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Jogging et intelligence. Curieuse association, n’est-ce pas?

Il semble pourtant que le jogging entraine une activation de certaines régions du cerveau. Des chercheurs ont évalué, dans divers protocoles et à l’aide d’appareils différents, l’activité du cerveau chez des coureurs réguliers. Par exemple, à l’aide d’une imagerie sophistiquée nommée tomographie par émission de positons (TEP), Tashiro et ses collaborateurs ont pu constater que, durant le jogging, certaines régions spécifiques «s’allument». Ces régions sont associées à la motricité et à l’intégration des diverses sensations. Ainsi, le jogging améliorerait l’intégration des stimulus sensoriels.(1)

Dans une seconde étude, les chercheurs ont noté que le jogging améliore la performance d’une autre partie du cerveau associée à la prise de décision et à la mémoire de travail spatiale.(2)

D’autres chercheurs ont évalué le potentiel électrique nommé P300 (http://fr.wikipedia.org/wiki/P300 ou http://en.wikipedia.org/wiki/P300_(neuroscience) qui est associé aux processus cognitifs ou, si vous préférez, aux processus d’apprentissage. Chez des joggeurs entrainés, ce potentiel a été mesuré avant et après 30 minutes de jogging. Le P300 a augmenté significativement après l’exercice, comparativement aux mesures prises avant.(3)

Vous vous demandez probablement si ces effets sur le cerveau sont associés spécifiquement au jogging ou si l’exercice en général est aussi bénéfique. Selon une autre étude, il semble que ces effets soient surtout fonction de l’intensité et de la fréquence de l’activité physique. En effet, les chercheurs ont noté que les personnes qui pratiquent régulièrement plus de 5 heures d’activité physique aérobique par semaine ont un P300 plus ample que celles qui en font moins.(4)

Alors, je ne sais pas pour vous, mais moi, je m’en vais courir dehors!

Santé!

 

Références:

  1. Tashiro M, Itoh M, Fujimoto T, Fujiwara T, Ota H, Kubota K, Higuchi M, Okamura N, Ishii K, Bereczki D, Sasaki H. 18F-FDG PET mapping of regional brain activity in runners. J Sports Med Phys Fitness. 2001 Mar;41(1):11-7. PubMed PMID: 11317143.
  2. Harada T, Okagawa S, Kubota K. Jogging improved performance of a behavioral branching task: implications for prefrontal activation. Neurosci Res. 2004 Jul;49(3):325-37. PubMed PMID: 15196781.
  3. Nakamura Y, Nishimoto K, Akamatu M, Takahashi M, Maruyama A. The effect of jogging on P300 event related potentials. Electromyogr Clin Neurophysiol. 1999 Mar;39(2):71-4. PubMed PMID: 10207674.
  4. Polich J, Lardon MT. P300 and long-term physical exercise. Electroencephalogr  Clin Neurophysiol. 1997 Oct;103(4):493-8. PubMed PMID: 9368494.

 

14 commentaires

  1. Bonjour M. Dionne. Fascinant ce que l’exercice peut accomplir pour le cerveau. Nous savons tous que l’exercice réduit le stress. Le stress augmente la production de cortisol, une hormone produite par la glande adrénale. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont un niveaux de cortisol plus élevés que les personnes qui vieillessent normalement. Je viens de terminer de lire: Making a good brain great par Daniel G. Amen,M.D.,très intéressant. Mon nouvelle objectif, faire de l’exercice. S.V.P.pouvez vous m’envoyer, Franchement Santé sur mon nouvel e mail. Merci beucoup. Bonne Journée. Anna Maria.

    1. Bonjour Anna Maria,
      Merci pour votre commentaire. Pour recevoir l’infolettre à votre nouvelle adresse, vous devez inscrire celle-ci dans le haut du site, à droite, juste sous “Abonnez-vous à mon infolettre”. Vous recevrez ensuite un courriel de validation (provenant de Feedburner Email Subscriptions). Il vous suffit alors de cliquer sur le lien inclus dans ce courriel et le tour est joué. Santé!
      Michèle, Webmestre

  2. Selon moi qui est loin d’être une professionnelle, le fait d’avoir un projet chaque jour fait toute la différence que ce soit concernant la course, la marche, le vélo, le golf ou toutes autres activités activent le métabolisme et font en sorte de garder le moral à la hausse et sa bonne humeur quotidienne sans compter que le sommeil vient rapidement et que le corps ne s’en sent que mieux.

    Pour ma part, mon corps ne me permet pas le jogging cependant, je marche tous les jours d’un bon pas beau temps mauvais temps. Je passe mon temps à dire que je ne suis pas faite en chocolat. À moins d’un orage violent avec éclairs et tonnerre, je vais remettre ça autrement, un imperméable, un parapluie et dehors… Chaque jour aussi, si la température le permet, je travaille physiquement sur le terrain. J’ai constamment un projet en tête afin d’améliorer et/ou changer un truc sur le terrain.

    Je pense que le seul fait de bouger chaque jour mais surtout d’avoir ne serait-ce qu’un tout petit projet ou but aide à conserver “la santé globale” de la tête aux pieds.

    Il faut par contre apprendre à respecter ses limites et ça c’est un gros problème pour moi car lorsque je pars, je ne m’arrête plus et c’est mon corps qui paye par la suite très chèrement de ne pas avoir été à l’écoute qu’il m’envoyait tout au long de la journée. Je dois donc apprendre à mieux le respecter!

    Bon été à tous et toutes.

  3. Oui,

    tout à fait d’accord … mais en Belgique , il tombe des
    cordes et moi, courir ou marcher sous une averse
    continue pffttttttttttttttttttt

    et le soleil? c’est quoi ça ???????????

    1. Chère Émilie,

      Je trouve que vous faites très pitié ….
      Perdre son temps à dénicher des fautes d’orthographe à quelqu’un qui semble davantage préoccupé que vous, par le bien-être et la santé de tous et toutes !

      De grâce, soyez davantage ” constructive ” dans vos propos la prochaine fois ….

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