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Une auditrice de «L’après-midi porte conseil», de Kingston en Ontario, m’a demandé mon opinion sur l’alimentation selon les groupes sanguins. Le sujet étant plutôt vaste pour y répondre par courriel, j’ai décidé d’en faire une chronique. (Cliquez ici pour écouter ma chronique du 17 mars à L’après-midi porte conseil).

Que sont les types sanguins?

Depuis les découvertes de Karl Landsteiner, médecin au début du 20e siècle, le sang est classé en groupes, selon les différents antigènes qui se retrouvent sur les globules rouges. Ces antigènes, s’ils sont mis en contact avec un autre type de sang (lors d’une transfusion, par exemple), causent une réaction immunitaire: l’hôte sécrète des anticorps et cause la destruction du sang transfusé. Les antigènes les plus connus sont ceux des groupes A, B, AB et O, ainsi que le facteur rhésus (Rh+ ou Rh-; le nom vient de la variété de singes dans laquelle on l’a trouvé). Il existe cependant de nombreux autres antigènes. C’est pourquoi, avant d’effectuer une transfusion, on effectue d’abord une épreuve de compatibilité (cross-match) pour s’assurer que le sang du donneur et celui du receveur sont compatibles.

Le régime selon les groupes sanguins

Au début des années 50, un naturopathe américain du nom de James L D’Adamo constate que les régimes offerts dans les centres de cure (très souvent végétariens) ne donnent pas des résultats similaires pour tous les patients. Certains sont éclatants de santé, alors que d’autres dépérissent sous l’effet de ce régime santé

Suite à ses propres recherches, monsieur D’Adamo fait un lien entre certaines réactions physiologiques et la présence de molécules spécifiques dans l’aliment. Ces molécules seraient des lectines (ne pas confondre avec les leptines, qui sont des hormones), c’est-à-dire des protéines liées à des sucres qui ont la capacité de causer des réactions immunitaires: lorsqu’on met ces molécules en présence de sang (en laboratoire), on observe des réactions dites d’agglutination. Attention, ces réactions apparaissent lors de l’interaction directe avec le sang. Dans la vraie vie, il y a tout un système digestif entre le sang et l’aliment!

Monsieur D’Adamo établit une corrélation entre le type d’intolérances retrouvées chez les individus et leurs groupes sanguins (A, B, O et AB). Il constate aussi que les individus d’un même groupe ont des caractéristiques communes, comme leur façon de réagir au stress. Ce nouveau constat l’amène à développer toute une série de conseils sur les habitudes de vie à adopter pour les différents groupes. Par exemple, il suggère aux personnes du groupe A de privilégier les activités de type méditatif…

Il développe ensuite une histoire sur l’origine des groupes sanguins qui serait l’explication de ces intolérances:

· Les «O» seraient le plus vieux groupe sanguin, celui des chasseurs cueilleurs. C’est donc le groupe des carnivores.

· Les «A» apparaîtraient lors de la sédentarisation, avec l’agriculture. C’est donc le groupe des végétariens.

· Les «B» seraient des nomades, donc habitués à une variété d’aliments.

· Les «AB» seraient les derniers venus et consommeraient la même chose que les «B».

Pour chacun de ces groupes, les aliments sont classés en 3 catégories:

1- À privilégier

2- Neutre

3- À éviter

De plus, certains aliments (comme le porc, le saumon fumé, le son de blé, la crème glacée, le poivre noir, etc) seraient à éviter pour tout le monde.

Ledit régime a été popularisé par le fils du créateur, Peter D’Adamo, grâce à son livre Eat 4 your type (4 Groupes sanguins, 4 Modes de vie).

Les promesses du programme D’Adamo (1,2)

Le programme D’Adamo devrait vous permettre de:

· réduire le stress,

· maximiser le potentiel de vos enfants,

· vivre plus longtemps et en meilleure forme,

· surmonter les affections chroniques,

· éviter les maux auxquels vous êtes prédisposés,

· perdre du poids (si nécessaire),

· pratiquer des activités qui vous conviennent.

Ce que j’en pense

Personnellement, je trouve cette classification des aliments selon les groupes sanguins très douteuse. Il est d’ailleurs facile de trouver des «A» qui sont intolérants au gluten, ou même qui souffrent de maladie céliaque… ils font de bien mauvais végétariens! De plus, pour citer ma belle-mère: «Comment voulez-vous appliquer ce régime quand, dans la même famille, vous avez des «A», des «B» et des «O»…

La relation entre les lectines et les intolérances alimentaires est réelle. Les intolérances au gluten et à d’autres protéines du même type en sont des exemples. Le principe de base (intolérance à protéine spécifique) suit donc une certaine logique, mais, à ma connaissance, rien dans la science actuelle ne peut corroborer la relation entre ces intolérances et les antigènes des globules rouges. J’ai beau chercher, rien.

L’approche D’Adamo prend souvent la forme de prescriptions très strictes, tant du côté alimentaire que du côté style de vie. Je la trouve trop dogmatique. Il y a probablement du vrai dans ses fondements (qui partent d’observations)… mais la clé de lecture à partir des groupes sanguins est pour le moins difficile à croire.

De façon générale, je n’adhère pas à un régime en particulier parce que, à mon avis, les régimes sont des réponses préfabriquées qui ne répondent pas aux besoins individuels. Les régimes n’enseignent pas à bien manger ni à comprendre notre propre lien avec l’aliment.

Intolérances alimentaires

Mon hypothèse de travail concernant les nombreuses intolérances alimentaires est qu’elles sont principalement dues à un syndrome nommé l’intestin poreux. Un intestin poreux absorbe des fragments de protéines sensibilisants qui ne devraient normalement pas être absorbés et qui peuvent entrainer toutes sortes de réactions. Le JOURNAL ALIMENTAIRE est le meilleur moyen de les identifier.

Dans votre journal, notez tout ce que vous mangez, le plus honnêtement possible. Notez-y aussi tous vos symptômes, qu’ils soient étranges, inhabituels ou plus réguliers. Après quelques semaines, vous serez en mesure de faire des liens entre des aliments spécifiques et l’apparition de certains symptômes. De cette façon, vous développerez une approche individuelle. Si vous avez besoin d’un coup de pouce dans cette démarche, un(e) nutritionniste est la meilleure personne pour vous aider.

Et vous, qu’en pensez-vous?

La diète selon les groupes sanguins m’apparaît tenir plus du mythe que de la science… mais je pourrais me tromper. Si vous vous sentez bien avec une telle approche, pourquoi pas? Moi, je ne suis pas convaincu.

Références:

1. http://www.regimesmaigrir.com/regimes/groupes-sanguins.php

2. Site québécois sur le sujet: http://www.abovie.com/sante_plus/alimentsEtGroupesSanguins.htm

Pour en savoir d’avantage:

· Texte d’Hélène Baribeau sur passeport santé.net http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=groupes_sanguins_regime

· Site de Thierry Liévois Ostéopathe français: http://www.raby-f.fr/alim_grp.htm

· Info sur lectines: http://fr.wikipedia.org/wiki/Lectine; http://en.wikipedia.org/wiki/Lectin

· Le site du père – James L. D’Adamo: http://www.dadamoinstitute.com/Home.html

· Le site du fils – Peter D’Adamo: http://www.dadamo.com

Un article d’un détracteur très articulé sur le sujet : Challenges to the Plant-Based Diet in the 90’s: “The Zone” and “Blood-Type” Diet Fads

34 commentaires

  1. Pour ma part, j’avais tout essayé comme types alimentaires et je ne peux plus nier que la seule approche qui me réussit, c’est l’approche des groupes sanguins. J’ai voulu d’ailleurs ne pas y croire, et je m’en suis déviée… et mes problèmes de santé sont revenus. Maintenant, j’accepte l’évidence et je comprends mieux mon mode de fonctionnement.
    Mais c’est vrai que je préférerais que ce n’ai pas aussi bien fonctionné sur moi, ainsi je pourrais encore entrevoir l’idée d’être végétarienne. Mais j’ai déjà testé le végétarisme mainte et mainte fois, et à chaque fois c’est un fiasco…. Je reste à l’écoute des témoignages, mais pour le moment dans mon cas Adamo a été le salut de ma santé.

    1. Bonjour Élodie
      C’est mon point. Pour certaines personnes, ça fonctionne très bien. Mais pour d’autres, moi par exemple, il y a des exceptions.
      La théorie est tout à fait valable. L’intolérance aux lectines et aux antinutriments est réelle mais la clé de lecture des groupes sanguins ne fonctionne pas dans tous les cas.
      Santé!

  2. Bonjour Jean-Yves,

    En surfant dernièrement sur le net, quelle ne fût pas me surprise de me voir cliquer sur l’un de ces liens (pub) qui disait “Ne pas utiliser de probiotique avant d’avoir vu ceci” (http://silenceyourcravings.com/170103A.php?n=tab). Après avoir visionné la vidéo, je ne sais plus quoi penser de mon alimentation. En résumé, le message véhiculé par ce cardiologue américain (qui représente une compagnie qui vend des prébiotiques) est que nous consommons chaque jour des produits très néfastes pour notre santé en pensant bien manger. Il conseille donc de ne plus manger : de tomates, de légumineuses de types haricots, d’arachides (et de beurre d’arachides), de poivrons, de boulangerie/céréales de grains entiers ,car ils contiendraient de haute concentration de lectines et que ces dernières tueraient les bonnes bactéries de notre microbiote.

    Moi qui mange régulièrement de tous ces aliments (car je pensais qu’ils étaient bons pour la santé), je ne sais plus si je dois continuer ou arrêter. J’aimerais donc avoir ton opinion à ce sujet.

    Merci à l’avance

    1. Bonjour Jean-Pierre
      La thèse derrière tous ces interdits est une réaction de votre corps à une classe de composés appelés lectines. Les lectines varient d’un aliment à l’autre. Certaines personnes sont sensibles à certaines lectines. Par exemple, le gluten. Autre exemple, la famille des tomates (solanacées) peut entrainer de l’inflammation chez les personnes sensibles. Mais pas chez tout le monde.
      Si vous n’avez pas de symptômes inflammatoires, digestifs, surtout après les repas, laissez tomber ces “experts” qui font peur pour vendre quelque chose.
      EN gros, suivez votre ressenti. Ces aliments vous vont bien ? Vous vous sentez bien ? pas de problème. Par contre, si après avoir mangé certains de ces aliments vous avez de sensation désagréables ou vous avez de l’inflammation généralisée, alors faites le test. Cessez pour un mois. Vous verrez bien si vous vous sentez mieux.
      Santé!

  3. bonjour à tous,
    comme brandy, c’est en cherchant parce que de plus en plus malade que je suis tombée sur le livre du Dr D’ADAMO ; depuis bientôt 20 ans, tous mes problèmes s’aggravent et il y a longtemps que je soupçonne mon alimentation d’en être responsable.
    Depuis déjà quelques années, le stade soupçon s’est transformé en stade certitude évidente lorsque j’ai décidé d’observer mes sensations et de noter les aliments ingérés précédemment. J’en ai déjà une liste d’une bonne dizaine que je sais qu’ils vont me rendre malade si je me laisse aller à les consommer.
    Mais je progresse trop lentement et la découverte de ce livre me laisse entrevoir la fin du calvaire, car, ô surprise, tout, mais absolument tout à part une infime poignée, de ce que j’aime manger est justement tout ce qui rend malade les “groupe A” dont je fait partie (fuck les agriculteurs !).
    Tout ça pour dire, cher Jean-Yves, qu’avant de jeter le livre du Dr D’ADAMO au bûcher des infamies, je vais peut-être m’offrir le luxe d’essayer, non pas de faire un “régime” à quoi beaucoup associent cette révolution alimentaire sur de nombreuses pages internet, mais de suivre ses suggestions et d’arrêter, du moins essayer sincèrement, de m’intoxiquer avec ce que je mets dans mon estomac…
    C’est un peu comme arrêter de fumer : ces conseils ne sont pas à voir comme des conseils pour maigrir comme cela est présenté sur de nombreux sites, mais ce sont une véritable hygiène de vie salvatrice… du moins, c’est comme ça que je le ressens…
    Il va falloir que je teste et adapte, car, dans le tas des aliments autorisés, il y en a qui me font du mal, mais il faut dire que, à 63 ans, il y a longtemps que je fais subir le pire à mon organisme, certes en toute innocence, mais le résultat est le même : dramatique !
    Avant donc la crise cardiaque ou le cancer du côlon que je sens venir tranquillement (je viens déjà de sacrifier ma vésicule biliaire dans la bagarre), ce “régime”, je m’y colle avec bonheur, même si le tofu n’est pas ma tasse de thé, que, en parlant de thé, je déteste le goût du thé vert qu’il va falloir désormais ingurgiter, que je suis une accro des tomates absolument interdites et que je vais devenir folle sans mon pain quotidien, ma pasta-sauce tomate-fromage râpé ou mon osso bucco-tagliatelles-parmesan, mon steack de charolais saignant, mon assiette de charcuterie-cornichons-tartines de pain… Seigneur, ayez pitié, il va même me falloir renoncer aux moules-frittes !!!!
    Comme aurait dit notre grand philosophe Coluche “choisit ton camp, camarade !!!”
    Rendez-vous dans 6 mois où je viendrai vous faire mon compte-rendu d’expérience

    1. bonjour Mahamat
      depuis trois ans que tu as posé ta question je ne sais pas si tu viendras lire cette réponse, ni comment va ton fils ni si tu as essayé la méthode d’alimentation du Dr D’ADAMO, mais je voulais te dire qu’il me semble sensé de penser que, si cela ne le soignera pas (c’est une maladie héréditaire) cela ne pourra que lui être bénéfique de ne pas en rajouter avec une alimentation qui ne lui serait pas adaptée et qui l’affaiblirait davantage… et que tu n’as rien à perdre, au contraire, à tenter d’aider son organisme à se maintenir dans la meilleure santé possible en lui fournissant une alimentation la plus adaptée à son organisme…
      Bien à toi

    2. Bonjour Élisabeth et merci pour votre témoignage
      J’aurais peut-être dû écrire qu’une partie de l’explication du fils D’Adamo ne me plait pas. La théorie de base du père D’Adamo est que dans l’alimentation plusieurs aliments contiennent des protéines qui sont reconnues par le système immunitaire. Ces protéines, pour la plupart des lectines, entrainent des réactions immunitaires lentes et chroniques qui mènent vers une auto-intoxication. Cette intoxication conduit à divers états pathologiques, des états de mal-être et des maladies “diagnosticables”.
      Cette partie de la thèse de D’Adamo me va très bien et est très logique en fonction de ce que j’observe tant chez moi que chez d’autres.
      Par contre, là où je décroche est la systématisation par les groupes sanguins.
      Que ce soit en grande partie vrai pour plusieurs, Encore là d’accord.
      Mais, à ma connaissance, il y a trop, beaucoup trop d’exceptions pour en faire un système. Des Groupes A qui ne se sentent bien que carnivores. Des Groupes O qui sont végétariens et en parfaite santé.
      Plusieurs de mes patients ont vu leur état se détériorer après avoir suivi trop strictement ce régime. Par contre, certains y voient un véritable miracle.
      Bref, Oui, le principe de l’Élimination des aliments coupables mais d’abord, faites, comme vous l’avez fait, un journal alimentaire et tirez vos propres conclusions.
      L’individualisation est plus difficile mais beaucoup plus efficace.

      De plus, il y a toujours le régime hypotoxique et autres approches comme l’institut Hypocrates.
      Oui, notre alimentation peut nous être toxique. D’Adamo a fait un système un peu, beaucoup trop rigide pour plusieurs.
      Santé!

  4. Bonjour,

    Jean-Yves je partage plus ou moins ton point de vue, néanmoins…

    Je suis moi-même également de groupe sanguin O. Il était une époque je faisais beaucoup de sport intensif et j’étais vraiment très bon, alors qu’en endurance je ne faisais pas long feu. Je n’avais jamais de problème de santé / digestifs à cette époque.

    Dès que j’ai arrêté le sport j’ai commencé à ressentir certains maux (moral au bas – tendances maniaco-dépressives, constipation, remontée acides qui me brûlaient) lol, la totale.

    Ma mère m’a parlé de ces régimes et en lisant j’ai en effet remarqué que les pâtes/ le pain étaient à l’origine de mes constipations et indigestion, que le café me surchauffait rapidement (bouffée de chaleur, stress), que les jus d’orange/citron me donnaient des remontées acides et j’ai appris à construire mon alimentation / mon hygiène de vie à partir dudit guide, et je me sens mieux malgré le fait que je n’y croyais pas du tout au début.

    Donc je partage l’idée des internautes qui affirment que ce guide est une bonne base de départ, à remodeler individuellement au fur et à mesure. Et puis quoi de mieux que de découvrir de nouveaux aliments que l’on a pas l’habitude de consommer!

    1. Bonjour Mcanivet
      Bien d’accord. Un bon guide. Mon problème est la clef de lecture rigide. La réalité des lectines et des intolérances alimentaires est tout à fait vrai. Simplement, il n’est pas exact que toutes les personnes d’un groupe sanguin réagissent de la même façon. Mais oui, vous avez raison. C’est une bonne base pour développer sa propre alimentation. Le principe du journal alimentaire est un peu le même. Notez ce que vous mangez et faites des corrélations avec vos sensations.
      merci pour votre commentaire.
      Santé!

  5. Bonjour,

    Je suis moi-même également de groupe sanguin O. Il était une époque je faisais beaucoup de sport intensif et j’étais vraiment très bon, alors qu’en endurance je ne faisais pas long feu. Je n’avais jamais de problème de santé / digestifs à cette époque.

    Dès que j’ai arrêté le sport j’ai commencé à ressentir certains maux (moral au bas, constipation, remontée acides qui me brûlaient) lol, la totale.

    Ma mère m’a parlé de ces régimes et en lisant j’ai en effet remarqué que les pâtes/ le pain étaient à l’origine de mes constipations et indigestion, que le café me surchauffait rapidement (bouffée de chaleur), que les jus d’orange/citron me donnaient des remontées acides et j’ai appris à construire mon alimentation / mon hygiène de vie à partir dudit guide, et je me sens mieux malgré le fait que je n’y croyais pas du tout au début.

    Aujourd’hui je me cuisine des épinards, des broccoli, du poisson, de la bonne viande de chez le boucher et des bons fruits bien frais. Je ne mange que rarement du pain ‘normal’, j’opte pour du pain de seigle (le reste est difficile à trouver)

    Donc oui ça sert d’une BONNE BASE DE DEPART, à remodeler individuellement par la suite. Et puis quoi de mieux que de découvrir de nouveaux aliments que l’on a pas l’habitude de consommer!

  6. Bonjour

    Je suis tombée sur le livre du docteur peter J D’adamo un jour où je souffrais de ne pas avoir de réponses par rapport à mes douleurs intestinales, ma spasmophilie, ma stérilité inexpliquée, mes micro fractures osseuses sans accidents ma fatigue chronique mon manque d’appétit et mes baisses de tension etc…j’étais prête à quitter toute vie sociale tellement c’était dur… pourtant mon alimentation était saine et équilibrée mais apparemment pas tout à fait en rapport avec mon groupe sanguin. Aujourd’hui après 5 ans d’alimentation selon le groupe A j’ai une activité professionnelle très prenante, j’ai eu un enfant , j’ai l’appétit qui est revenue !!! et je me sens avec une énergie débordante !!! effectivement j’ai établi un tableau correspondant à la liste du docteur et testé sur mes propres impressions en faisant abstention pendant 3 semaines d’un aliment “à éviter” puis réintroduction… çà était flagrant ..aujourd’hui je ne mange plus pareil … mon mari est O et j’arrive à cuisiner en une demi heure le repas pour nous en étant dans le mille avec ce qui nous correspond..il va avoir 50 ans il avait du cholestérol il n’en a plus alors qu’il mange beaucoup plus de viande rouge qu’avant il mange du pain d’épeautre des desserts maison et des glaces maison !! cette alimentation n’est pas frustrante… la science les preuves nous on s’en fou car je cherchais le résultat et je l’ai trouvé !!!

    1. Bonjour Brandy
      Vous avez eu des résultats. C’est tout ce qui compte. Là où j’ai un problème avec cette approche est la généralisation par rapport aux groupes sanguins. Il y a de nombreuses exceptions. Mais quand vous avez des résultats positifs, c’est parfait.
      Santé!

  7. Merci pour cette chronique.

    J’ai approfondi la connaissance de cette approche alimentaire depuis quelques mois et je me suis familiarisée avec les aliments à prévilégier et à éviter de mon groupe sanguin tout en observant les résultats.

    J’adorais les croustilles, mais les pommes de terre étant défavorables aux “A”, j’ai opté pour les arachides et, à ma grande surprise, je constatais dans les minutes qui suivaient l’ingestion de celles-ci, que mes doigts étaient beaucoup moins enflés en observant la facilité à faire bouger ma bague.

    Lorsque je consomme des aliments défavorables, je le fais en toute connaissance de cause sans en abuser, mais par goût.

    J’avais toujours été attirée par le végétarisme et j’avais constaté que je me sentais énergisée après un repas constitué d’aliments crus.

    Bref, ce fut pourmoi une base intéressante pour adopter une alimentation encore plus saine et de conscientiser davantage les aliments que j’ingère et adopter ceux qui me conviennent par l’observation.

    Merci encore et bravo pour vos chroniques très intéressantes et instructives!

  8. bonjour, j’ai mon enfant qui souffre d’une drepanositose “ss”, vous pouvez m’aider à son alimentation qui est compatible pour sa santé. Son groupe sanguin est “A+” il est agé de 6 ans .

    1. Bonjour Mahamat
      Je suis désolé mais je ne connais pas cette maladie. Selon mes petites recherches, la drépanocytose est une maladie héréditaire du sang qui affecte les globules rouges chez les noirs. Je n’ai pas d’avis à vous donner puisque je ne trouve pas de lien avec l’alimentation ni avec ce que je connais. Désolé.
      Bonne recherche
      JYD

  9. Nous sommes des omnivores ce qui fait de nous des mangeurs de tout et trop souvent de rien dans notre monde industriel, où la proportion des sous-alimentées augmentent sans cesse avec les courbes en hausses des indices de richesses développés par l’Occident.

    Je suis du groupe O et le guide D’Adamo m’a permis de mieux comprendre mon système digestif puisqu’il m’a donné une base de référence. Je mange quand même des oranges à l’occasion même si je devrai les éviter!

    Bon appétit à tous!

    1. Bonjour Hugo,
      Comme je le mentionne dans le texte, il y a un fondement à la théorie. Les lectines et autres protéines qui génèrent des intolérances sont réelles. La clef de lecture de ce problème par les groupes sanguins apporte trop d’exceptions et de cas qui ne se comportent pas comme le groupe. De plus, toute la mythologie préhistorique me laisse un peu froid.
      Si, pour vous, ça convient, très bien. C’est une bonne base de départ, comme vous dites.
      Santé!
      JYD
      P.S. à quand la légalisation ? 🙂

      1. bonjour JYD,
        je t’invite à faire la lecture de certains auteurs,comme Yves Coppens,film de jacques Malaterre,et la plupart des paléologues-et autres spécialistes archéologues-le lien est trés facile à faire ,j’habite prés des grottes en dordogne où des restes d’ossements humains de plusieurs époques différentes ont été découvertes pour les plus vieux:50 000 -35 000 ANS (chasseur-ceuilleur)Groupe O migrateur,ensuite de 35 000 à 15 000 ANS (Groupe A)cultivateur “sédentaire” confirmer par deux chercheurs de l’université de Bordeaux Bruno…,Alain.. contacter par tel.
        -pour ma part tout confirme son travail ,même certains scientifiques finissent par conclurent qu’il avait raison sur toute la longueur et chaque jour un peux plus ,plus de deux millions de contact par an sur son site ,6 millions de livres vendues dans le monde en 20 ans et en six langues,primé 3 fois par des universités de médecine d’excellence,un homme simple,généreux ,visionnaire qui vois le premier et avant tout le monde pour prévenir; comme l’ivraie dans le bon grain.
        s’il dit vrai il sera approuvé peu à peu ,s’il dit faux il disparaitra rapidement,en france une personne sur vingt a lu un de ses livres à suivre Jean Yves !!!

  10. Ma femme et moi appliquons le système des groupes sanguins sans contrainte et on n’a pas besoin de se demander si ça marche, si c’est vrai, etc. car le résultat est éclatant et évident. ex.: ma femme faisait de l’hypoglycémie, ce système l’a fait diminuer de beaucoup (la nutrition crue vivante l’a maintenant fait disparaître totalement) et l’acidité gastrique m’était insupportable depuis toujours et se produisait après quasiment chaque repas. Maintenant, grâce à d’Adamo, c’est un problème du passé et si parfois je bifurque je sais d’avance le degré d’acidité que je ferai après le repas et je sais donc “ce qui se passe”. N’est-ce pas là déjà un apport énorme pour tous les gens qui souffrent de maux inexplicables ? On peut en tous cas être d’accord sur une chose : le système des groupes sanguins n’est pas nécessaire pour ceux qui n’ont pas de problème de santé…mais combien sont-ils ?

  11. Bonjour Jean Yves,

    Voilà un sujet qui suscite des passions comme je peux le voir. Je suis tout à fait d’accord avec toi, le sang et l’ensemble de l’immunité est un système beaucoup trop complexe pour le réduire à 4 groupes sanguins. Je pense que tout est une question de gros bon sens. Nous connaissons les aliments qui sont bons pour notre santé mais faut-il conserver un certains équilibre lorsqu’on les consomme. Il y a beaucoup de végétariens qui croient avoir le meilleur régime mais qui ne consomme pas assez de bons gras et même parfois de protéines. Est-ce mieux que de consommer trop de viande? L’intoxication, la malnutrition et la digestion sont les trois causes des maladies dégénératives des temps moderne. Les règles de base de l’hygiène de vie s’appliquent à tous le monde mais en 2010 on ne peut les respecter parfaitement. Il faut donc s’attendre à des manifestations de notre corps et elles seront différentes d’une personne à l’autre peu importe si l’on est du même groupe sanguin ou non…

  12. Je suis d’accord avec toi, Jean-Yves, qu’un journal alimentaire est le meilleur outil pour connaitre nos tolérances. Peu de personnes sont prêtes à le faire parce que c’est fastidieux mais surtout parce qu’elles ne veulent pas vraiment changer leurs habitudes alimentaires…elles sont heureuses dans leur malheur parce que comme on dit en espagnol, vaut mieux manchot connu que borgne à connaître. Je connais une fille groupe O qui a décidé de devenir végétarienne et elle a commencé a avoir des symptômes d’arthrite, à 18 ans ce n’est pas intolérable mais quand elle aura 30 ans, ça sera une autre histoire. J’ai déjà, pendant 3 semaines, arrêté tout ingestion de céréales, incluant le riz et le riz sauvage, et je vous assure que je me sentais 100% mieux. Le matin je n’avais pas besoin de m’étirer, j’étais légère comme une gazelle du corps et d’esprit. Je ne m’attends pas à cella alors pas d’effet placebo. Au même temps je connais un adulte groupe A qui adore les viandes rouges, l’agneau en particulier; dès qu’il commence à le manger il commence à se gratter le dos et il se tortille dans sa chaise, fait des petits rots…il ne s’aperçoit pas de tout. Il est habitué à son indigestion permanant et à son psoriasis et pas question de changer ses habitudes…il est heureux dans son malheur et pas pour rien au monde il va changer ses habitudes alimentaires…même après constatation de ses symptômes qui apparaissent comme para magie toute suite après l’ingestion de viande rouge.
    Pour ceux qui veulent vraiment se connaître et éviter dans le quotidien les aliments qui les empoisonnent, utiliser la liste de D’Adamo comme un guide de départ est un bon début. Une fois que nous savons ce que nous nuit, nous pouvons, exceptionnellement, manger ce qui nous empoissonne. Je l’ai fait hier soir, j’ai mangé du lait condensé et quelques minutes plus tard j’ai senti, littéralement, l’indigestion. Notre corps nous parle, c’est à nous de l’écouter. Ça faisait des années que je ne touchais plus à ce poison laitier et j’ai payé largement la conséquence; ce signal m’a convaincue de continuer à l’éviter. Comme tu dis bien Jean-Yves, il faut être à l’écoute.

  13. Bonjour à tous et merci beaucoup pour vos commentaires.
    En réalité, même les défenseurs de D’Adamo, comme Maria, confirment mon point de vue: il faut d’abord se connaître soi-même. Dans mon texte, je mentionne qu’il y a une réalité aux intolérances lectine-immunité. Là où je doute beaucoup, c’est dans l’utilisation de la grille de lecture en fonction des groupes sanguins.
    Comme le mentionne Jacques, l’approche empirique du père D’adamo est probablement bien fondée et rejoint d’autres auteurs, mais le fait de la dogmatiser d’une telle façon lui enlève de la crédibilité.
    Finalement, le journal alimentaire (peu importe le processus d’auto-découverte que vous préférez) demeure lent mais efficace pour apprivoiser sa propre avenue.
    Ainsi, Maria a-t-elle découvert elle-même que les grains ne lui allaient pas (d’ailleurs, la majorité des gens consomment trop de glucides, comme le mentionne Montignac);
    Esther est une heureuse végétarienne;
    Caroline a une approche pragmatique qui s’éloigne de la malbouffe;
    Jacques développe une approche globale très intéressante.
    Bref, la santé est une démarche, pas un but final dicté par un code.
    Santé!
    JYD

  14. Quatre ans avant que D’Adamo publie son livre j’étais allée voir un endocrinologue parce que je ne comprenais pas pourquoi j’avais augmenté de poids sans raison valable et les analyses de la thyroïde ne montraient aucun problème. Son diagnostique était : « vos hormones sont normales, il y a des personnes comme vous qui sans raison apparente sont incapables de perdre du poids mais vous devez le faire parce que vous êtes une candidate au diabète. » Je suis sortie de son cabinet outrée et décidée de trouver la réponse par moi-même. Je me suis observé, pris des notes et six mois plus tard j’avais conclu que les céréales étaient néfastes pour moi; une portion par jour je perdais du poids, deux portions je maintenais mon poids, à partir de trois portions mon poids grimpait. À cette époque je suivais le Guide canadien…qui était néfaste pour moi. Grosso modo tout ce que D’Adamo écrivait quatre ans plus tard sur le groupe sanguin O était tout à fait ce que j’avais découvert sur moi…et je suis du groupe O. Ce que j’ai appris de son livre est à le prendre comme un guide et pas comme la bible. Certains aliments qu’il considère comme neutre pour le groupe O, à certaines époques de ma vie n’était pas indiqués de tout. J’ai appris à mieux me connaitre et j’ai arrêté d’augmenter de poids. Pour y perdre le poids j’ai besoin de marcher, chose que j’ai arrêté de faire depuis des années. En conclusion D’Adamo a raison mais il faut utiliser ses guides comme telles, de guides et pas de règles à suivre aveuglement. J’ai vérifié, personnellement et professionnellement, les effets d’une alimentation contraire aux recommandations de D’Adamo qui se sont estompés dès que la personne a changé ses habitudes alimentaires. À mon avis, D’Adamo a raison globalement et c’est à chacun de nous de trouver, avec son guide, notre tolérance aux aliments, toujours en pensant que nos tolérances ne sont pas figés sur le béton.

  15. Personnellement, tout en étant du groupe O, j’ai été végétarienne à temps partiel pendant plus de 30 et le suis à temps plein depuis plus de 6 mois… Aucune intention de revenir à la viande !
    Parfois j’ai le sentiment que les gens qui adoptent ces régimes ont besoin d’un cadre quelque part, de balises, de convictions sur lesquelles s’appuyer; possiblement ces mêmes personnes sont en recherche dans leur vie en général…

  16. D’un côté, il y a des gens qui se sentent vraiment mieux avec ces régimes. Une enquête à la louche m’avait montré que les groupes A supportent plutôt mieux les céréales que le viande et inversement pour les O.
    D’un autre côté, Seignalet et Joyeux en France ont soumis les arguments à des immunologistes compétents pour qui la démonstration biologique n’avait aucune valeur.
    On pourrait dire aussi que le régime du O est proche d’un régime Seignalet et donc, bénéfique pour beaucoup de monde !
    On pourrait dire aussi que ces régimes apportent une certaine cohérence que le tube digestif apprécie.
    En fait, impossible de savoir à moins d’être dans une croyance qui peut trancher dans un sens ou d’un l’autre.
    Et puis est-ce si important ?
    S’il y a quelque chose de vrai dans l’hypothèse d’Adamo, ce que pour ma part je n’exclus pas, cela reposesur de l’observation et/ou de l’intuition, mais pas sur de la science. Sa grande erreur, comme souvent dans ce contexte, est d’avoir voulu consolider quelque chose d’empirique par une explication scientifique et du coup, il en a perdu sa crédibilité.

    Le fait que l’on ait plusieurs régimes dans une famille est bien évidemment un facteur de complication, mais ce n’est rien avec ce que nous prépare la nutrigénomique pour demain. Nos descendants peut-être pas si lointains auront dès le plus jeune âge une listes d’aliments à éviter, parole de gènes !
    Vive le progrès…

    1. Bonjour Jacques,

      Vous mentionnez des analyses commandées par Seignalet et Joyeux auprès d’immunologues.

      Au cas ou ces analyses seraient consultables au public, pouvez vous me faire suivre les liens, s’il vous plait.

      Cordialement

      1. Bonjour,
        En fait mon affirmation reposait sur deux faits :
        – Les réticences exprimées par Seignalet sur les régimes groupe sanguins qui m’ont été rapportées par des personnes ayant assisté à ses interventions (avant son décès)
        – Un échange/interview que j’avais eu avec Henri Joyeux qui m’avait parlé de cette évaluation faite par des immunologistes sur le théorie d’Adamo qui ne tenaient pas la route. Notamment sur les interactions possibles entre des classes d’aliments et les agglutines régulières liées au groupe AB0.
        Je n’ai pas pu vérifier cela, J’ai fait confiance car cela me semblait cohérent avec mon sentiment sur ces régimes, mais je serai aujourd’hui plus prudent. Si d’un coté des auteurs se permettent des hypothèses qui s’assoient sur la rigueur scientifiques, des représentants du monde scientifique peuvent se permettent quelques raccourcis pour étayer leur croyances sans les vérifications nécessaires.
        Et il est plus facile de croire suivant son intuition ou son sentiment que connaitre de manière objective…

    2. bonjour chers amis internautes,
      quand on veut se débarassé de son chien on dit qu’il a la rage !

      moi pour ma part j’ai ouvert le livre 1 tome ,de Peter J. d’adamo et compris le propos de l’intuition et de l’expérience de son père et le sien (car en activité à ce jour Peter)

      pour continuer je me suis familiariser par les divers aliments nouveaux ,ET JE ME REGALE !,je suis heureux d’avoir renoncé aux aliments qui m’empoisonnés-et pour aller plus loin la digestion : le sport ou le travail tonique. tout cela je le mets en route et voila (perte de 12 kilos en cinq semaines (avec mon travail trés physique)sans le sport se régime et impossible voire +/- 4,5 kilos maxi ;j’ai parlé de son livre a une amie qui me dit avoir une tumeur cancereuse du sein je lui achète le livre du groupe A et elle fait le regime et obtient une rémission complète de la tumeur ;sa santé étant stable je la laisse vivre et au bout de 6-8 mois ,elle a abandonner le regime et me dit avoir un cancer aux deux seins qui contamine la gorge et la machoire (une preuve concrète et flagrante) un détails
      ma mère était herboriste-naturopathe et j’ai redécouvert et vérifier tous ses dires ; ma mère était
      pas favorable a certains vaccins ,moi-même je ne me vaccine plus depuis 10 ans,résultat : plus de grippe,angine,otite,en clair santé au top !
      mon poids :73 kg pour 1,80m il m’a fallu 40 ans pour voir mes abdos qui étaient bien cachés sous mes bourrelés de graisses .bien à vous et surtout COURAGE!!

  17. Bonjour Jean-Yves,

    Intéressant ton point de vue sur cette question.

    Lorsqu’une personne a un problème, le retour vers la santé ,de façon holistique et naturelle ,passe par une discipline personnelle.

    Cette théorie me semble avoir une certaine cohérence. Comme bien d’autres, elle a ses régles, ses limites , mais aussi ses résultats.
    Un point positif ,c’est qu’elle permet
    une sélection de la nourriture à ceux qui en sont à leur premiers pas ou qui sont à l’aise avec cette approche.
    Si elle contribue pour certaines personnes à la prise en charge de leur santé, cette théorie me semble acceptable ,appliquée de façon temporaire et sans se fermer religieusement ‘ aux autres régimes.
    De plus , elle conseille tout de même de bons aliments en écartant le ‘néfaste food’ selon Jean-Yves ou la ‘malade bouffe’ selon Tiroline.

    Lorsqu’une personne se rend compte qu’elle ne consomme que des aliments à ‘éviter’,
    c’est peut-être le début du vrai questionnement, et le début de sa responsabilisation face à sa santé.
    C’est ce qui est important à mon avis.

    Félicitations pour ton travail à radio Canada !

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