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Diminuer les effets négatifs du stress (2è partie)

Voici cette suite tant attendue :-) (voir Diminuer les effets négatifs du stress - 1ère partie): d’autres adaptogènes pour nous énergiser et nous aider à faire face à la musique!

Éleutherocoque

L’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus), aussi appelé ginseng de Sibérie, est proche parent des ginsengs. Ses principes actifs sont appelés éleuthérosides (on s’en serait douté). Cet adaptogène se retrouve dans la pharmacopée chinoise, mais ce sont les Russes qui l’ont étudié à fond, d’où le nom ginseng sibérien. L’éleuthérocoque est un adaptogène au sens propre. Son effet stimulant est moins important que celui du ginseng chinois, mais son effet sur l’endurance et la résistance au stress est remarquable. Comme il est moins chaud que les panax (les vrais ginsengs – voir Diminuer les effets négatifs du stress -1ère partie), il est tout à fait indiqué pour les femmes. Ses effets secondaires sont à peu près inexistants. Selon les sources, le dosage recommandé varie de 500mg à 10g par jour.

Suma

Le suma (Pfaffia paniculata) ou ginseng du Brésil est une plante de l’Amazonie qui présente aussi des vertus stimulantes et adaptogènes. Ses principes actifs, comme ceux des ginsengs, sont des saponines. Le suma aurait un certain effet anabolisant, c’est-à-dire qu’il augmenterait la masse musculaire. La médecine traditionnelle amazonienne lui reconnaît toutes sortes de vertus: depuis un effet tonique pour les systèmes nerveux et cardiaque jusqu’au traitement des problèmes hormonaux et sexuels, en passant par le traitement des problèmes gastriques et des rhumatismes. Ici, en Amérique du Nord, on lui reconnaît des vertus toniques, adaptogènes et régénératrices. Le dosage recommandé varie de 500mg de racine séchée 2 fois par jour à 500mg par 18kg (40lbs) de poids corporel divisé en 2 doses par jour.

Dong quai

Le dong quai (Angelica polymorpha sinensis) ou ginseng des femmes n’est pas apparenté au ginseng. En fait, le dong quai est une de ces plantes qui, une fois sortie de son contexte d’origine, perd beaucoup dans la compréhension. En médecine chinoise, le dong quai est reconnu comme un tonique du sang et de la rate. Pour nous, occidentaux, cela signifie qu’il a un effet bénéfique dans certains cas d’anémie.

Le dong quai a un effet antispasmodique et vasodilatateur bien documenté. Son effet antispasmodique pourrait être intéressant pour les crampes menstruelles douloureuses et aussi procurer un certain soulagement pour les bouffées de chaleur de la ménopause. Par contre, en médecine chinoise, il n’a jamais été utilisé seul, et jamais pour des troubles hormonaux. Son usage, seul, pour la ménopause, n’est d’ailleurs pas démontré. On le retrouve par contre dans certaines formules complexes pour la ménopause.

Un des principes actifs du dong quai, le osthol, a un effet stimulant reconnu: le dong quai peut donc aider à diminuer la sensation de fatigue. Le dosage suggéré varie entre 3 et 12g de racine fraîche par jour.

Maca

Le maca (Lepdium meyenii) fait partie de la famille des radis et des choux (crucifères). La documentation est plutôt maigre à son sujet. Le maca a des vertus nutritionnelles incontestables, particulièrement pour les régions pauvres d’où il provient. Tout comme les ginsengs, il contient des principes actifs qui lui confèrent des effets énergisants. On l’utilise comme aliment autant pour les humains que les animaux. Chez les animaux, on sait que le maca augmente la capacité de reproduction de façon importante. Le dosage idéal n’est pas décrit. Habituellement, on retrouve des capsules de 500 mg sur le marché. Comme il s’agit d’abord d’un aliment, le dosage peut être très variable.

Un dernier détail important

Pour tous ces produits à base de plantes exotiques, il est primordial de vérifier la qualité. Une étude américaine faite par le Colgan Institute a analysé 80 produits de ginseng dont plus de la moitié ne contenaient pas ou fort peu de ginsénosides. Cela démontre bien qu’un nom sur une étiquette ne garantit pas que vous obtiendrez les bénéfices escomptés. Depuis l’avènement de la loi canadienne sur les produits de santé naturels, les produits canadiens possédant leur NPN (numéro de produit naturel) sont soumis à un contrôle plus rigoureux. Ils devraient donc, en principe, contenir ce que revendique l’étiquette. Il est toujours bon, peu importe le produit recherché, de se fier à la réputation d’une compagnie et à ses bonnes pratiques manufacturières.

Références:

1. Blumenthal et al, 1998, The Complete German Commission E Monographs. American Botanical Council ed. USA.

2. DerMarderosian et al, 1999, The Review of Natural Products, Facts and Comparison publishing group. USA.

3. M. Provost, 1995, Notes de cours Plantes Médicinales, L’École Buissonière ed. Qc.

4. Guillaume et Mach-Chieu, 1987, Pharmcopée et Médecine Traditionnelle Chinoise. Éditions DésIris. France.

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