Une petite étude vient éclairer ce sujet controversé et nous apporte un nouvel élément pour mieux comprendre notre assiette.

Des chercheurs ont enrôlé 25 participants à qui ils ont donné une alimentation trop calorique (environ 40% en excès) durant 56 jours. Les diètes contenaient soit 5%, 15% ou 25% de protéines. À l’aide d’une chambre spéciale permettant de mesurer précisément le métabolisme, ils ont soumis les participants à une évaluation sur 24 heures aux jours 1, 14 et 56 de l’étude. Le 57e jour, les participants, de retour à une diète de base, ont été évalués de nouveau. Les deux mesures principales concernent la dépense énergétique sur 24 heures et la dépense énergétique durant le sommeil.

Des résultats éloquents

La variation du métabolisme des participants ne suit pas la quantité d’énergie alimentaire ingérée (calories), mais plutôt l’apport en protéines. Plus les participants mangent une proportion importante de protéines, plus leur métabolisme est élevé dès le premier jour… et même durant le sommeil.

Lorsque l’excès de calories est consommé sous forme de gras, le métabolisme varie très lentement, en fonction du gain de poids (simplement parce que plus on est pesant, plus on dépense d’énergie dans toutes nos activités).

On peut donc conclure que les entraineurs ont raison sur ce point: les protéines activent le métabolisme.

Maintenant, est-ce que le fait de manger plus de protéines est suffisant pour maigrir? Pas sûr. Mieux vaut voir plus grand: changement dans la qualité de l’alimentation (diminuer les sucres rajoutés, entre autres), plus d’activité physique (le plus intense possible selon votre condition physique), etc.

Santé !

Référence:

  1. Bray GA, Redman L, de Jonge L, Covington J, Rood J, Brock C, Mancuso S, Martin CK, Smith SR. Effect of protein overfeeding on energy expenditure measured in a metabolic chamber. Am J Clin Nutr. March 2015 ajcn.091769, doi: 10.3945/ ajcn.114.091769 http://ajcn.nutrition.org/content/early/2015/01/14/ajcn.114.091769.abstract?papetoc

9 commentaires

  1. très intéressant. Je me demande est-ce le même effet selon le type de protéine, végétale ou animale. De plus je me soucie de l’impact de ces diètes à hautes protéines sur les reins avant de suggérer une telle alimentation à mes clients. Merci

    1. Bonjour Patricia
      IL y a bien des distinctions entre les protéines mais pour ce qui est d’activer le métabolisme, les aliments riches en protéines vont le faire. est-ce que les protéines animales sont plus efficaces ? Peut-être parce qu’elles sont moins associées à des glucides que les protéines végétales. Par contre, une fois isolées, la différence se minimise. Il y a des recherches qui montrent que les protéines de petit lait (Lactosérum, Whey proteins) sont plus anabolisantes (pour faire de la masse musculaire) mais je ne crois pas que pour le métabolisme la distinction soit si importante.
      MAIS (il y a toujours un mais), cette fameuse distinction est difficile à établir précisément pour la simple raison qu’il n’y a presque pas d’étude comparative.
      Pour ce qui est du risque rénal, il est surfait. À moins de faire exprès, d’avoir une insuffisance rénale déjà installée et de ne manger que des protéines, je doute que les déchets métaboliques aient un impact significatif.
      À ce titre, j’ai lu la semaine dernière une étude à propos des culturistes qui remettait en question le dosage maximale de protéines. On dit habituellement que 2g de protéines par kilo de poids corporel est le maximum utilisable. Cette étude mentionnait que le métabolisme pouvait très bien s’accommoder de 3,3 g de protéines par kilo… Loin au dessus de ce que j’ai appris.
      Que ce soit vrai ou non, ça donne une idée que l’apport sécuritaire est plus élevé que prévu.
      Santé!

  2. Salut Jean-Yves,
    suite à ma réclusion durant les fêtes à cause de ma perte de voix, j’ai malheureusement souligné cette période en reprenant du “sucré”… je dois m’en défaire maintenant, à part la volonté et les trottoirs glacés qui ne me permettent pas de marcher longtemps, ni ce froid intense… je sais que tout reviendra à la normale, un truc pour ne pas reprendre ce goût du sucré que j’avais heureusement délaissé….
    Bonne semaine !

    1. Bonjour Claudette
      Le fameux gout sucré… Il nous tient en esclave.
      La meilleure façon que j’ai trouvé est de manger des aliments très savoureux. Plus ce que vous mangez goute et est satisfaisant (épices, gouts complexes), moins on ressent le besoin de compléter avec un su-sucre 🙂
      Santé!

  3. Salut Jean-Yves,

    J’ai fait un travail de recherche de 135 heures sur les protéines alimentaires et le gain de masse musculaire durant mon bac en kinésiologie. C’est un sujet qui me fascine.

    Pour la perte de poids, puisque tu soulèves la question, voici 3 recensions des écrits (dont 2 méta-analyses) qui sont sont assez claires, à mon avis:

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18769212

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24472635

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23097268

    Au plaisir!

    Etienne

  4. Bonjour Jean-Yves

    J’ai besoin d’un conseil, je desire prendre une multivitamine cet hiver.
    Apres avoir lu les composantes d’une dizaine de sorte de multivitamine a la pharmacie . Je suis toute confuse !!!!
    Peux-tu me donner un truc pour trouver un bon produit.
    Idem avec les omega 3

    Merci

    Claire

    1. Bonjour Claire
      Il y a quelques multi intéressantes : un critère – recherchez une multi qui ne contient pas d’oxyde de magnésium. Ce n’est pas mauvais mais c’est le moins cher et le moins bon des sels de magnésium. Donc, on le retrouve dans les multis mass market.
      Pour les oméga 3 : simplement recherchez les plus concentrés. Ainsi, vous avez une plus petite concentration des autres gras moins intéressants. De plus une capsule entérique (gastroresistant ou autre synonyme) rend le produit plus confortable (moins de rapport..)
      Santé!

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