Phytoestrogènes: oui ou non?

Dans le domaine des suppléments alimentaires et de l’alimentation, il existe peu de sujets plus controversés que celui des phytoestrogènes. Chacun y va de sa théorie: l’un dira qu’ils aident à prévenir certains cancers; l’autre qu’ils aggravent, voire causent le cancer. Cet article a pour objectif de faire la lumière sur les diverses allégations et théories qui circulent au sujet des phytoestrogènes en se basant sur ce qui est actuellement démontré.

Qu’est-ce que c’est?

Les phytoestrogènes sont une série de molécules d’origine végétale (phyto) ayant plus ou moins d’affinité avec les récepteurs œstrogéniques du corps humain. Ces molécules sont omniprésentes dans le monde végétal. Elles suscitent l’intérêt des médias depuis que les femmes cherchent des alternatives aux hormones de synthèse et, surtout, depuis que des données épidémiologiques ont fait le lien entre la consommation de soya et la quasi-absence de symptômes de ménopause chez les femmes asiatiques, principalement au Japon.

Sources de phytoestrogènes

Les études scientifiques ont principalement porté sur le soya, mais la plupart des légumineuses contiennent des phytoestrogènes. Voici quelques aliments ou plantes sources de phytoestrogènes.(1)

  • Soya (Glycine max)
  • Trèfle rouge (Trifolium pratense)
  • Graine de lin (Linum usitatissimum)
  • Actée à grappe noire (Actea racemosa)
  • Houblon (Humulus lupulus)
  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
  • Carotte (Daucus carota)

L’impact œstrogénique des divers aliments sur la santé est fonction de plusieurs facteurs :

  • La puissance œstrogénique des molécules
  • La concentration de celles-ci
  • La synergie possible entre ces diverses molécules
  • La quantité de l’aliment consommé
  • La synergie possible de plusieurs aliments ou plantes médicinales
  • Le métabolisme et la flore intestinal de la personne

Tous ces facteurs peuvent expliquer la très grande variabilité d’effets des phytoestrogènes sur la personne. D’ailleurs, une bonne partie de la documentation controversée provient d’études in vitro (en milieu artificiel comme une éprouvette) effectuées sur une molécule isolée et non sur l’aliment complet.

Indications

Les bénéfices du soya alimentaire sont multiples. Il est utilisé pour soulager la ménopause, diminuer les facteurs de risque des maladies cardiaques ainsi que pour prévenir l’ostéoporose et certaines formes de cancer.

Ménopause

Soya

L’indication la plus populaire et la plus publicisée du soya est certes la diminution des symptômes reliés à la ménopause. Par contre, la ménopause n’est pas l’indication la mieux documentée. L’efficacité du soya à soulager les symptômes de ménopause est encore controversée.

Nous savons cependant que les suppléments riches en isoflavones (des phytoestrogènes que l’on retrouve entre autres dans le soya) sont plus efficaces pour les symptômes (bouffées de chaleur), alors que les aliments complets sont plus efficaces dans la prévention des complications (ostéoporose, cardiovasculaire).(2)

Trèfle rouge

Le trèfle rouge contient les mêmes isoflavones que le soya. Des études cliniques montrent un effet de réduction des symptômes de ménopause (3,4), une amélioration de la santé vaginale (5) et une réduction des symptômes d’anxiété et de dépression (6). De plus, le trèfle rouge serait bien toléré chez des femmes ayant eu un cancer du sein.(7)

Interaction entre phytoestrogènes et estrogènes?

Plusieurs auteurs mentionnent une interaction potentielle entre les isoflavones et les estrogènes. Selon ces auteurs, les isoflavones pourraient provoquer une augmentation excessive de l’effet estrogénique. Cette interaction théorique ne semble pas valide puisque le phytoestrogène le plus puissant (la génistéine) possède, en réalité, 0,1% de la puissance de l’estradiol.(8)

Ostéoporose

La consommation régulière de soya semble être associée à une densité osseuse accrue dans la hanche et la colonne vertébrale. Cette augmentation n’est toutefois notée que chez les femmes en période de post-ménopause et non en pré-ménopause.(9) Le soya semble également prévenir la résorption osseuse.(10)

Cardiovasculaire

L’indication la plus étayée pour le soya et les légumineuses est la prévention et le contrôle des facteurs de risque de la maladie cardiaque. La grande majorité des données cliniques démontrent un effet de réduction du cholestérol total et du cholestérol LDL (mauvais cholestérol) et d’augmentation du cholestérol HDL (bon cholestérol). Ces résultats proviennent d’études cliniques effectuées tant sur des hommes que des femmes.(11-13)

Soya et hommes

Un clin d’œil aux mâles de notre société est utile pour mieux comprendre les effets de la consommation de soya. En effet, si les phytoestrogènes étaient bel et bien des œstrogènes au même titre que l’estradiol, leurs effets sur les hormones et la fertilité des hommes seraient fort redoutables. Cependant, la consommation de soya ne semble pas causer d’effet néfaste chez les hommes. Dans une étude, aucun effet négatif n’a été rapporté, ni sur les taux d’hormones, ni sur la qualité du liquide séminal, malgré des doses élevées (jusqu’à 70mg d’isoflavones de soya par jour).(14)

Au niveau épidémiologique, les Japonais souffrent moins du cancer de la prostate que les Nord-Américains. La prévalence par 100,000 hommes est de 24,8 pour les Canadiens, 27,5 pour les Américains et seulement 7 pour les Japonais.(15) Une fois encore, le soya est mis en cause. Il aurait un effet chémoprotecteur via une activité hormonale (16) et il inhiberait partiellement l’enzyme qui transforme la testostérone en une hormone plus puissante (la dihydrotestostérone ou DHT) au niveau des cellules de la prostate (17).

Cancer

Le point focal de la controverse entourant les phytoestrogènes est bien la sécurité de ces produits chez les personnes avec un historique de cancer. Une question revient constamment : le soya peut-il accroitre le risque de cancer du sein ?

Le soya et ses isoflavones ne sont pas contrindiqués en cancer.(18) D’ailleurs, la consommation de 65 à 132 mg d’isoflavones de soya augmente la concentration d’un métabolite protecteur contre le cancer (le 2-hydroxyestrone).(19)

À ce jour, la très grande majorité des études épidémiologiques et cliniques démontrent que la consommation de soya a un effet préventif sur le cancer, notamment sur les cancers du sein et du côlon. L’effet préventif du soya se manifeste avant la ménopause. Aucune étude n’a démontré d’effet préventif notable après la ménopause.(20,21)

La consommation de soya alimentaire semble réduire le taux d’hormones circulantes, ce qui pourrait expliquer pourquoi le soya alimentaire aurait un effet préventif du cancer plus marqué chez les femmes pré-ménopausées que chez les femmes post-ménopausées. Cet effet serait attribuable aux isoflavones ainsi qu’à d’autres composés du soya, comme les fibres et les protéines.(22) Effectivement, le soya alimentaire est beaucoup plus complexe que la somme de ses isoflavones isolées.(23)

Il faut noter au passage que la consommation moyenne de soya chez les femmes nord-américaines correspond à environ 3 mg par jour d’isoflavones alors qu’elle se situe entre 15 et 30 mg par jour chez les femmes asiatiques. Ceci étant dit, l’étude Bay Area Breast Cancer Study n’a pas trouvé de lien entre la consommation de soya et une augmentation de l’incidence de cancer du sein chez les femmes californiennes.(24) Dans la même région, des chercheurs ont montré un lien entre la consommation de soya et la diminution du risque de cancer de la thyroïde.(25)

D’autres chercheurs ont orienté leur travail sur les cancers du tractus urinaire. Dans ces cas, le soya semble avoir un effet préventif en augmentant l’apoptose (mort programmée des cellules) et en altérant l’angiogenèse (processus de formation des vaisseaux sanguins).(26,27)

Mécanisme d’action des isoflavones

Plusieurs mécanismes d’action possibles peuvent expliquer les effets des isoflavones. Il est important de noter que beaucoup d’études ont porté sur la consommation d’aliments à base de soya plutôt que sur des isoflavones purifiées. Les mécanismes d’action comprennent :

  • Inhibition de l’enzyme protéine tyrosine kinase (PTK)
  • Liaison avec les récepteurs à œstrogène (16)
  • Inhibition de production de radicaux libres d’oxygène (28)
  • Induction de l’apoptose par bris des segments d’ADN (16)
  • Inhibition de l’angiogénèse (29)
  • Modulation des protéines transporteuses de stéroïdes (sex steroid binding protein) (30)
  • Inhibition de l’enzyme 5-alpha-réductase (17)
  • Inhibition de la sulfatation par la phenolsulfotransferase (PST) de forme P (31)
  • Inhibition de la formation de thrombine et de l’activation des plaquettes (32)
  • Augmentation de l’activité des récepteurs à LDL (33)

Graine de lin

La documentation scientifique sur la graine de lin est nettement moins abondante que celle sur le soya.

La graine de lin ne contient pas les mêmes phytoestrogènes que le soya. Ses lignanes ont des effets bénéfiques sur le métabolisme hormonal et diminuent le risque de cancers hormonodépendants.(34) La graine de lin est également utile en prévention des maladies cardiovasculaires et du syndrome métabolique (diabète, etc.). De plus, le lin fournit des acides gras essentiels de type omégas 3 et des fibres solubles. La consommation de graine de lin moulue améliore par ailleurs le profil lipidique.(35) Il est également bon de savoir que ses effets bénéfiques ne sont pas altérés par la cuisson dans les aliments comme le pain.(36) En bref, la graine de lin est un aliment intéressant comme préventif du cancer et de la maladie cardiaque.

Conclusion

Quoique les études aient surtout porté sur le soya et ses isoflavones, les phytoestrogènes se retrouvent dans plusieurs aliments. Les bénéfices des aliments contenant ces molécules sont indéniables et aucun risque pour la santé n’a été démontré. De plus, une méta-analyse regroupant de nombreuses études cliniques arrive à la conclusion que les phytoestrogènes n’aggravent pas les cancers hormonodépendants.(37)

Lisez aussi :

Références

  1. Phytochemical Database, USDA – ARS – NGRL, Beltsville Agricultural Research Center, Beltsville, Maryland (accès fév. 2002) James A. Duke
  2. North American Menopause Society. The role of soy isoflavones in menopausal health: report of The North American Menopause Society/Wulf H. Utian Translational Science Symposium in Chicago, IL (October 2010). Menopause. 2011 Jul;18(7):732-53. doi: 10.1097/gme.0b013e31821fc8e0. PubMed PMID: 21685820. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21685820
  3. Lipovac M, Chedraui P, Gruenhut C, et al. The effect of red clover isoflavone supplementation over vasomotor and menopausal symptoms in postmenopausal women. Gynecol Endocrinol. 2012 Mar;28(3):203-7. doi: 10.3109/09513590.2011.593671. PubMed PMID: 21870906. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21870906
  4. Shakeri F, Taavoni S, Goushegir A, Haghani H. Effectiveness of red clover in alleviating menopausal symptoms: a 12-week randomized, controlled trial. Climacteric. 2015 Aug;18(4):568-73. doi: 10.3109/13697137.2014.999660. PubMed PMID: 25581426. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25581426
  5. Chedraui P, Hidalgo L, San Miguel G, et al. Red clover extract (MF11RCE) supplementation and postmenopausal vaginal and sexual health. Int J Gynaecol Obstet. 2006 Dec;95(3):296-7. PubMed PMID: 17007858. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17007858
  6. Lipovac M, Chedraui P, Gruenhut C, et al. Improvement of postmenopausal depressive and anxiety symptoms after treatment with isoflavones derived from red clover extracts. Maturitas. 2010 Mar;65(3):258-61. doi: 10.1016/j.maturitas.2009.10.014. PubMed PMID: 19948385. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19948385
  7. Powles TJ, Howell A, Evans DG, et al. Red clover isoflavones are safe and well tolerated in women with a family history of breast cancer. Menopause 2008 Mar;14(1):6-12. doi: 10.1258/mi.2007.007033. PubMed PMID: 18380954. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18380954
  8. Knight DC, Eden JA. A review of the clinical effect of phytoestrogens. Obstet Gynecol. 1996;87:897-904.
  9. Mei J, Yeung SS, Kung AW. High dietary phytoestrogen intake is associated with higher bone mineral density in postmenopausal but not premenopausal women. J Clin Endocrinol Metab 2001 Nov;86(11):5217-21.
  10. Viereck V, Grundker C, Blaschke S et al. Phytoestrogen genistein stimulates the production of osteoprotegerin by human trabecular osteoblasts. J Cell Biochem 2002;84(4):725-735.
  11. Scheiber MD, Liu JH, Subbiah MT et al. Dietary inclusion of whole soy foods results in significant reductions in clinical risk factors for osteoporosis and cardiovascular disease in normal postmenopausal women. Menopause 2001 Sep-Oct;8(5):384-92.
  12. de Kleijn MJ, van Der Schouw YT, Wilson PW et al. Dietary Intake of Phytoestrogens Is Associated with a Favorable Metabolic Cardiovascular Risk Profile in Postmenopausal U.S. Women: The Framingham Study. J Nutr 2002 Feb;132(2):276-282.
  13. Anderson JW, Johnstone BM, Cook-Newell ME. Meta-analysis of the effects of soy protein intake on serum lipids. N Engl J Med. 1995; 333:276-82.
  14. Kurzer MS. Hormonal effects of soy in premenopausal women and men. J Nutr 2002 Mar;132(3):570S-3S.
  15. cancer.org (accès juin 2002)
  16. Barnes S, Peterson TG, Coward L. Rationale for the use of genistein-containing soy matrices in chemoprevention trials for breast and prostate cancer. J Cell Biochem Suppl 1995;22:181-187.
  17. Evans BA, Griffiths K, Morton MS. Inhibition of 5 alpha-reductase in genital skin fibroblasts and prostate tissue by dietary lignans and isoflavonoids. J Endocrinol 1995;147:295-302.
  18. Fritz H, Seely D, Flower G, et al. Soy, red clover, and isoflavones and breast cancer: a systematic review. PLoS One. 2013 Nov 28;8(11):e81968. doi: 10.1371/journal.pone.0081968. eCollection 2013. Review. PubMed PMID: 24312387; PubMed Central PMCID: PMC3842968. http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0081968
  19. Xu X, Duncan AM, Wangen KE et al. Soy consumption alters endogenous estrogen metabolism in postmenopausal women. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2000 Aug;9(8):781-6. PubMed PMID: 10952094. http://cebp.aacrjournals.org/content/9/8/781.long
  20. Trock, B., Butler, W., Clarke, R. & Hilakivi-Clarke, L. (2000) Meta-analysis of soy intake and breast cancer risk. Nutr. 130:690S-691S.
  21. Chie, W. C., Lee, W. C., Li, C. Y., Huang, C. S., Chang, K. J. & Lin, R. S. (1997) Soybean products, vegetable and fruit and breast cancer risk in Taiwan. Breast Cancer Res. 46:80.
  22. Lu LJ, Anderson KE, Grady JJ et al. Decreased ovarian hormones during a soya diet: implications for breast cancer prevention. Cancer Res 2000 Aug 1;60(15):4112-21.
  23. Wan XS, Lu LJ, Anderson KE et al. Urinary excretion of Bowman-Birk inhibitor in humans after soy consumption as determined by a monoclonal antibody-based immunoassay. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2000 Jul;9(7):741-7.
  24. Horn-Ross PL, John EM, Lee M et al. Phytoestrogen consumption and breast Cancer Risk in a Multiethnic Population. The Bay Area Breast Cancer Study. Am J Epidemiol 2001;154(5) : 434-441.
  25. Horn-Ross PL, Hoggatt KJ, Lee MM. Phytoestrogens and thyroid cancer risk: the san francisco bay area thyroid cancer study. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2002 Jan;11(1):43-9.
  26. Su SJ, Yeh TM, Lei HY, Chow NH et al. The potential of soybean foods as a chemoprevention approach for human urinary tract cancer. Clin Cancer Res 2000 Jan;6(1):230-6.
  27. Zhou JR, Mukherjee P, Gugger ET, Tanaka T, Blackburn GL, Clinton SK. Inhibition of murine bladder tumorigenesis by soy isoflavones via alterations in the cell cycle, apoptosis, and angiogenesis. Cancer Res 1998;58:5231–8.
  28. Wei H, Bowen R, Cai Q, et al. Antioxidant and antipromotional effects of the soybean isoflavone genistein. Proc Soc Exp Biol Med 1995;208:124-130.
  29. Fotsis T, Pepper M, Adlercreutz H, et al. Genistein, a dietary-derived inhibitor of in vitro angiogenesis. Proc Natl Acad Sci U S A 1993;90:2690-2694.
  30. Martin ME, Haourigui M, Pelissero C, et al. Interactions between phytoestrogens and human sex steroid binding protein. Life Sci 1996;58:429-436.
  31. Eaton EA, Walle UK, Lewis AJ, et al. Flavonoids, potent inhibitors of the human P-form phenolsulfotransferase. Potential role in drug metabolism and chemoprevention. Drug Metab Dispos 1996;24:232-237.
  32. Wilcox JN, Blumenthal BF. Thrombotic mechanisms in atherosclerosis: potential impact of soy proteins. J Nutr 1995;125:631S-638S.
  33. Potter SM. Soy protein and serum lipids. Curr Opin Lipidol 1996;7:260-264.
  34. Azrad M, Vollmer RT, Madden J, et al. Flaxseed-derived enterolactone is inversely associated with tumor cell proliferation in men with localized prostate cancer. J Med Food. 2013 Apr;16(4):357-60. doi: 10.1089/jmf.2012.0159. PubMed PMID: 23566060; PubMed Central PMCID: PMC3624628. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3624628/
  35. Lucas EA, Wild RD, Hammond LJ et al. Flaxseed improves lipid profile without altering biomarkers of bone metabolism in postmenopausal women. J Clin Endocrinol Metab 2002 Apr;87(4):1527-32
  36. Tarpila S, Aro A, Salminen I et al. The effect of flaxseed supplementation in processed foods on serum fatty acids and enterolactone. Eur J Clin Nutr 2002 Feb;56(2):157-65.
  37. Tempfer CB, Froese G, Heinze G, et al. Side effects of phytoestrogens: a meta-analysis of randomized trials. Am J Med. 2009 Oct;122(10):939-46. PMID: 19786161. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19786161

27 réflexions au sujet de « Phytoestrogènes: oui ou non? »

  1. Jean Marc Doyon

    Salut Jean-Yves

    Excellent document … Personnellement je crois , somme toute , que le soya est un aliment santé … Il l’est d’autant plus qu’il est fermenté par des techniques traditionnelles …

    Jean Marc

    Répondre
  2. Catherine Poirier

    Bonjour jean-Yves,

    Losqu’on prend de la levothyroxine pour hypothyroïdie, j’ai entendu dire qu’il faut eviter le soya.

    Qu’en pensez-vous?

    Merci beaucoup,

    Catherine P.

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Catherine
      Les hautes doses régulières oui. Même chose pour la famille des choux, crus.
      Ils contiennent des molécules qui inhibe votre capacité à utiliser l’hormone thyoïdienne. On parle d’effet goitrigène. Par contre, même si c’est vrai, l’effet n’apparait qu’à haute de dose (plusieurs portions par jour).
      Une fois de temps en temps, pas de problème
      Assurez-vous d’avoir un apport en iode suffisant.
      Santé!

      Répondre
  3. Elisabeth Fiquet

    Bonjour Jean-Yves,
    Pouvez-vous nous donner la prévalence du cancer du sein chez les canadiennes, les américaines et les japonaises?
    Merci d’avance.
    Elisabeth

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Élisabeth
      selon Forouzanfar MH, Foreman KJ, Delossantos AM, Lozano R, Lopez AD, Murray CJ, Naghavi M. Breast and cervical cancer in 187 countries between 1980 and 2010: a systematic analysis. Lancet. 2011 Oct 22;378(9801):1461-84. doi: 10.1016/S0140-6736(11)61351-2. Review. PubMed PMID: 21924486. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21924486
      L’incidence de cancer du sein est environ :
      Canada 10 à 11%
      USA > 11%
      Japon 5 à 6%
      Chine <3%
      Si vous communiquez avec moi, je pourrai vous transmettre le document. La boite au question ne me le permet pas.
      Santé!

      Répondre
  4. Josette Mossa

    Bonjour,

    J’ai lu votre article sur le soya. Je prends des hormones bio-identiques à base de soya depuis 1997. J’ai eu dernièrement des problèmes de menstruations pendant 25 jours. J’ai dû arrêter de prendre ces hormones. J’ai 68 ans. Je souffre maintenant de chaleurs. J’en ai à chaque heure. Je ne dors presque plus. J’essaie de prendre des produits naturels. Mais ça ne marche pas vraiment. Ça fait depuis le 18 décembre 2015 que j’ai arrêté mes hormones. On me dit que c’est mieux que les hormones chimiques. Je crois que je vais reprendre mes hormones bio-identiques. Mon médecin (aussi naturopathe) va les baisser au minimum. J’ai peur d’avoir des menstruations à nouveau. Qu’en pensez-vous? Merci pour votre réponse et votre aide.

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Josette
      je comprends qu’à votre âge vous ne vouliez plus de menstruations… vous avez assez donné !
      Suggestion : la sauge aide beaucoup sans avoir d’effet hormonal. Soit en extrait comme le produit Ménopause de A Vogel (Bioforce) ou simplement la tisane 1 à 3 fois par jour.
      Les hormones bio-identiques surtout si elles sont topiques (application cutanée) ne sont pas risquée. Si elles sont prises tous les jours sans arrêt et que vous prenez à la fois estrogène et progestérone, alors le risque de menstruation est minime.
      Santé!

      Répondre
      1. Josette Mossa

        Merci beaucoup pour votre attention à me répondre. Ça m’aide énormément et me donne confiance. J’ai quand même oublié de vous dire que j’ai plusieurs fibromes mais mon médecin me fait passer une écographie tous les ans même si mes fibromes sont stables. Je lis vos infolettres avec un grand plaisir.

        Répondre
        1. Catherine Poirier

          Bonjour Madame Mossa,

          J’ai 64 ans, je prends des hormones bio-identiques en continu depuis 5 ans. Tout va bien sauf que recemment j’ai vecu des episodes de saignements uterins.

          Mon medecin traitant m’a explique que ces saignements proviennent souvent d’un debalancement hormonal et qu’il s’agit souvent de reajuster les doses pour equilibrer le tout et ne plus avoir de saignements mais encore faut-il voir où se situe ce desequilibre?!
          Votre medecin vous a-t-il propose un dosage sanguin?
          Avant de vous prescrire les doses d’hormones dont vous avez besoin, le dosage sanguin est tout indique pour voir où se situe le desequilibre car il ne suffit pas de baisser au minimum les hormones pour regler ce problème mais de RETABLIR l’equilibre entre les hormones.
          L’equilibre, je vous le repète est primordial pour se sentir bien et ne plus subir de saignements à 68 ans comme l’a ecrit Monsieur Dionne, « vous avez assez donne »!

          En ce qui me concerne, mon dernier bilan hormonal a revele un deficit en progesterone. Il a suffi que j’augmente à 200 mg ma dose de Prometrium (Utrogestan en France) pour ne plus avoir de saignements uterins.

          J’imagine que votre medecin tient compte de vos fibromes aussi qui peuvent occasionner des saignements, en ce cas il me semble que la progesterone est tout indiquee pour les stabiliser …

          Répondre
  5. Jean-Pierre

    Bonjour M Dionne,

    Merci pour cet article complet tout en étant vulgarisé qui nous permet de faire le tour du sujet en quelques minutes. Comme je suis un bon consommateur de tofu, de lait de soya et de graines de lin, je suis rassuré par votre article, par tous les effets bénéfiques de ces aliments et surtout par l’absence d’effets négatifs pour les hommes … 🙂

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Jean-Pierre
      Les magasines « pour hommes » colportent beaucoup de trucs à propos du soya. Par exemple que la consommation de lait de soya donnerait de la gynécomastie… (des seins chez l’homme).
      Sachez que non seulement, le soya ne donne pas ça mais le taux de sucre à lui seul peut perturber les hormones suffisamment pour causer cet effet…sans parler des plastiques et autres perturbateurs hormonaux.
      Faites simplement attention de manger du soya bio et de varier vos sources de protéines
      Santé!

      Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Odette
      je fais partie de ceux qui ne sont pas des « fans » du trèfle rouge comme source de phytoestrogène.
      Santé!

      Répondre
  6. France Lamoureux

    Je me demandais s’il n’était pas mieux de consommer du soya biologique ? J’ai souvent lu que le soya OGM n’est pas recommandé.
    France

    Répondre
  7. Alexis

    Bonjour Jean Yves,

    Je suis étudiant en Pharma en France et je dois dire que j’aime beaucoup vos articles. Très bien expliqués, ni trop compliqués ni pas assez, c’est top!

    merci ! et comme vous le dites si bien .. Santé!

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour « Maintenance »
      Il y en a dans la majorité des végétaux. les légumineuses, les graines de lin et de sésames sont les sources les plus intéressantes. les hommes et les femmes en mangent depuis le début de l’histoire
      Santé!

      Répondre
  8. Durand

    Bonjour,
    Étant atteinte d’endométriose, j’ai lu votre article avec beaucoup d’intérêt. Si je comprends bien, j’ai donc tort d’éviter le soja et je ferai même bien d’en consommer pour ses effets préventifs?

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Durand
      Je ne sais pas si le soya aura véritablement un effet préventif des douleurs mais il ne les aggravera pas.
      Santé!

      Répondre
  9. acanthe

    Bonjour,
    Le soja / tofu provoque t il un risque veineux ? Je suis vegetarienne depuis longtemps et j’en consomme régulièrement. Or, on m’a récemment diagnostiqué une anémie, et j’ai vu une médecin nutritionniste qui m’a dit de ne pas trop en consommer car il y avait une incertitude quant au risque de cancer du sein à cause des phytooestrogenes.
    Or, j’ai un facteur 5 de leyden et les oestrogenes me sont formellement contre indiqué (contraception).
    Je n’ai jamais eu aucun problème de circulation, mais du coup est ce que je dois totalement virer le lait /steak de soja de mon alimentation ?
    Merci.

    Répondre
    1. Jean-Yves Dionne Auteur de l’article

      Bonjour Acanthe
      Pas diu tout, l’alimentation végétarienne, tofu et légumineuses incluses, a un effet protecteur contre le cancer du sein et les cancers hormonodépendants. L’incertitude vient de quelques études chez des rongeurs… ils ont un métabolisme des phytoestrogènes complètement différent de nous.
      Pour le risque veineux, pas à ma connaissance. D’ailleurs, le soya est connu pour protéger le système cardiovasculaire.
      Santé!

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