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En ce temps pascal, peu importe vos croyances, les réflexions sur le renouveau du printemps (même si, au Québec, ce dernier se fait attendre), sur la mort et sur la résurrection sont près de nous. Une étude publiée en février dernier a déclenché chez moi une réflexion sur la longévité et les possibilités d’amélioration de la vie. Voici donc les détails importants de cette étude.

Déterminer les marqueurs du décès

Des chercheurs de l’université de Turtu, en Estonie, ont mené une expérience intéressante dont les conclusions sont particulièrement surprenantes.(1) En effet, ils ont suivi une population de près de 10 milles adultes âgés de 18 à 103 ans sur une durée moyenne de 5,4 ans. Ils ont tenté de trouver, dans les différents marqueurs connus, ceux qui pourraient prédire le risque de décès.

Parmi les 106 biomarqueurs évalués, seule une combinaison de 4 marqueurs s’est avérée être en mesure de prédire le risque de décès dans les 5 prochaines années. Ces 4 marqueurs sont:

  • l’albumine plasmatique;
  • la glycoprotéine alpha-1-acide;
  • la grosseur des particules de lipoprotéine de très basse densité (VLDL) – qui transportent le cholestérol;
  • le taux de citrate sanguin.

Curieusement, aucun des marqueurs utilisés régulièrement dans les hôpitaux n’a aidé à prédire les chances de survie des participants!

Les résultats de cette recherche ont été reproduits aussi en Finlande sur une cohorte de 7500 personnes. Cette recherche est étonnante, surtout parce qu’elle montre que la science médicale contemporaine, avec sa panoplie de tests, n’est peut-être pas aussi précise et fiable que ce qu’on pense.

Comme on ne sait pas ce qui fait augmenter ces marqueurs, on ne sait pas non plus ce qu’il faut faire pour les réduire. Sachant ceci, seriez-vous prêts à passer le test?

Santé!

 

Référence:

  1. Fischer K, Kettunen J, Würtz P, Haller T, Havulinna AS, Kangas AJ, Soininen P, Esko T, Tammesoo ML, Mägi R, Smit S, Palotie A, Ripatti S, Salomaa V, Ala-Korpela M, Perola M, Metspalu A. Biomarker profiling by nuclear magnetic resonance spectroscopy for the prediction of all-cause mortality: an observational study of 17,345 persons. PLoS Med. 2014 Feb 25;11(2):e1001606. doi: 10.1371/journal.pmed.1001606. eCollection 2014 Feb. PubMed PMID: 24586121; PubMed Central PMCID: PMC3934819.

Image : http://icon-king.com

 

21 commentaires

    1. Bonjour Danie
      Difficile question. Je ne crois pas que les tests soient inutiles. Simplement, trop utilisés. Surtout ceux qui coutent une fortune et ont un risque élevés de faux positifs
      Santé!

  1. Belle question Jean-Yves en cette semaine de Pâques, ça fait réfléchir…J’en viens à la conclusion qu’il vaut mieux vivre chaque jour comme si c’était le dernier tout en respectant les principes de vie et les valeurs auxquels on a souscrit. Je ne me vois pas vivre heureuse sachant que mon heure serait venu dans 3 ou 4 ans….chaque jour serait un calvaire. De plus, plusieurs personnes se sont vues donner un diagnostic de mort prochaine et ont “miraculeusement” survécu défiant ainsi toutes prédictions scientifiques…alors tout ce malheur aurait été en vain ? Joyeuses Pâques

  2. Ma défunte mère disait toujours: “Ce qu’on ne sait pas ne nous fait pas de mal.” Alors si je me fie à ce qui reste de ma famille, je préfère ne rien savoir par contre, je fais de mon mieux afin de ne pas me faire des “à croire”. Me réveiller le matin me rend heureuse. Hier est passé, demain n’est pas encore là alors je prends soin de moi au quotidien. Je n’attends pas de me faire dire quoi faire ni quoi manger et comment bouger….je le fais au meilleur de ma connaissance et je ne tente pas de convaincre qui que ce soi. Si je peux apprendre à mieux vivre et davantage en santé, pourquoi pas?! Alors savoir quand je vais mourir ne m’intéresse pas….Je vis!

      1. De rien…hihi
        C’est tout de même beaucoup grâce à vous que je peux prendre conscience de tout ce qui m’habite et que je peux accomplir avec mon corps, mon âme….J’ai appris du passé et je sais que j’ai beaucoup à apprendre du futur mais je suis là avec mes qualités, mes défauts, mes meilleurs comme mes plus désastreux coups. Je fais avec et j’avance. Il faut toujours savoir par où nous sommes passés afin de savoir par où on doit aller non?

        Bonne journée à vous

          1. Depuis plus de 2 ans maintenant, je pense que je vais du bon côté (rires) par contre, je sens que j’ai encore beaucoup de choses à changer ou à intégrer (ce qui n’est pas toujours chose facile) afin d’amener mon corps à comprendre qu’il va de mieux en mieux. Du haut de mes 57 ans, il apprend tout comme moi que le pire n’est pas nécessairement devant car selon moi, l’âge n’a justement pas d’âge pour aller mieux.

            Je suis dans l’essai erreur avec la nourriture cependant j’ai bien de la difficulté à consommer des produits naturels qui sont supposés être bons pour moi comme de la glucosamine que je prends déjà et pour le moment, ça s’arrête là. Je dis toujours que la fibromyalgie ne m’appartient pas mais alors que les médecins avaient constamment un petit rire en coin lorsque j’en glissais un mot, je me suis jurée de ne plus en parler puis de nouveaux médecins consultés me ramènent cette fichue fibromyalgie non pas pour m’en soigner mais juste parce que le mot figure là dans mon dossier médical.

            La chose la mieux pour moi c’est d’être à l’écoute de mon corps, de sa fatigue…de ne pas attendre de la ressentir cette fatigue avant de m’arrêter. Je dois avouer que ça fonctionne plutôt bien. Il faut dire qu’on a un printemps assez bizarre car normalement, mon jardin serait déjà en attente d’être semé, ce qui est loin d’être le cas cette année. En fait je suis en retard partout en ce qui a trait à l’extérieur mais cela semble bon pour mon corps (rire) car il se porte beaucoup mieux.

            Je trouve tout de même difficile, très difficile même de trouver la Sérénité d’accepter ce que je ne peux changer. Le Courage de changer les choses que je peux, j’y suis constamment (rire) mais la Sagesse d’en connaître la différence se fait…petit à petit mais elle se fait.

            Il n’est jamais trop tard pour apprendre.

            Bon printemps à vous JYD et à tous ceux et celles à qui vous faites du bien.

          2. Bonjour Carole
            La fibromyalgie, comme toutes les hypersensibilités (chimiques, multiples, électromagnétiques, etc.) et le SPM sont des maladies mal comprises. Trop souvent, “dans la tête” est le réflexe des MD qui ne comprennent pas.
            Les pistes de solution sont : un supplément de magnésium, l’iode, les plantes dépuratives comme le chardon marie, l’Élimination des sources d’intoxication (mercure, solvants, etc.), le coenzyme Q10, etc.
            Aucune réponse absolue. Uniquement des informations à mettre “dans la boite à idée” pour poursuivre sa réflexion.
            Bon courage.
            On se souhaite à tout deux et à tous, l’arrivée du soleil… chaud,
            Mon jardin est aussi en retard que le vôtre 🙂
            Santé!

          3. Cela revient un peu à ce que j’avançais soit de faire du essai/erreur de sorte que chaque personne y trouve son mieux ou son pire mais au moins il essaie au lieu de demeurer en attente qu’on fasse quelque chose pour elle.

            On dirait bien que le soleil a trouvé le chemin en direction de la terre? Ne manque que la chaleur.

            Au fait, l’été les gens semblent moins malades et je pense que la nature y est pour beaucoup car le soleil et la chaleur apportent beaucoup de bienfait et surtout de sourires (moral à la hausse).

            Santé à vous aussi!

  3. La vie est déjà stressante comme ça. Je préfère rien savoir et de bien vivre ma vie en santé. Déjà en étant suivi par un médecin et en ayant de temps en temps des prises de sang,ça me permet de faire des corrections sur mes habitudes de vie. Avec ça…….ma vie est belle et ma santé générale est très bonne. Vive la liberté 55 😉

  4. Les Arabes croient que nous naissons avec la date de notre mort déjà écrite sur notre front. Nous n’avons pas de contrôle sur le jour de notre décès, mais sur notre qualité de vie. La science n’est pas infaillible ni ne connaît tout. De plus en plus des gens ont des symptômes sans diagnostic. La nouvelle et pire source de pollution que l’Homme a jamais créée est l’électrosmog. Si vous croyez être une victime, vous pouvez le confirmer par des analyses et un questionnaire : http://basseslaurentidesrefuse.com/questionnaire-bilan-de-sante/ appliquons le principe de précaution et nous ne vivrons pas nécessairement plus longtemps, mais sans souffrir. La douleur est inévitable, souffrir c’est optionnel :)

  5. Bien sûr jean-Yves que je serais prêt a passer le test….j’ai travaillé toute ma vie en cardiologie et il y des marqueurs auxquels on peut modifier comme les LDL-VLDL,Lpa,cortisol etc….sans être efficace a 100%,les modifications de certains marqueurs peuvent améliorer l’état de santé…ne vaut-il pas la peine d’essayer?

    1. Bonjour jean-Roch
      Si et seulement si, ces marqueurs peuvent être modifiés par des changements d’habitudes de vie, alors je suis d’accord avec vous. Mais qu’est-ce qui affecte le taux de citrate ?
      je ne sais pas.
      Santé!

  6. Merci pour cette information intéressante.
    Quel que soit l’âge, connaître notre état de santé me semble primordial. Au moins, c’est de s’occuper de la personne la plus importante au monde : soi-même.
    Qui l’on est est primordiale, car nous enseignerons toujours davantage en étant qui l’on est que par ce que nous disons. Nos enfants, notre famille, nos amis et relations apprendront par vous…
    Par cette conduite, nous éliminerons les négligences, souvent à la base de nos problèmes. “Le microbe n’est rien, le terrain est tout”, disait Béchamp !
    Même si les “résultats” de ces marqueurs indiquaient “statistiquement” un décès à plus ou moins long terme, je ne connais encore personne qui l’attendrait en étant allongé 🙂
    Et bien au contraire !

  7. Merci Jean-Yves pour cette réflexion du Vendredi Saint….

    Non, pas de test pour moi, rendue à un bel âge vénérable et en santé, je choisis de vivre mes dernières années sereinement, avec ses hauts et ses bas, sachant que de toute façon nous allons tous mourir, qu’on le veuille ou non, alors, une journée à la fois avec toute ma reconnaissance à mon Créateur.

    Bon vendredi saint !

  8. Moi aussi, sans hésitation. Planifier une vie sur les prochains cinq ans ou cinquante ans fait appel à des critères très différents. Je préférerais savoir pour mieux orienter mes objectifs, mes rêves, mes projets.

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