Les docteurs Joseph et Nicholas Hopkinson ont publié une étude pour le moins intéressante. Leur sujet de recherche ne provient pas de leur cabinet de consultation, et leurs trouvailles sont, disons-le, insolites.(1)

L’étude publiée dans le journal médical australien sous la rubrique « Christmas crackers / Research » s’attarde au grave problème de carence en vitamine D.

Les deux chercheurs y font une analyse systématique d’une texte fort important dans la littérature… fantastique : Le Hobbit de JRR Tolkien ! Ils se posent la question qui nous préoccupe tous : Pourquoi les bons gagnent-ils tout le temps ?

Peut-être ne serez-vous pas surpris d’apprendre que, au-delà de la convention littéraire, la réponse se situe dans les habitudes de vie des personnages. Les bons personnages (hobbits, nains, humains et elfes) ont une alimentation plus variée et, surtout, évoluent au soleil. La première scène du Hobbit, où les nains envahissent le logis de Bilbo et dévalisent son garde-manger, nous montre bien l’étendue de la variété de leur alimentation.

À l’opposé, les méchants (Golum, les goblins, les orques) sont tous des créatures qui fuient le soleil et ont des alimentations limitées, souvent majoritairement carnées.

Avec ces faits absolument probants, les chercheurs ont compilé la probabilité de carence en vitamine D des différents types de personnages. Les «bons» auraient un taux de vitamine D adéquat, tandis que les «méchants» souffriraient fort probablement d’une carence.

D’après les auteurs, cette carence en vitamine D pourrait réduire les prouesses martiales des « méchants» et expliquerait pourquoi, à la fin, ce sont les «bons» qui gagnent. Bien entendu, plus d’études sont nécessaires 😉 pour confirmer ces conclusions.

Note : Vous pouvez lire le texte complet de l’étude (en anglais) en suivant le lien de la référence ci-dessous.

 

Référence:

Hopkinson JA, Hopkinson NS. The hobbit — an unexpected deficiency. Med J Aust 2013; 199 (11): 805-806. doi: 10.5694/mja13.10218.

9 commentaires

  1. Dans toute blague, y a une part de vérité!… et ici, il y en a une très grande part…
    Pour être carnivores, il faut tuer sa proie (ou payer quelqu’un pour le faire à notre place)… et pour tuer, il faut être méchant… à moins que nous soyons en mode de survie… ce qui n’est généralement pas le cas notre société moderne.
    J’aime beaucoup cet article.

  2. Merci Jean-Yves de nous partager cette étude. Vive le gros bon sens, oui, nous sommes faits pour vivre sous le soleil, càd dehors, terre et eau et non dans des bureaux…. enfermés des journées entières et à regarder la télé, branchés sur nos appareils les plus sophistiqués. Comme la pub le dit “allons jouer dehors”….

    Bonne fin de semaine et à lundi peut-être….

  3. Ludique !

    Serait-ce là une “révélation” des effets pléiotropes d’une nutrition optimale ? Pour le moins truculent! À quand les données probantes ???

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