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C’est le résultat d’une recherche dévoilée aux Entretiens Jacques-Cartier et réalisée par Tracie Ann Barnett, chercheuse adjointe au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal.

Ses résultats démontrent que, plus les enfants ont un accès facile au dépanneur, plus ils ont tendance à être obèses! À l’opposé, plus le dépanneur est éloigné, moins ils le sont. Par contre, ce lien ne tient pas pour les restaurants de néfaste food.

On peut, bien entendu, lire cette étude comme une confirmation de l’effet insidieux des aliments riches en sucre, gras de mauvaise qualité et sel, tels qu’on les retrouve au dépanneur. Cependant, elle révèle bien plus: un problème socioéconomique alarmant.

Où pensez-vous que les dépanneurs soient les plus florissants?

Pas dans les quartiers riches! On y trouve généralement, à une distance respectable, des épiceries de qualité bien garnies d’aliments sains.

Non, ce sont les quartiers défavorisés qui regorgent de ces petits commerces et où les épiceries bien garnies sont quasi absentes!

Nous sommes donc face à un problème double: un accès facile à une nourriture de piètre qualité là où se trouve une population qui n’a ni accès à mieux, ni les connaissances nécessaires pour s’en tenir loin: les enfants de milieux défavorisés.

D’ailleurs, le plus grand déterminant de la santé, loin en avant de l’accès à des hôpitaux de première classe est: le statut économique! Le salaire minimum, l’éducation, de meilleures conditions de vie, etc. sont, finalement, des soins de santé!

JYD

Référence:

Obésité : haro sur le dépanneur du coin, Lundi, 14 décembre 2009, JOURNAL FORUM par P.D.R.

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