chaque fois je me rappelais combien je finissais par sortir de la déprime rapidement.

    Je suis une fervante de la nature: prendre un arbre dans mes bras et lui demander de son énergie; m’assoir près d’un cours d’eau et fermer les yeux pour mieux apprécier le bien-être que cela m’apporte; m’assoir dans ma balançoire et écouter le chant des oiseaux. Il y a tellement de “toutes” petites choses que l’on peut faire…

    Un pas à la fois…Un jour à la fois…

  2. Une bonne oxygénation est un autre facteur d’équilibre important.
    Additionnée des odeurs de la nature si agréables et récomfortantes !
    Ça manque beaucoup au travail de bureau.

    N’y aurait-t-il pas aussi caché sous cette activité au grand air un sentiment de plus de liberté et d’espace que certains ont besoin plus que d’autres ?

    Merci aux chercheurs et à toi Jean-Yves de confirmer à notre mental ce que notre corps et notre instinct nous communiquent déjà.

    Et qu’en nous le vert dure ! :o)

  3. Ce constat cadre parfaitement avec mon expérience. Je me trouve à la 2e moitié de ma vie, et de tout temps j’ai fait des activités à l’extérieur et je l’ai toujours ressenti comme vital pour mon équilibre psychologique (et physique, bien sûr).

    Les activités à l’intérieur n’ont jamais pu compensées le temps que je peux passer dehors à la place. Entre le vélo stationnaire à l’intérieur, l’hiver par exemple, et aller marcher ou faire de la raquette, le 2e choix l’emporte haut la main. Je ne suis pas capable de faire quelque chose en dedans si je peux être dehors à la place.

    J’ai bien assez de travailler dans un bureau pour gagner mon pain quotidien.

  4. je suis d’accord, lors de moments difficiles, je nommais jardinage, plantes intérieures, pelletage, ma thérapie.

    moins en forme cette année dû à qq malaises, je continue et je ressens les mêmes bénéfices, juste difficile d’en faire moins à la fois… on se croit toujours plus jeune et en pleine forme…
    ex. hier, pour marcher plus longtemps, j’ai apporté ma caméra et pris d’excellentes photos de familles de canards et bernaches, merveilleux !!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

*