Statines : des médicaments controversés

L’usage des statines en prévention primaire (chez quelqu’un qui n’a jamais subi d’évènement cardiaque) est remis en question par plus d’un.

Des études ont montré que les statines sont utiles chez le malade cardiaque lorsqu’ils sont utilisés en prévention secondaire, c’est-à-dire chez quelqu’un qui a déjà subi un évènement cardiaque.

Par contre, un nombre grandissant de médecins connus s’affiche contre leur usage en prévention primaire. Déjà il y a 3 ans (1er février 2014), on pouvait lire dans le journal de Montréal: «Le cardiologue montréalais Colin Rose ne croit pas que les statines aient vraiment d’effet bénéfique sur l’humain.» 1 Et il n’est pas le seul.

Selon plusieurs auteurs, il n’y a aucune preuve de leur efficacité à prévenir la maladie cardiaque.2,3

  1. Sultan et N. Hymes n’y vont pas avec le dos de la cuiller (traduction libre): « Il y a un manque catégorique de preuve clinique pour appuyer la thérapie par les statines en prévention primaire. Non seulement y a-t-il une insuffisance de preuve pour la prévention cardiovasculaire primaire, mais il y a amplement de preuves montrant que les statines, en fait, augmentent le risque cardiovasculaire chez les femmes, les patients diabétiques et les jeunes.» 2

Diminution du risque?

L’étude HOPE-3 semble montrer que la prise d’une statine (la rosuvastatine) pourrait diminuer le risque relatif d’évènement cardiaque de 24% en prévention primaire si le médicament est pris plus de 5 ans (5,6 ans en moyenne dans l’étude).4,5 Ce risque relatif pourrait se traduire en une diminution du risque absolu de 1,1%!5

Si ces médicaments n’avaient aucun autre effet, on pourrait toujours se dire que 1,1% (selon cette étude), c’est mieux que rien. Mais ce n’est pas vraiment le cas…

Statines: effets secondaires

On a trop souvent tendance à minimiser les effets secondaires des statines. Aseem Malhotra, un cardiologue anglais, rapporte que, dans une grande étude d’observation sur 150 000 personnes utilisant des statines pour réduire leur taux de cholestérol, les effets secondaires ont causé un abandon de la médication chez près de 18% des patients.6 Ce chiffre est loin, très loin au-dessus de ce que rapportent les études cliniques sur les statines.

D’ailleurs, sur le site The NNT (http://www.thennt.com/), David Newman publie des chiffres intéressants sur la prévention par les statines. Prises sur 5 ans, les statines 7 :

  • Ne sauvent pas de vie ;
  • Peuvent prévenir 1 crise cardiaque sur 104 utilisateurs ;
  • Peuvent prévenir 1 AVC sur 154 utilisateurs ;
  • Peuvent entrainer 1 cas de diabète sur 100 utilisateurs ;
  • Peuvent causer 1 cas de dommages musculaires sur 10 utilisateurs.

Prendre ou ne pas prendre de statines: votre choix

Avec toute la controverse entourant les statines, il est tout à fait normal d’hésiter. Sachez simplement que la prise de statines n’est pas une panacée et que plusieurs approches ont fait leurs preuves pour réduire la maladie cardiaque et améliorer la qualité de vie.

En 2009, le Dr Martin Juneau, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal, publiait un blogue où il explique les bénéfices majeurs d’outils simples : l’alimentation et l’exercice (http://www.docteurmartinjuneau.com/blog/articles/exercice_alimentation_maladie-2009-12-03.html). «Ces 2 outils sont beaucoup plus efficaces que la médication: l’exercice réduit la mortalité de 30 à 45%; l’alimentation, à elle seule, est plus de 2 fois plus efficace que les statines (70% vs 30%) pour prévenir un second évènement cardiaque.»

Outils pour améliorer votre santé cardiaque

Alimentation

De tous les conseils, l’augmentation des fibres solubles, tant alimentaires (pains complets, avoine, graine de lin, graine de chia) qu’en supplément (psyllium, inuline, dextrines, etc.), est probablement le plus efficace pour les dyslipidémies (cholestérol et triglycérides). Ces fibres ont un effet sur plusieurs paramètres du syndrome métabolique, depuis la glycémie postprandiale (après les repas) jusqu’aux différents lipides sanguins (cholestérol, triglycérides).8-10

Certains aliments sont aussi particulièrement intéressants :

  • Noix : surtout la noix de Grenoble 11-14 et l’amande 11,15
  • Graines de lin 14
  • Diète méditerranéenne 16
  • Sources d’anthocyanes : petits fruits colorés (bleuet, framboise, canneberge, cassis, framboises noires et rouges, grenade, sureau, etc.), légumes (chou rouge, oignon rouge), légumineuses (fève noire).17

Épices

Les épices aussi méritent qu’on s’y intéresse. Un cocktail d’épices (14 g du mélange : poivre noir, cannelle, clou de girofle, ail, gingembre, origan, paprika, romarin et curcuma) a réduit le taux de lipides sanguins après le repas de 31% chez des volontaires suite à la consommation d’un repas riche en gras.18

Exercices

Une étude s’est penchée sur un protocole d’exercices réguliers associé à la diète méditerranéenne. Les exercices étaient du type Tabata (haute intensité par intervalles). Les participants ont également pris 550 mg d’omégas 3 (AEP+ADH) 3 fois par jour, durant 12 semaines. À l’échéance, les chercheurs ont mesuré des réductions significatives de : 19

  • masse graisseuse totale;
  • gras abdominal;
  • tour de taille;
  • pression artérielle systolique;
  • insuline plasmatique à jeun;
  • IL-6;
  • triglycérides.

Vitamine D

Certains produits de santé naturels ont tout à fait leur place dans une approche globale.

Le taux de vitamine D est inversement proportionnel à la prévalence du syndrome métabolique.20 À doses élevées, la vitamine D peut faire régresser les paramètres du syndrome métabolique.21,22

Les doses utilisées pour le syndrome métabolique sont très fortes, particulièrement chez les obèses à cause du volume de distribution. Si possible, il faut viser un taux sanguin d’un minimum de 75 nmol/l, idéalement entre 125 et 150 nmol/l. Doses recommandées par les experts en l’absence de test sanguin: 3 000 à 5 000 UI par jour.

Magnésium

La carence en magnésium serait associée au diabète, à l’hypertension et à l’obésité et perturberait le métabolisme des acides gras essentiels (et leur rôle dans l’inflammation).23 Un supplément de magnésium améliore le profil métabolique et la pression artérielle chez des patients atteints du syndrome métabolique.24 Il peut également améliorer la sensibilité à l’insuline, même lorsque le taux sanguin de magnésium est normal.25

Dose : 140 à 400 mg par jour (choisir un sel soluble comme le citrate ou le bisglycinate).

Artichaut

Des suppléments de feuilles d’artichaut (Cynara scolymus) améliorent le profil lipidique 26,27 et la fonction endothéliale 28 chez des patients avec un taux de cholestérol élevé. Mais attention, les doses utilisées sont beaucoup plus élevées que les produits habituellement vendus en pharmacie pour «supporter le foie» ou dans des cures de détox aux ingrédients sous-dosés.

Dose : 1 000 à 1 280 mg d’extrait standardisé en doses divisées, aux repas.

Avoir le courage de ses choix

Bien entendu, il est plus facile de prendre une pilule que de changer ses habitudes de vie. Pour obtenir des résultats, il faut du courage et de la persévérance. Mais pour améliorer votre qualité de vie et votre espérance de vie en santé, ça vaut bien le coup!

Références :

  1. Archambault H. Une majorité de Québécois prend des pilules contre le cholestérol pour rien, selon des médecins Journal de Montréal 1 février 2014 http://www.journaldemontreal.com/2014/01/31/une-majorite-de-quebecois-prend-des-pilules-contre-le-cholesterol-pour-rien-selon-des-medecins
  2. Sultan S, Hymes N. The Ugly Side of Statins. Systemic Appraisal of the Contemporary Un-Known Unknowns. Open Journal of Endocrine and Metabolic Diseases, 2013, 3, 179-185 doi:10.4236/ojemd.2013.33025 Published Online July 2013 (texte accessible gratuitement) http://www.scirp.org/journal/ojemd
  3. Abramson J, Wright JM. Are lipid-lowering guidelines evidence-based? Lancet. 2007 Jan 20;369(9557):168-9. PubMed PMID: 17240267. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17240267
  4. Yusuf S, Bosch J, Dagenais G, et al. Cholesterol Lowering in Intermediate-Risk Persons without Cardiovascular Disease. New England Journal of Medicine April 2, 2016 DOI: 10.1056/NEJMoa1600176 http://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa1600176
  5. Cushman WC, Goff DC. More HOPE for Prevention with Statins. New England Journal of Medicine April 2, 2016 DOI: 10.1056/NEJMe1603504 http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMe1603504
  6. Zhang H, Plutzky J, Skentzos S, Morrison F, Mar P, Shubina M, Turchin A. Discontinuation of statins in routine care settings: a cohort study. Ann Intern Med. 2013 Apr 2;158(7):526-34. doi: 10.7326/0003-4819-158-7-201304020-00004. PubMed PMID: 23546564; PubMed Central PMCID: PMC3692286. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3692286/
  7. Newman D. Statins given for 5 years for heart disease prevention (with known heart disease). http://www.thennt.com/nnt/statins-for-heart-disease-prevention-with-known-heart-disease/ (Accès avril 2016)
  8. den Besten G, Havinga R, Bleeker A, Rao S, Gerding A, van Eunen K, Groen AK, Reijngoud DJ, Bakker BM. The short-chain fatty acid uptake fluxes by mice on a guar gum supplemented diet associate with amelioration of major biomarkers of the metabolic syndrome. PLoS One. 2014 Sep 9;9(9):e107392. doi: 10.1371/journal.pone.0107392. eCollection 2014. PubMed PMID: 25203112; PubMed Central PMCID: PMC4159349. http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0107392
  9. Dall’Alba V, Silva FM, Antonio JP, Steemburgo T, Royer CP, Almeida JC, Gross JL, Azevedo MJ. Improvement of the metabolic syndrome profile by soluble fibre – guar gum – in patients with type 2 diabetes: a randomised clinical trial. Br J Nutr. 2013 Nov 14;110(9):1601-10. doi: 10.1017/S0007114513001025. PubMed PMID: 23551992. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23551992
  10. Weickert MO, Pfeiffer AF. Metabolic effects of dietary fiber consumption and prevention of diabetes. J Nutr. 2008 Mar;138(3):439-42. Review. PubMed PMID: 18287346. http://jn.nutrition.org/content/138/3/439.long
  11. Kalgaonkar S, Almario RU, Gurusinghe D, Garamendi EM, Buchan W, Kim K, Karakas SE. Differential effects of walnuts vs almonds on improving metabolic and endocrine parameters in PCOS. Eur J Clin Nutr. 2011 Mar;65(3):386-93. doi: 10.1038/ejcn.2010.266. PubMed PMID: 21157477. ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21157477
  12. Lozano A, Perez-Martinez P, Marin C, Tinahones FJ, Delgado-Lista J, Cruz-Teno C, Gomez-Luna P, Rodriguez-Cantalejo F, Perez-Jimenez F, Lopez-Miranda J. An acute intake of a walnut-enriched meal improves postprandial adiponectin response in healthy young adults. Nutr Res. 2013 Dec;33(12):1012-8. doi: 10.1016/j.nutres.2013.08.010. PubMed PMID: 24267040. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24267040
  13. Tapsell LC, Batterham MJ, Teuss G, Tan SY, Dalton S, Quick CJ, Gillen LJ, Charlton KE. Long-term effects of increased dietary polyunsaturated fat from walnuts on metabolic parameters in type II diabetes. Eur J Clin Nutr. 2009 Aug;63(8):1008-15. doi: 10.1038/ejcn.2009.19. PubMed PMID: 19352378. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19352378
  14. Wu H, Pan A, Yu Z, Qi Q, Lu L, Zhang G, Yu D, Zong G, Zhou Y, Chen X, Tang L, Feng Y, Zhou H, Chen X, Li H, Demark-Wahnefried W, Hu FB, Lin X. Lifestyle counseling and supplementation with flaxseed or walnuts influence the management of metabolic syndrome. J Nutr. 2010 Nov;140(11):1937-42. doi: 10.3945/jn.110.126300. PubMed PMID: 20826632; PubMed Central PMCID: PMC3361016. http://jn.nutrition.org/cgi/pmidlookup?view=long&pmid=20826632
  15. Nishi S, Kendall CW, Gascoyne AM, Bazinet RP, Bashyam B, Lapsley KG, Augustin LS, Sievenpiper JL, Jenkins DJ. Effect of almond consumption on the serum fatty acid profile: a dose-response study. Br J Nutr. 2014 Oct 14;112(7):1137-46. doi: 10.1017/S0007114514001640. PubMed PMID: 25138064; PubMed Central PMCID: PMC4189119. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4189119/
  16. Salas-Salvadó J, Fernández-Ballart J, Ros E, Martínez-González MA, Fitó M, Estruch R, Corella D, Fiol M, Gómez-Gracia E, Arós F, Flores G, Lapetra J, Lamuela-Raventós R, Ruiz-Gutiérrez V, Bulló M, Basora J, Covas MI; PREDIMED Study Investigators. Effect of a Mediterranean diet supplemented with nuts on metabolic syndrome status: one-year results of the PREDIMED randomized trial. Arch Intern Med. 2008 Dec 8;168(22):2449-58. doi: 10.1001/archinte.168.22.2449. PubMed PMID: 19064829. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19064829
  17. Valenti L, Riso P, Mazzocchi A, Porrini M, Fargion S, Agostoni C. Dietary anthocyanins as nutritional therapy for nonalcoholic fatty liver disease. Oxid Med Cell Longev. 2013;2013:145421. doi: 10.1155/2013/145421. Review. PubMed PMID: 24282628; PubMed Central PMCID: PMC3824564. http://www.hindawi.com/journals/omcl/2013/145421/
  18. McCrea CE, West SG, Kris-Etherton PM, Lambert JD, Gaugler TL, Teeter DL, Sauder KA, Gu Y, Glisan SL, Skulas-Ray AC. Effects of culinary spices and psychological stress on postprandial lipemia and lipase activity: results of a randomized crossover study and in vitro experiments. J Transl Med. 2015 Jan 16;13(1):7. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 25592751. http://www.translational-medicine.com/content/13/1/7/abstract
  19. Dunn SL, Siu W, Freund J, Boutcher SH. The effect of a lifestyle intervention on metabolic health in young women. Diabetes Metab Syndr Obes. 2014 Sep 19;7:437-44. doi: 10.2147/DMSO.S67845. eCollection 2014. PubMed PMID: 25278771; PubMed Central PMCID: PMC4179401. http://www.dovepress.com/the-effect-of-a-lifestyle-intervention-on-metabolic-health-in-young-wo-peer-reviewed-article-DMSO
  20. Vitezova A, Zillikens C, van Herpt T, et al. Vitamin D status and metabolic syndrome in the elderly: the Rotterdam Study. Eur J Endocrinol. 2014 Dec 2. pii: EJE-14-0580. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 25468955. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25468955
  21. Kelishadi R, Salek S, Salek M, et al. Effects of vitamin D supplementation on insulin resistance and cardiometabolic risk factors in children with metabolic syndrome: a triple-masked controlled trial. J Pediatr (Rio J). 2014 Jan-Feb;90(1):28-34. doi: 10.1016/j.jped.2013.06.006. PubMed PMID: 24140383. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0021755713001770
  22. Belenchia AM, Tosh AK, Hillman LS, Peterson CA. Correcting vitamin D insufficiency improves insulin sensitivity in obese adolescents: a randomized controlled trial. Am J Clin Nutr. 2013 Apr;97(4):774-81. doi: 10.3945/ajcn.112.050013. PubMed PMID: 23407306. http://ajcn.nutrition.org/content/97/4/774.long
  23. Das UN. Magnesium Supplementation Reduces Metabolic Syndrome-How and Why? Arch Med Res. 2014 Oct 13. pii: S0188-4409(14)00215-X. doi: 10.1016/j.arcmed.2014.10.002. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 25444715. ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25444715
  24. Rodríguez-Moran M, Guerrero-Romero F. Oral magnesium supplementation improves the metabolic profile of metabolically obese, normal-weight individuals: a randomized double-blind placebo-controlled trial. Arch Med Res. 2014 Jul;45(5):388-93. doi: 10.1016/j.arcmed.2014.05.003. PubMed PMID: 24830937. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24830937
  25. Mooren FC, Krüger K, Völker K, et al. Oral magnesium supplementation reduces insulin resistance in non-diabetic subjects – a double-blind, placebo-controlled, randomized trial. Diabetes Obes Metab. 2011 Mar;13(3):281-4. doi: 10.1111/j.1463-1326.2010.01332.x. PubMed PMID: 21205110. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21205110
  26. Rondanelli M, Giacosa A, Opizzi A, et al. Beneficial effects of artichoke leaf extract supplementation on increasing HDL-cholesterol in subjects with primary mild hypercholesterolaemia: a double-blind, randomized, placebo-controlled trial. Int J Food Sci Nutr. 2013 Feb;64(1):7-15. doi: 10.3109/09637486.2012.700920. PubMed PMID: 22746542. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22746542
  27. Bundy R, Walker AF, Middleton RW, et al. Artichoke leaf extract (Cynara scolymus) reduces plasma cholesterol in otherwise healthy hypercholesterolemic adults: a randomized, double blind placebo controlled trial. Phytomedicine. 2008 Sep;15(9):668-75. doi: 10.1016/j.phymed.2008.03.001. PubMed PMID: 18424099. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18424099
  28. Lupattelli G, Marchesi S, Lombardini R, et al. Artichoke juice improves endothelial function in hyperlipemia. Life Sci. 2004 Dec 31;76(7):775-82. PubMed PMID: 15581909. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15581909

14 réflexions au sujet de « Statines : des médicaments controversés »

  1. Louis

    J’ai pris des statines déjà et ce fut un cauchemar (LIPITOR). Douleurs musculaires notamment dans les jambes. En suivant le régime décrit dans l’ouvrage THE ZONE de Barry Sears j’ai réglé mon problème de manière permanente. Une naturopathe nous avait donné à Granby une très bonne formation basée sur cet ouvrage, soit la bonne combinaison protéines-lipides-glucides. Les statines sont extrêmement payants pour l’industrie pharmaceutique.

    Répondre
  2. azimani mustapha

    CHER PROFESSEUR , je suis un retraite de la banque je suis vos recommandations car j ai confiance en vos paroles , mais ces nouvelles donnees je peux les contredire avec preuves vu mon interet a la nutrition et les regles sanitaires , les statines a usage ponctuel et au moment des douleurs du coeur sauvent un comprimé a 20 mg suffit sinon un deuxieme , apres avoir pris :
    un comprimé de magnesium 300 mg
    de la vitamine d3 1000 UI PAR JOUR
    2 GELULES D OMEGA 3
    UN COMPRIME DE LA VITAMINE C SANS SUCRE 1OOO mg
    et un cas de douleurs severes UN COMPRIME DE L ASPIRINE 500 mg . C EST EFFICACE SANS L AIDE DE PERSONNE

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Mustapha
      Merci Pour votre témoignage. Mais je ne vois pas de statine dans vos produits. Il est vrai que l’aspirine sauve des vie si elle prise au premier symptôme
      Santé!

      Répondre
  3. Lucie Montpetit

    Merci pour la justesse de ton propos Jean-Yves. Le problème est qu’on a un programme de remboursements des médicaments qui est très coûteux et qu’il n’y a pas de vérification par un tiers (chercheur indépendant) e la pertinence des médicaments soi-disant prophylactiques. Et la prise de tels médicaments si facile d,accès ne favorisent en rien les changements d’habitudes de vie nécessaires au maintien d’une bonne santé. Elle pollue aussi notre environnement et on en en retrouve des trace dans l’eau potable…

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Lucie
      Tout à fait. Le changement de diète et les activités physiques sont beaucoup efficaces mais ne payent que la personne qui le fait 🙂
      Santé!

      Répondre
  4. Lucie Montpetit

    Merci pour la justesse de ton propos Jean-Yves. Le problème est qu’on a un programme de remboursement des médicaments qui est très coûteux et qu’il n’y a pas de vérification par un tiers (chercheur indépendant) de la pertinence des médicaments soi-disant prophylactiques. Et la prise de tels médicaments si facile d’accès ne favorisent en rien les changements d’habitudes de vie nécessaires au maintien d’une bonne santé. Elle pollue aussi notre environnement et on en en retrouve des traces dans l’eau potable…

    Répondre
  5. marie

    que faire dans un cas d’hypercholestériémie familiale,chez un sujet mince, ayant déjà subit une angioplastie suite à des épisodes d’angine , qui a de bonnes habitudes de vie au niveau exercice et alimentation?

    Répondre
  6. Philippe C

    Lorsque je lis les argumentaires « contre » les statines, qui disent en résumé qu’elles ne servent strictement à rien, et que de plus le cholestérol n’est pas en cause (sauf maladie rare spécifique).
    En se basant sur l’accumulation de ces arguments, les personnes « contre » conclus à l’inutilité des statines en prévention primaire. Admettons cela un instant, en notant bien qu’on parle de prévention primaire, le cholestérol ne serait pas en cause, et la diminution des taux dans le sang ne diminue pas les fréquence des accidents cardiaques. Soit.
    J’aimerai comprendre alors pourquoi, selon les mêmes arguments, les mêmes personnes n’étendent pas leurs conclusions statines à la prévention secondaire ?

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Philippe
      Il y a 2 situations différentes. L’effet sur la prévention du second infarctus ne se base pas sur les mêmes mécanismes que la prévention du 1er. D’ailleurs, une analyse approfondie de la preuve qui supporterait la prévention primaire arrive à plus d’effet secondaire que de prévention.
      Par contre, l’effet anti-inflammatoire des statines (réduction de la CRP) après l’évènement cardiaque est documenté et utile.
      Santé!
      1. Stone NJ, Robinson JG, Lichtenstein AH, et al. 2013 ACC/AHA guideline on the treatment of blood cholesterol to reduce atherosclerotic cardiovascular risk in adults: a report of the American College of Cardiology/American Heart Association Task Force on Practice Guidelines. J Am Coll Cardiol. 2014;63(25 Pt B):2889-2934.
      2. Han BH, Sutin D, Williamson JD, et al; ALLHAT Collaborative Research Group. Effect of statin treatment vs usual care on primary cardiovascular prevention among older adults: the ALLHAT-LLT randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2017;177:955-965.
      3. Ridker PM, Lonn E, Paynter NP, Glynn R, Yusuf S. Primary prevention with statin therapy in the elderly: new meta-analyses from the contemporary JUPITER and HOPE-3 randomized trials. Circulation. 2017;135:1979-1981.

      Répondre
      1. Philippe

        Honnêtement, je n’ai pas eu la patience d’aller rechercher et lire les études que vous citez (auxquelles je ne comprendrai de toute façon rien).
        Si je comprend bien votre réponse, les statines en prévention secondaires sont utiles, mais pas pour les mêmes raisons principalement invoquées en prévention primaire. Il s’agirait après un infarctus de diminuer le taux de CRP. Savez-vous par quel moyens la surveillance de ce taux de CRP est généralement effectué dans les protocoles courants de suivi au long cours après un infarctus, ou si il est seulement surveillé ?

        Répondre
        1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

          Bonjour Philippe
          Le CRP, plus précisément hsCRP est une simple prise de sang. Oui ça se fait ou devrait se faire. De plus en plus considéré comme le marqueur le plus important en santé cardiovasculaire
          Santé!

          Répondre
          1. Philippe

            Merci pour vos réponses. De ma petite fenêtre, je vois que les prises de sang n’intéressent guère un cardiologue ou un généraliste qui, devant se couvrir tout azimuts devant le risque létal, n’ont pas l’intention de ne pas prescrire de statines quelque serait le résultat d’une analyse de sang. Si bien qu’on pourrait penser que des statines sont prescrites à vie à qui n’en aurait pas ou plus besoin, et que « pas grand chose » n’est fait pour démêler le vrai du faux, alors que ce ne sont malheureusement pas les patients ne prenant plus de statines (à cause des effets secondaires) qui manquent.

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