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Dans les centres urbains, à Montréal et dans plusieurs grandes villes occidentales, la problématique du transport est importante. Nous sommes aux prises avec l’étalement urbain, la congestion des autoroutes et les heures de pointes de plus en plus longues qui engendrent une perte de qualité de vie liée à la pollution, au bruit, au stress, au temps perdu dans les embouteillages, etc.

Personnellement, j’ai opté pour vivre sur l’île de Montréal, justement pour éviter ces heures de pointe. Je me déplace le plus souvent possible à vélo ou en transport en commun, même si je possède une auto. Je trouve difficile à concevoir qu’une personne réside à une heure ou plus en auto de son travail, et ce, souvent, pour une question de qualité de vie. Surtout quand on sait que le 2 heures par jour (aller/retour) peut se compliquer avec les intempéries (une tempête de neige peut facilement tripler le temps de transport), les travaux routiers et les accidents. Pensez-y, c’est un minimum de 10 heures par semaine, soit environ 500 heures par année de conduite stressante!

Quelle est la solution?

Tout le monde ne peut pas habiter en ville, c’est certain. La réalité foncière fait d’ailleurs qu’une bonne partie des familles se retrouve en banlieue: on peut avoir une maison en banlieue pour le prix d’un petit appartement en ville! Et plus il y a de familles en banlieue, plus la banlieue devient attirante pour les familles: plus de familles, plus d’enfants, plus de services pour ces derniers (loisirs, écoles, etc.).

Il faut donc proposer à ceux et celles qui vivent en banlieue des moyens autres que l’auto pour se rendre à leur travail. Malheureusement, dans de nombreuses villes et dans le grand Montréal en particulier, les transports en commun, malgré la volonté exprimée par la gent politique, n’ont pas une offre de service suffisamment alléchante pour que le conducteur troque sa voiture pour un autobus, un train, etc. En fait, soyons francs, les transports en commun sont conçus comme des pis-aller pour les pauvres.

Pourtant, pour ne pas avoir à vivre l’enfer des embouteillages à tous les jours, plusieurs personnes seraient prêtes à augmenter un peu leur temps de transport, surtout si ce temps de transport est à peu près constant (non soumis aux aléas de la route et des intempéries). Mais je dis bien un peu. Personne n’est prêt à gaspiller une heure de plus de son temps pour se rendre au travail!

Le transport en commun, une priorité!

Depuis longtemps, nos élus mentionnent que le transport en commun est une priorité. Pourtant, cette «priorité» ne se transpose pas en gestes concrets. On continue à sous-financer ces transports et à faire de plus grandes autoroutes (voir l’échangeur entre l’autoroute 15 et 640 au Nord de Montréal ou encore la volonté exprimée du maire de Québec, Régis Labeaume, d’élargir les autoroutes (http://www.journaldequebec.com/2013/09/10/le-maire-labeaume-sexplique).

Je pense qu’il est temps que nous poussions dans le dos de nos élus provinciaux et fédéraux qui parlent de transports collectifs, sans mettre sur la table des projets concrets. C’est pourquoi je vous encourage à signer, sur le site de l’assemblée nationale, une pétition qui demande au gouvernement d’investir massivement dans le transport collectif: Financement du transport en commun.

Il me semble que l’offre de service devrait être significativement plus forte et plus adaptée à nos besoins avant de parler de restreindre les espaces de stationnement et l’accès au centre-ville, comme le proposent plusieurs intervenants.

En terminant, saviez-vous que, dans la grande région de Montréal, il y a une quinzaine d’organismes qui gèrent le transport en commun et que ces entités ne collaborent même pas pour intégrer leurs offres et permettre une utilisation fluide? Essayez simplement de passer de Laval à Brossard en transport collectif. Vous y passerez la journée. Même d’un point à l’autre de l’Île, ce n’est pas toujours évident. Essayez de vous rendre de l’Ouest à l’Est de l’île… ou du Nord de l’île (Hôpital du Sacré Coeur de Montréal) au centre-ville (Vieux Montréal)… Bonne chance! Bref, on se demande si quelqu’un a une vision d’ensemble. Pourquoi y a-t-il profusion d’organisations? Pourquoi une organisation unique ne pourrait-elle pas intégrer la réalité de cette grande région?

Le transport actif et le transport en commun s’inscrivent dans le développement durable et la santé tant individuelle que collective. Il est tant qu’on agisse!

Santé!

11 commentaires

  1. Il faudra que les élus se décident à augmenter le transport en commun même si eux ne le prenne pas.
    Il paraît qu’aux usa, la demande des nouveaux acheteurs de maisons soit d’avoir des épiceries et magasins à distance de marche ou de vélo!!! Ce n’est pas peu dire.

  2. Il y a une compagnie que je connais qui débourse les frais de transport si tu prends les transports en commun (bus, train). Le hic c’est que lorsque tu demeures en région, la difficulté est de se rendre aux autobus et/ou trains à partir de la maison et tant qu’à prendre ta voiture pour te rendre jusqu’à l’autobus et/ou train et bien, tu prends l’autoroute et tu files au boulot.

  3. Avec les nouvelles technologies, de nombreux travailleurs pourraient travailler depuis la maison. Malheureusement, rares sont les employeurs qui le leur permettent. Combien de milliers de voitures pourrions-nous enlever de nos routes de cette manière?

  4. En attendant que nos élus s’agitent sous la pression collective, nous pouvons aussi recourir au co-voiturage. Il existe à Montréal des sites où s’inscrire pour proposer ou rechercher un véhicule qui partage le même trajet. En voici 2 : http://www.covoiturage.ca, http://www.toutmontreal.com/covoiturage.
    Pour les collectivités (entreprises, universités, hôpitaux…) il y a des sites de covoiturages spécifiques qui peuvent être conçus par ces 2 entreprises.
    Je suis parent d’élèves de l’école FACE (1500 élèves) située en plein centre de Montréal et la communauté des parents a conçu un site internet de co-transport pour que les familles voisines s’organisent pour le trajet d’école : c’est sans aucun doute un moyen efficace pour désengorger le trafic et renforcer la sécurité des enfants aux heures de pointe.
    Permettez-moi Jean-Yves de profiter de votre audience pour encourager certes à signer la pétition, mais aussi à réclamer un service de covoiturage à son entreprise, administration, école… ou d’y recourir à titre individuel. On y fait aussi de belles rencontres.
    Merci pour ce que vous faites.

    1. Bonjour Sylvie
      Bravo pour ces initiatives. Dans les transports, comme dans la santé, ou même l’environnement, le changement vient de la base… loin des impératifs corporatifs et politiques!
      Santé!

  5. Excellentes réflexions! Dommage que depuis 30 ans (et plus) nos élus des trois palliers gouvernementaux n’aient pensé qu’à court terme (vouloir se faire réélire..).

    Toutefois, à la fin du 2ème paragraphe, je crois que l’on devrait parler de 500 heures et non pas 5000 :). Il n’en reste pas moins que c’est un nombre faramineux!

  6. Tout à fait d’accord Jean-Yves,

    Je demeure dans Ahuntsic, si je veux aller dans un centre, hôpital, prendre le métro, je n’ai qu’un horaire prévu aux 20 et 30 minutes, si à l’heure. Pourquoi ne pas adopter de petits autobus le jour, il y a moins de monde mais présentement j’utilise mon auto pcq ce sont des trajets de 20 minutes. Ça m’est arrivé de marcher 20 minutes sans voir un autobus passer…

    J’ai communiqué plusieurs fois à la STM mais, sans succès, je comprends lorsque je vois ces immenses autobus vides…

    1. Bonjour Claudette
      Vous vivez la même situation qu’ici. Les autobus ne sont pas adaptés à la réalité des gens qui vivent ici. C’est pourquoi, certaines fois, ils débordent et d’autres ils sont vides, le plus souvent ils ne sont simplement pas là quand et où vous les voudriez. Même chose pour les trains de banlieue.
      Santé!

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