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Il faut le dire et le répéter, la santé commence à table… à celle de nos animaux.

Je viens de lire que des fermiers du Vermont associés à la ferme Stonyfield (producteur de produits laitier Bio et filiale de Danone) ont effectué des changements dans l’alimentation de leurs vaches. Ils sont toujours bio, mais ils nourrissent maintenant leurs vaches laitières avec plus de foin vert, de la luzerne et des graines de lin. Ils ont vite remarqué que les vaches émettent moins de gaz méthane (un coupable de l’effet de serre plus puissant que le gaz carbonique).

Ce fait divers m’a fait sourire, mais ce qui m’a accroché est la suite: cette diète augmente le taux d’oméga 3 dans le lait (on l’aura deviné, avec la graine de lin) et les vaches sont plus en santé: fourrure (poil) plus brillante, moins de maladies (entre autres aux sabots). Bref, un meilleur aliment pour les consommateurs et des vaches plus en santé.

Plusieurs s’étonneront que cette nouvelle fasse la manchette. Moi, j’y vois plutôt un éveil à la santé globale: celle de l’environnement, des animaux et des humains. Tout est relié! Lorsqu’on fait des efforts pour assainir l’environnement, ces efforts sont bénéfiques pour les animaux et aussi pour nous. On y gagne sur tous les plans.

L’approche de l’agriculture industrielle, dont l’archétype est la culture du maïs OGM, est tout à l’opposé de ce principe. Ce maïs nécessite plus d’engrais et plus de pesticides. Il pollue donc plus et appauvrit les sols. On en nourrit les animaux de production (vaches, cochons, poules, etc.) pour qu’ils soient plus gros et rentables, mais malades. Ce maïs est une source d’omégas 6 qui ne sont pas compensés par des omégas 3 (il faut garder un certain ration oméga 3/oméga 6 dans l’alimentation, même chez les animaux). Les animaux sont donc carencés oméga 3 et en perpétuel cycle d’inflammation. Lorsque nous en mangeons, nous nous nourrissons de leurs produits inflammatoires. Souvenez-vous de toutes ces manchettes qui font le lien entre la consommation de viande rouge et l’augmentation de cancers, maladies cardiovasculaires et autres troubles de santé…

Peut-on continuer à empoisonner nos animaux et notre environnement et penser ne pas en subir les conséquences?

Jean-Yves

Référence:

Lisa Rathke, Associated Press Writer – Greener diet reduces dairy cows’ methane burps Dimanche 21 juin 2009.

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