Cliquez ici pour écouter la chronique du 3 novembre à L’après-midi porte conseil.

Tous les deux ans, au Québec, se tient un événement de calibre international que bien peu de gens connaissent: le symposium sur les probiotiques, organisé par la fondation INITIA (http://www.initia.org/fr). La Fondation INITIA est un organisme qui comprend les grands joueurs du monde alimentaire du Québec, incluant les ministères de l’agriculture du Canada et du Québec, les grandes compagnies alimentaires, l’Ordre des diététistes, l’INAF, etc.Elle a pour but de favoriser les échanges, l’innovation et le transfert de connaissances. J’ai assisté à ce symposium, les 28 et 29 octobre derniers, et je vous en rapporte les découvertes marquantes.

On le sait, les probiotiques sont utilisés avec succès pour toutes sortes de diarrhées: celles associées aux antibiotiques, les diarrhées infectieuses, la prévention de la turista, etc. Mais d’autres indications émergent de la science clinique.

Un dialogue fondamental

La compréhension de notre système digestif passe par celle des bactéries qui le peuplent. Ces bactéries sont 100 fois plus nombreuses que les cellules qui composent notre corps. Elles sont souvent considérées comme un organe virtuel. Les chercheurs ont découvert que cet organe virtuel est en constant dialogue avec le reste du corps. En fait, l’ensemble des bactéries, qu’on nomme microbiote, est en conversation constante avec le système digestif, le système immunitaire, le cerveau et le système nerveux.

Cette compréhension du microbiote est restée très limitée jusqu’à l’apparition des techniques d’identification génétique qui se sont concrétisées en 2002. Avant cette date, on ne pouvait identifier que 30% des bactéries, puisque les autres 70% ne poussaient pas en laboratoire, dans les milieux de culture. Comme elles ne poussaient pas, elles ne pouvaient pas être identifiées. Maintenant, de nombreuses bactéries nouvelles ont été identifiées, ce qui change dramatiquement la façon de concevoir cet environnement, son fonctionnement normal et les maladies qui y sont liées.

Système immunitaire sous influence

Le dialogue entre le microbiote et l’organisme passe en grande partie par le système immunitaire. La Dr Erika Isolauri de Finlande a fait une présentation qui rappelle les mécanismes complexes de cette relation. Entre autres, si on donne des probiotiques à des nourrissons qui sont très à risque de développer des allergies et de l’eczéma, on leur confère un facteur de protection pour la vie. Dr Isolauri va même jusqu’à parler de programmation métabolique du système immunitaire par les probiotiques chez l’enfant. Il est temps, selon elle, de repenser les allergies.

Parlant de bébés…

L’entérocolite nécrosante du nouveau-né est parmi les indications les plus étudiées. Cette grave maladie peut emporter les nouveaux-nés prématurés, mais est efficacement traitée par des probiotiques. Ce traitement n’est cependant pas utilisé en hôpital malgré une preuve solide. Pourquoi ? Est-ce parce que les probiotiques sont des bactéries? C’est possible. Les milieux hospitaliers ont une certaine crainte de tous ce qui est biothérapie!

Dysbiose

On a longtemps dit que les maladies inflammatoires intestinales et le syndrome de l’intestin irritable n’étaient pas causés par un pathogène (une mauvaise bactérie). On ne se trompait pas, mais on était loin de soupçonner que ces maladies, et bien d’autres, sont associées à un ensemble de bactéries, une population qui prend la place des bactéries bénéfiques. C’est la dysbiose. Ces populations de bactéries ne sont pas nécessairement pathogènes, mais à force de se développer, elles entrainent des déséquilibres qui, eux, causent les maladies.

La dysbiose est impliquée dans:

·Les allergies alimentaires;

·Les polypes et les cancers du système digestif;

·Les maladies inflammatoires intestinales;

·Le syndrome du côlon irritable;

·Etc.

Star montante chez les bactéries

De nouvelles bactéries qu’on ne retrouve que chez les personnes en santé ont été identifiées. Par exemple, la star montante des probiotiques est le F. Prausnitzii. Cette bactérie est virtuellement absente chez des personnes atteintes de maladies inflammatoires intestinales. Elle est présentement à l’étude, en France, et on lui a trouvé des effets anti-inflammatoires fort intéressants chez l’animal, pour la maladie de Crohn. On a également pu identifier des molécules anti-inflammatoires puissantes dans ses métabolites. D’après moi, nous devrions voir des probiotiques contenant du F. Prausnitzii apparaître sur le marché d’ici 18 mois à 2 ans. (NDLR, 28 mai 2012: malheureusement, personne n’a trouvé le moyen de faire pousser cette bactérie,  elle ne sera donc pas commercialisée de si tôt.)

Variations du microbiote

On a démontré que le microbiote varie selon l’alimentation, le style de vie et l’origine géographique. Des comparaisons entre divers pays (par exemple, entre des enfants africains et italiens) révèlent des flores bactériennes fort différentes. À l’opposé, près de 90% du microbiote est similaire chez des personnes d’un même environnement.

Microbiote et obésité

Chez l’humain, des études révèlent que les personnes minces ont des microbiotes différents des obèses. Dans un modèle animal (souris), des chercheurs ont montré qu’en implantant un microbiote d’obèse à des souris minces, ces dernières grossissent. L’inverse est aussi vrai: l’implantation des bactéries de sujets minces fait maigrir les souris obèses.(voir Des probiotiques contre l’obésité?)

Contrôle du C. difficile

Le Dr Pierre-Jean Maziade, infectiologue de l’hôpital Le Gardeur, a démontré, chiffres à l’appui, comment il a renversé les éclosions de C. difficile dans son hôpital à l’aide d’un probiotique en usage général. Grâce à l’administration de probiotiques à tous les patients sous antibiotiques durant l’épisode aigu de C. difficile, il a obtenu une réduction de plus de 92% des cas! Cette stratégie lui a également permis de conserver un taux d’infection de moins du quart (< 25%) de celui de la province. Il faut aussi savoir que l’hôpital Le Gardeur est situé en banlieue de Montréal où sont enregistrés les plus hauts taux de C. difficile de la province. Aujourd’hui encore, son hôpital est plus sécuritaire (60 à 70% moins de cas) que les hôpitaux comparables en région. Des résultats similaires ont été obtenus dans d’autres hôpitaux avec des probiotiques différents.

Avec un bilan aussi positif, il est légitime de se demander pourquoi certains hôpitaux métropolitains préfèrent faire la manchette pour leur résultats désastreux dans ce domaine et/ou pour les quarantaines qu’ils font subir à certains patients plutôt que d’adopter une telle stratégie! L’usage de probiotiques est non seulement efficace et sécuritaire, mais aussi très économique, les économies étant de l’ordre de 750 000$ par an pour un hôpital.

Prévention des contaminations

Les probiotiques sont aussi utiles pour prévenir des contaminations (salmonelle, E. coli, etc.). Plus nos bactéries intestinales sont riches en probiotiques (bonnes bactéries), moins nous risquons d’être affectés par une contagion bactérienne, comme celle survenue aux États-Unis lors de la contamination des épinards au E. coli.

Polypes et cancers colorectaux

Les probiotiques (principalement les bifidobactéries, mais plusieurs autres familles aussi), lorsqu’associés aux prébiotiques, peuvent jouer un rôle très important dans la prévention des polypes et des cancers colorectaux. Dans des modèles animaux, on va même jusqu’à traiter ces tumeurs. Un jour, ce sera peut-être possible aussi chez l’humain.

Conclusion

Comme vous pouvez le constater, ce symposium fut réellement intéressant! La science des probiotiques est en expansion et notre savoir semble n’être qu’à ses débuts. Nous savons par contre que les probiotiques sont des produits efficaces et très sécuritaires qui méritent d’être beaucoup plus largement utilisés. Reste à en convaincre le monde médical, mais je suis confiant que ce processus est en bonne voie.

image: Wikipédia, Y tambe

 

 

41 commentaires

  1. Bonjour Jean-Yves
    Merci pour votre réponse. J’ai une autre remarque sur les probiotiques, je consomme des légumes lacto-fermentés maison et je me demande si les souches de bactéries sont très différentes et efficaces par rapport aux souches des probiotiques en gélules. J’ai par ailleurs lu une information selon laquelle les bactéries de sol résistaient mieux à l’acidité gastrique.
    Comme je suis pour les solutions naturelles je voudrais aussi apporter la quantité nécessaires des prébiotiques, une des meilleures sources semble être l’inuline de la chicorée, de plus très riche en potassium. Je voudrais donc faire d’une pierre deux coups. Comment la prendre, je n’ai trouvé que de la chicorée torréfié en morceaux pour infusion en magasin bio, puis-je la prendre après l’avoir réduite en poudre et consommer directement cette poudre. La torréfaction altère elle la qualité des probiotiques.
    J’aimerais avoir votre avis.
    Merci.

    1. Bonjour Ramiro
      Les légumes fermentés ont des souches variées qui dépendent de l’endroit vient la culture. Très intéressant mais, pour un esprit “cartésien”, on ne sait pas quelle souche ni combien. Mais on sait que ça fonctionne très bien, et même peut-être mieux que les suppléments. Pour les détails… on ne sait pas.
      La chicorée, bonne chance pour en trouver en légume, sauf en feuille comme des endives. Par contre, le topinambour est encore plus riche en inuline.
      Santé!

  2. Bonjour Jean-Yves
    Je vous écrit de France, je suis régulièrement vos articles que je trouve très détaillés et de qualité. Néanmoins ni vous ni aucun intervenant ne parle des excipients des gélules qui ne sont pas vraiment sains pour la santé (d’après ce que j’ai pu lire) : Le stéarate de magnésium, le HPMC, le dioxyde de titane (En 2006 le CIRC l’a classé comme cancérigène possible). Aujourd’hui beaucoup de grandes marques utilisent ces additifs, c’est vous dire que c’est le parcours du combattant pour trouver des compléments alimentaires exempts de ces additifs. D’ailleurs vous dites que la marque Lactibianne sont de bons produits et pourtant ils contiennent du stéarate de magnésium.
    Pour les probiotiques j’ai eu comme idée de les prendre sans leurs gélules à jeun avec un peu d’eau chaude car le pylore est ouvert à ce moment là et donc traversent rapidement l’estomac. Mais vous dites aussi que c’est à ce moment là qu’il y a le plus d’acidité dans l’estomac, donc je ne sais pas si mon idée est bonne.
    Merci à vous.

    1. Bonjour Ramiro
      Vous avez raison, il y a très peu d’Information sur les excipients et additifs. Le cas du dioxyde de titane qui peut cuaser des troubles de la muqueuse intestinal est un exemple.
      Pour le stéarate de magnésium, je sais que cet ingrédient est controversé, mais la réalité est que dans l’estomac, il libère son magnésium et devient un acide gras comme un autre…
      Les différentes celluloses sont complexes. La carragénine est pro-inflamamtoire, etc.

      Pour le probiotique, prenez le produit de votre choix et saupoudrez-le sur un aliment plutôt que dans l’eau. L’aliment augmentera le pH de l’estomac et facilitera son passage.
      Santé!

  3. Bonjour JYD. Je me demandais si les lotions antibiotiques à base d’alcool appliqué deux fois par jours sur une grande surface comme toute le cuir chevelue pouvait modifier la flore intestinale ou donner des effets secondaires gastro intestinale semblable a ceux prit en antibiotique par voie orale ? Je ne tolere vraiment pas les antibiotiques par voie orale et j’ai peur d’endommager mon syteme digestif plus qu’ il l est déja croyez vous que il y a raison de s’inquieter avec les lotions locales d’antibiotiques ? Apart les antibiotiques ma dermatologue n’ as rien d’ autre a me suggérer.
    Merci d’avance pour votre réponse digne de confiance.

      1. J’ aurai bien aimé vous rencontrer, mais je suis cassé comme un clou. Je crois avoir eu 40 rencontres médicales les 2 dernières années et je ne suis pas beaucoup plus avancé. Étant étudiant au cégep c est pas évident. J’ ai la fibromyalgie et je crois que cette maladie porte très mal son nom. Ça va bien au-delà de la douleur dans les fibres. Ça atteints probablement tout le système neuro central avec débalancement hormonal par poussées. Yeux secs, maux de tête bouche sèche, dyspepsie fonctionnelle démangeaison dans les oreilles étourdissement baisse de la vue et douleur dans toutes les grosses articulations avec aucune inflammation ou presque détectée des nouveaux symptômes s’ajoute avec le temps, car on traite les symptômes et non la cause. Ma maladie à été déclenché suite à une infection et c’est pas les médecins qui me l’ ont dit c’ est moi qui le crois . Je suis le Régime hypotoxique depuis 3 ans appart que je consomme des protéines animales 2 fois par jour, car je m’ entraîne. Ce régime qui n’ en est pas un m’ aide beaucoup sur les douleurs gastriques , mais n’empêche pas aux problèmes de peau comme sur mon cuir chevelu de se manifester. Croyez-vous pouvoir vraiment m’aider avec toute cette complexité que je n’arrive pas à démêler. Et quel types d’approches auriez-vous à me proposer ?

        1. Je voulais aussi ajouter que j’ai eu mon diagnostique hier pour le cuire chevelue et ca s’appel une ( Foliculite du cuir chevelu) le médecin m’ as prescrit en application local Dalacin-T , Loprox , topisone et Nizoral. Il m’as dit que ca ne devrait pas jouer au niveau gastro intestinal car ca ne va pas dans le sang, mais j’ ai vus que sur la liste de effets secondaire du Dalacin-T il y a des effets secondaires au niveau gasto-intestinal …

          1. Bonjour Anthony.
            Possible mais rare parce que la dose est faible et l’absorption minime. Mais oui, c’est possible.
            Santé!

        2. Bonjour Anthony
          J’ai une proposition. Va sur http://jydionne.datedechoix.com/main.php?c=47669564140&language=french
          Prépare moi un journal alimentaire d’au moins une semaine. Remplis le questionnaire santé. Procure-toi tous les tests et diagnostics que tu as reçu.
          Je te propose une première rencontre à mes frais. Une fois que tu auras implanté la stratégie, si tu as les résultats escomptés, on parlera alors de cout ou de valeur ou … on trouvera bien.
          Santé!

          1. Oui merci beaucoup j’accepte avec grand plaisir. J’ai déja rempli le questionnaire santé que je vous ai envoyé de la même adresse courriel. Le journal alimentaire je le remplis sur votre site ou je le fais sur une feuille à la maison, car je ne l’ ai pas trouvé sur le site ? Ah oui aussi la première rencontre vous me l’ offrez par skype ou en personne ? Je préférerai en personne, mais je prendrais ce que vous m’ offrez Aussi est-il possible de continuer cette conversation en privée ? Merci énormément j’ attends de vos nouvelles.

          2. Bonjour Anthony
            Si j’ai bien compris, tu es à Québec ?
            Je suis dans l’Île des Fous, Montréal.
            Je serai de retour à mon bureau la semaine prochaine, On règlera ça.

  4. Bonjour Jean-Yves,

    Ma soeur a eu une intoxication alimentaire en Floride. Elle a la maladie de Crohn. Elle a subi une opération en 2012. Depuis, elle n’arrive pas à soigner sa E, Coli. Le docteur lui a prescris, depuis, de la cortisone à 3 reprises. Sans succès. Dès son retour de voyage, le lendemain elle est allée le rencontrer. Il lui a dit qu’après qu’elle ait terminé de prendre sa cortisone, il lui ferait prendre une CHIMIOTHÉRAPIE DOUCE avec le médicament, comme moi, IMURAN. Mais, ce qui m’a estomaquée, c’est de lire chimiothérapie douce.

    Question : Est-ce que ce terme veut dire chimio associé à cancer (toxicité) ou c’est un médicament donc c’est chimique ? Personne m’en a parlé dans ce sens. Je dois changer de: Salofalk et prendre IMURAN à partir d’avril.

    Merci !

    1. Bonjour Jacqueline
      Bien sûr que Imran est une “chimiothérapie douce”. ce médicament agit sur l’immunité et est utilisé dans certaines formes de cancer. Par contre, ce n’est pas un médicament qui tue les cellules cancéreuses. Donc “doux”. Et tous les médicaments, sauf de rares exceptions, recommandés par le MD sont chimique. Comme en pharmacie, c’est ça qu’on apprend.
      Je suis persuadé que la transition ser facile pour vous.
      Santé!

      1. Bonjour Jean-Yves, dans votre message du 8/11/2010, vous nous informez que la bactérie F. Prausnitzii sera peut-être disponible dans 2 ans. Pouvez-vous me dire si elle l’est aujourd’hui?
        Lorsqu’on souffre du SII ou d’une MICI, comment savoir si cette bactérie est suffisamment présente dans notre microbiote (en combien de milliards de bactéries le taux est-il considéré comme normal pour une personne saine, afin qu’elle joue son rôle)? Faut-il demander une recherche bactériologique sur prescription médicale?

        Je vous remercie infiniment de votre aide et réponse.
        Bien cordialement, Corine

        1. Bonjour Corine
          Désolé, non, il semble que cette chère bactérie ne pousse pas en industrie, donc non disponible.
          je ne crois pas que les tests soient disponibles pour la détecter. Il y a des façons d’améliorer le microbiote par l’alimentation. Lire : http://www.soscuisine.com/blog/maladies-inflammatoires-de-lintestin-dietes-et-regimes/?lang=fr
          http://www.lanutrition.fr/les-news/maladie-de-crohn-on-peut-la-guerir-avec-un-regime-alimentaire.html
          Santé!

  5. Bonjour Jean-Yves,

    En ce qu concerne ce symposium, est-il possible que monsieur, madame tout le monde puisse y assister moyennant un coût d’entrée ?

    Je suis étonnée que parmi cette présentation, aucun n’a parlé de la transplantation fécale qui se fait actuellement au Québec et qui est 3-4 fois plus efficace que la prise de probiotiques. Cette transplantation fécale est fait chez les personnes aux prises avec la E Coli qui ont tout essayé sans succès. Il n’y a pas beaucoup d’hôpitaux aux Québec qui la pratique car il faut installer un protocole et que la préparation demande beaucoup de temps (chercher le bon donneur familiale, faire des tests etc.

    À titre d’information. La compagnie avec laquelle j’achète mes produits santé et autres, vient de produire un nouveau probiotique qui contient aussi des prébiotiques avec 11M de bactéries.

    J’attends toujours avec beaucoup d’intérêt tes commentaires.

    Merci 53 milliards de fois pour ton grand dévouement !

    BONNE JOURNÉE !

    1. Bonjour Jacqueline
      Le Probio 2015 s’en vient. Oui vous pourrez y assister mais le sujet peut être assez rébarbatif.
      Santé!

  6. Bonjour Jean-Yves et merci de si bien nous informer

    je dois subir une chirurgie pour un cancer du sein débutant – carcinome canalaire infiltrant grade 1, 5mm – et je serai hospitalisée, à ma demande, 2-3 jours.
    Je voudrais me protéger des maladies trop fréquentes dans les hôpitaux.
    La prise de probiotiques est-elle une bonne idée ? si oui, combien de temps avant l’hospitalisation devrai-je commencer à les prendre et pendant combien de temps ? Lesquels me suggérez-vous ? Le Bio-K est-il meilleur que les autres ?
    un gros merci
    Marité

    1. Bonjour Marité
      L’important est d’en prendre, tous le jours. La formule de votre choix, au moins 10 milliards par jour. 1 à 2 semaines avant l’hospitalisation.
      Santé!

  7. Bonjour Jean-Yves,

    Je voudrais savoir si tu connais le champignon Innolus obliquus (chaga). Après avoir lu sur le sujet, comme j’ai la maladie de Crohn, il me semble que ce serait une excellente idée d’en prendre étant donné qu’on lui attribue, entre autres, tellement de bienfaits.

    Récemment, je t’ai fait parvenir 2 courriels (10, et 14, juillet’14). Suite à un examen de coloscopie, on a découvert une inflammation sévère à 40cm et 50cm. Le chirurgien n’a pu compléter l’examen, Alors, prise de prednisone pendant 2 mois – 35mg 2 semaines. 30mg – 1 semaine etc. Prochain rendez-vous, 9 août, chez le Docteur. Proposition d’un des 3 médicaments. Tu m’as suggéré le Methotrexate parmi les 3, car c’est celui qui est le moins fort. Actuellement, prise de Salofalk depuis 21 ans sans effets secondaires.

    Le 25 juillet, je me suis retrouvée à la Clinique. Parce que la veille, j’ai eu diarrhée sanguinolente. C’est la 1ère fois en 21 ans. J’ai eu la peur de ma vie. Le docteur m’a dit qu’il ne pouvait rien faire pour m’aider car il ne me connaissait pas. D’après les informations qu’il a obtenu sur l’ordinateur, le chirurgien qui a fait l’examen mentionne que j’ai un Crohn agressif ! D’attendre de voir le docteur au mois d’août. J’ai demandé une requête pour des prélèvements. J’y vais lundi.

    Ma question: Est-ce que la prise de prednisone provoque des diarrhée de ce genre ou c’est un hasard ?

    Aujourd’hui, le 26 juillet, tout est revenu à la normale.

    Merci beaucoup !

    1. Bonjour Jacqueline
      La prédnisone ne cause pas les saignements mais la prescription de cette cortisone pour L’inflammation dans le système digestif nous dit que le problème d’enflure/inflammation était là bien avant les saignements et c’est le problème qui les a causés.
      le chaga, pourquoi pas. Que ce soit le champignon brute en décoction ou un extrait. Essayez mais je ne sais pas si vous aurez beaucoup d’amélioration. par contre, je ne crois pas qu’il cause une aggravation.
      Les probiotiques seraient aussi indiqués, dose importante formule complexe.
      Santé!

      1. Bonjour Jean-Yves,

        En ce qui concerne les probiotiques. Je prends la marque Inno-Vite, DDS ULTRA – végétal – 2x500mg/jr – lactobacillus acidophilus, 2.5 milliards, bifidobactérium longum, 0,83 milliards, bifidobactéria bifidum, 0,83 milliards, bifidobactérium lactis, 0,83 milliards. J’aurais beaucoup préféré trouvé un produit végétal avec des probiotiques à 50 milliards au moins. Malheureusement, chez Rachelle Béry, on m’a dit que ça n’existait pas.

        Merci beaucoup pour ta très grande disponibilité. Je suis toujours très reconnaissante pour tes judicieux conseils et pour ta compétence.

        1. Jean-Yves,

          Aussi, dans ta réponse concernant les probiotiques , tu mentionnes de prendre une dose importante avec une formule complexe.

          Peux-tu me donner un exemple ?

          À bientôt !

          1. Bonjour Jacqueline
            Il y en a plusieurs : Novaprobiotique, Biactive, probaclac, etc. Demandez en boutique ou en pharmacie.
            Santé!

  8. Ma fille est Fibrose Kystique. Son cas est intestinale. Ma fille bloqués de 5 à 10 fois par année et c’est assez grave. Plusieurs hospitalisations, lavements à l’hôpital, tube dans le nez qui siffone le blocage par en haut et laxatifs intenses toute la journée pendant des hospitalisation qui dure entre 5 et 11 jours. Bref ce n’est pas simple. Elle est suivi en Gastro mais même eu ni comprennent rien. 1 enfant sur 10 atteint de fibrose kystique à cette condition, on l’appel le syndrome d’occlusion distale de l’intestin (SODI). Chez mon enfant on dirait qu’elle n’absorbe pas les enzymes qu’on lui donne comme il faut, elle perd environ 12a15% de ses gras. Nous le savons car ils in analyser ses selles. Plusieurs tests on été fait et tous ont sortie négatifs. Ils ont même testé mon enfant pour la maladie “ceoliac” mais encore la rien. Les docteurs on baisser les bras, ils me disent “madame c’est simplement sa FK qui rend le mucus de sont intestin trop collant. Je change maintenAnt sont alimentation, plus de gluten, de blé, de lait…introduction de tout ces produits : bio-k , sisu KIDS u.f.o , flora bear, introduction du Quinoa, Tapioca, Chia, Inuline, huile de Lin. Comme vous pouvez le voir je suis déterminer à aider ma fille mais comment savoir si je ne la nuie pas avec tout ça ? Le ballonnement semble aller mieux mais je ne doit pas arrêter les pro optiques ni les Omega 3. Je sait qu’il n’y a pas de solution miracle, mais puis-je corriger des choses ou y a-t-il des choses que je peut faire à laquelle je n’ai pas pense ? S. V. P. aide une maman qui n’a plus d’alternatives et n’est conseiller par personne. Je me sent impuissante mais je sait que je peu l’aider. Mia est dans le 10 percentile et descend. C’est une petite fille très intelligente et vraiment merveilleuse. J’attends de vos nouvelles, merci

  9. Merci pour ce compte rendu. L’usage des probiotiques est trop négligé, en effet. Souhaitant que plus de gens lisent sur l’efficacité des probiotiques et aussi leur aspect sécuritaire qui est à considérer !

    Les probiotiques sont d’usage tout comme l’alimentation, les vitamines et les minéraux ! Qu’on se le dise !

    Merci et bonne journée !

  10. Bonjour,
    Je trouve cela super intéressant car moi-même suivis pour la maladie de crohn et avoir subi un chirurgie en janvier 2011, cause: perforation, retrait de 1 pied et demi du colon. Lorsque nous sommes rendu a se point, et que l’on a fait beaucoup de changement alimentaire, les probiotiques sont les bien venu! Et surtout la F.Prausnitzii.. ou la trouvé, d’ou elle vient?
    Sa m’intéresse vraiment!
    tené moi au courant SVP
    Merci
    Carole P.

    1. Bonjour Gege,
      Ça dépend de quoi on parle. Oui, un probiotique peut être prescrit par un MD, mais ça ne veut pas dire qu’il sera remboursé. Tous les probiotiques sont des produits de vente libre. Au Canada, ils sont soit des aliments, soit des produits de santé naturels, selon l’allégation et la forme qu’ils ont. Par contre, si vous faites référence à la nouvelle venue (F. Prausnitzii), il faut oublier ça pour l’instant. Cette bactérie n’est pas disponible, elle est encore en investigation. L’avenir dira, dans peut-être 2 ans, si elle devient disponible.
      Santé!
      JYD

  11. Merci beaucoup pour ce billet, j’ai adoré. Je vais le faire lire à mon conjoint demain. C’était très bien expliqué. Comme consommatrice «ordinaire», je dois dire aussi que je trouve cela flou ce qui est bon ou pas à prendre, la quantité, etc. Je vais aller voir le lien du symposium. Merci encore.

  12. Les probiotiques constituent un excellent traitement naturel de bien des problèmes, mais ce traitement est purement allopathiqe. Ils apportent des bactéries qui créent une flore “artificielle” que l’alimentation ne pourrait générer.
    Les germes que l’on donne ne changent que transitoirement la flore qui à l’arrêt de la cure revient spontanément à ce qu’elle est naturellement pour chacun, fonction de sa génétique et de son mode de vie. En aucun cas les probiotiques ne reconstituent durablement une flore, comme on l’entend parfois…
    Ce sont de béquilles dont l’usage se généralise à mon sens un peu trop dans le monde de la santé naturelle, pour un objectif de confort. On oublie alors qu’il créent un microbiote artificiel qui ne peut-être maintenu que par la prise continue du produit.
    Un système de dépendance qui rappelle quelque chose…

    1. Bonjour Jacques,
      Il est tout à fait vrai que les bactéries ne sont que transitoires. Par contre, aucune étude n’a évalué la consommation chronique et la permanence des bactéries.
      Mais, au delà de cette notion, plusieurs facteurs demandent d’être éclaircis. Par exemple, le rôle des prébiotiques, l’effet de l’utilisation des probiotiques spécifiques dans une pathologie et la rémanence de ces bactéries après rémission de la maladie, aliments ou supplément, etc.
      Les modifications significatives de la flore sont-elles des symptômes ou des causes, l’oeuf ou la poule.
      Toujours est-il que votre commentaire est très pertinent et qu’il pointe vers le fait que cette science n’en est qu’à ses débuts.
      Merci.
      Santé!

  13. Bonjour monsieur Dionne, merci pour le résumé.

    Il est cependant important aussi de mentionner que lors de cet évènement,les scientifiques ont été unaniment sur la spécificité des bénéfices santé reliées à la fois à la souche utilisée, mais surtout au produit et aux caractéristiques de la production.

    Dr Isolauri a même présenté des résultats évidents au sujet de la souche LGG; que ses propriété santé dépendent de la provenance des produits testés. La même souche, à la même concentration donnait des résultats différents selon la provenance du produit (résultats négatifs et positifs).

    Dans ce sens, il est important de mentionner que les résultats de l’hôpital Pierre-Le Gardeur ne sont appicables qu’au produit Bio-K+ 50 milliards tel que démontré dans deux études cliniques publiées cette année et dans l’étude puliée en 2007.

    La science des probiotiques évolue rapidement, mais la qualité des produits demeure une caractéristique primordiale.

    Que la science soit avec vous!

    1. Bonjour Éric,
      Je suis entièrement d’accord avec vous. De plus, je suis très heureux que vous abordiez ce sujet. Il est tout à fait vrai qu’on se doit d’aller dans la direction des produits spécifiques et des souches spécifiques. Par contre, dans un commentaire grand public, il m’est très difficile d’aborder un produit en particulier, si bon soit-il, de peur de me faire taxer de conflit d’intérêt. C’est une des raisons pour laquelle j’évite de mentionner des noms commerciaux dans mes communications.
      De plus, vous devez aussi avouer que le monde des probiotiques, du point de vue des consommateurs, est passablement flou. Il n’existe pas de documentation disponible pour comparer une souche (ou des souches) avec d’autres souches, un produit avec un autre, un dosage avec un autre. Tant que les producteurs de probiotiques ne s’entendront pas entre eux pour assainir le discours, il sera presque impossible de faire la disctinction entre un argument marketing sans fondement et un véritable argument scientifique et thérapeutique.
      Certaines compagnies font de beaux efforts pour documenter et étudier les effets de leurs propres produits, mais il faut absolument, dans un avenir proche, que les efforts soient mis sur la collaboration entre les fabricants, et non la guerre de marché, dans le but de créer un environnement favorable à tous les probiotiques utiles et efficaes. Sans quoi, nous risquons de créer de la confusion et une perte de confiance plutôt qu’un développement de l’enthousiasme. Ce phénomène s’est vu dans d’autres domaines. Le développement des probiotiques, le domaine au complet, est à un stade critique et fragile. Les gué-guerres entre fabricants sont nuisibles. La collaboration dans le but de développer un discours cohérent est beaucoup plus souhaitable.
      Merci encore pour votre commentaire. Je reste disponible pour aider tous les intervenants pour améliorer la communication.
      Santé!

  14. Un excellent résumé qui entretient l’espoir de la bienvenue des alternatives naturelles dans nos hôpitaux et d’une solution à bien des maux.

    Allons prendre soin de notre microbiote si nous voulons qu’elle prenne soin de nous.

    Merci Jean-Yves, que votre microbiote vous protège :o)

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